Trump défend son mur au Mexique

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Le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, serre la main du candidat républicain Donald Trump lors d'une conférence de presse conjointe à México.

AP, Marco Ugarte

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Agence France-Presse
Mexico

Donald Trump a réaffirmé mercredi à México le droit des États-Unis de «construire un mur» à leur frontière, lors d'une rencontre controversée avec le président mexicain qui a signifié au candidat républicain à la Maison-Blanche son refus de payer pour édifier ce mur.

Jouant l'apaisement, Donald Trump a adopté un ton policé, vantant les qualités de l'«incroyable» peuple mexicain, tout en se gardant de revenir sur sa principale promesse de campagne : la construction d'un mur pour tenir à distance les problèmes de son voisin du sud.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a toutefois réitéré sur Twitter son refus de régler la facture de son éventuelle construction. «Au début de la conversation avec Donald Trump, j'ai indiqué clairement que le Mexique ne paierait pas pour le mur», a-t-il écrit.

Lors de cette visite éclair de trois heures, M. Trump a surtout tenté de convaincre les électeurs américains de sa stature d'homme d'État. Il a également essayé de les persuader du bien-fondé de sa proposition en matière de lutte contre l'immigration illégale et les trafics de drogue ou d'armes, tout en assurant que les États-Unis avaient le droit de «construire un mur».

«L'immigration illégale est un problème pour le Mexique ainsi que pour nous», s'est-il justifié. «Les drogues sont un problème terrible pour le Mexique comme pour nous. Ce n'est pas une rue à sens unique», a noté M. Trump. Le président mexicain a de son côté souligné la nécessité pour eux de travailler ensemble pour avoir une frontière «plus sûre et efficace», mais a insisté sur l'importance d'empêcher les flux d'armes et d'argent en provenance des États-Unis qui alimentent les organisations criminelles implantées plus au sud.

«Beaucoup de vies pourraient être sauvées des deux côtés de la frontière», a-t-il rappelé.

Dans un communiqué, l'équipe de campagne de M. Trump a qualifié la rencontre de «discussion» et «non de négociation».

Le milliardaire américain a quitté México vers 16h locales.

Cette visite-surprise a suscité de nombreuses critiques dans les médias mexicains et sur les réseaux sociaux depuis son annonce mardi soir par les deux hommes, qui jusqu'alors s'étaient affrontés à distance avant de se tendre la main.

Ce Mexicain avait un message on ne peut... (AFP, Alejandro Ayala) - image 2.0

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Ce Mexicain avait un message on ne peut plus clair pour Donald Trump.

AFP, Alejandro Ayala

«Nous ne voulons pas de lui»

«Nous ne l'aimons pas, nous ne voulons pas de lui», avait déclaré l'ancien président mexicain Vicente Fox sur CNN, «au nom des quelque 130 millions de Mexicains».

La rivale démocrate de M. Trump, Hillary Clinton, avait raillé de son côté la «séance photo» de son adversaire.

À l'issue de la visite, les commentaires n'ont pas été plus tendres pour le président mexicain, dont la cote de popularité est au plus bas dans les sondages.

«Voici la phrase qui résume la visite de Trump à México : "Humiliation à domicile"», a microblogué la chroniqueuse Denise Dresser après la visite.

«J'ai honte de voir un président aussi soumis», a commenté de son côté le professeur et militant des droits de l'homme Sergio Aguayo.

Record d'impopularité pour Hillary 

Hillary Clinton reste tout de même en tête des... (AP, Andrew Harnik) - image 4.0

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Hillary Clinton reste tout de même en tête des sondages pour l'élection présidentielle de novembre.

AP, Andrew Harnik

Hillary Clinton a atteint son record d'impopularité, désormais presque aussi détestée que Donald Trump par les électeurs américains, selon un nouveau sondage publié mercredi.

Même si elle reste en tête des sondages pour l'élection présidentielle de novembre, la candidate démocrate, critiquée pour l'affaire de ses courriels et ses liens avec la Fondation Clinton, recueille 59 % d'opinions défavorables chez les électeurs inscrits, contre 60 % pour son rival républicain, selon ce sondage Washington Post-ABC News.

Elle est à 38 % d'opinions favorables, Trump à 37 %.

Sur l'ensemble de la population adulte américaine, Mme Clinton recueille 56 % d'opinions défavorables et 41 % d'opinions favorables. C'est une chute de six points en trois semaines, et le pire résultat pour elle en 25 ans de vie publique.

Maigre consolation, Donald Trump fait encore pire, depuis longtemps le plus détesté des deux : 63 % d'opinions défavorables et 35 % d'opinions favorables. Mais il faisait pire en juin (70 %-29 %).

Mme Clinton et M. Trump sont historiquement les candidats à la présidence les plus impopulaires : avant eux, cet honneur revenait à George H.W. Bush, avec 53 % d'opinions défavorables en 1992 dans un sondage Washington Post-ABC News.

Après la convention démocrate, Mme Clinton était montée brièvement à 48 % d'opinions favorables, mais la question de la gestion de ses courriels quand elle était secrétaire d'État, et celles autour de la Fondation Clinton, régulièrement accusée de corruption par Donald Trump, ont eu raison de ce rebond.

Préoccupant pour Hillary Clinton, ses chiffres baissent auprès de groupes qui lui étaient très favorables : chez les femmes, elle est passée de 54 % à 45 % d'opinions favorables, et chez les hispaniques de 71 % à 55 %, selon ce sondage.

À 68 jours de l'élection présidentielle, elle reste 5 points devant Donald Trump à 42 % des intentions de vote contre 37 %, selon une moyenne des sondages établie par Real Clear Politics.

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