Mélodrame avant le vote décisif sur Rousseff

Des citoyens opposés à la présidente suspendue, Dilma... (AFP, Evaristo Sa)

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Des citoyens opposés à la présidente suspendue, Dilma Rousseff, manifestent devant le Congrès national à Brasilia.

AFP, Evaristo Sa

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Agence France-Presse
Brasilia

Larmes, cris, références à Dieu : le procès en destitution de la présidente du Brésil Dilma Rousseff a pris une tournure théâtrale mardi au Sénat, avant un vote historique mercredi qui devrait mettre fin à 13 ans de gauche dans le pays.

Au cinquième jour de ce procès, ni l'avocat de la défense ni celle de l'accusation n'ont pu retenir leurs larmes en évoquant la dure bataille politique durant depuis des mois entre pro et antidestitution.

Le motif officiel de cette destitution annoncée? Le maquillage des comptes publics pour camoufler l'ampleur du déficit, via un tour de passe-passe faisant incomber certains frais à des banques publiques, et l'approbation de trois décrets engageant des dépenses sans le feu vert du Parlement.

En réalité, Dilma Rousseff est attaquée «pour avoir osé remporter une élection qui contrariait les intérêts de ceux qui voulaient changer le cap du pays et ne pas avoir empêché la poursuite des enquêtes sur la corruption au Brésil», a affirmé l'ex-ministre de la Justice José Eduardo Cardozo, défendant la première femme élue à la tête du Brésil en 2010.

L'avocate de l'accusation Janaina Paschoal a elle assuré que Mme Rousseff avait commis des «crimes de responsabilité» en maquillant les comptes pour minimiser la crise historique frappant la première économie d'Amérique latine.

«Remède constitutionnel»

«La destitution est un remède constitutionnel auquel nous devons recourir quand la situation devient particulièrement grave et c'est ce qui s'est passé», a-t-elle dit, n'hésitant pas à invoquer Dieu dans sa plaidoirie.

«C'est Dieu qui a fait en sorte que plusieurs personnes en même temps se soient aperçu de ce qui se passait dans le pays.»

Elle a conclu en larmes en demandant pardon pour «la souffrance» qu'elle a causée à Mme Rousseff.

Aujourd'hui, les 81 sénateurs devront répondre à la question : «Dilma Rousseff a-t-elle commis un crime de responsabilité?» S'ils sont 54 (les deux tiers) à voter Oui, elle sera écartée définitivement du pouvoir.

Selon un décompte du quotidien Folha de São Paulo, ce plancher est déjà atteint, avec 54 sénateurs pour, 20 contre et 7 indécis.

Lundi, Dilma Rousseff avait fait une démonstration de combativité en venant assurer elle-même sa défense au Sénat, avant de répondre, patiemment et calmement, pendant plus de 14 heures aux questions des parlementaires.

En 1992, l'ex-président Fernando Collor avait démissionné la veille du vote devant l'évincer.

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