Bill Clinton, bientôt «premier gentleman»?

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Hillary Clinton et son époux et ex-président des États-Unis, Bill Clinton

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Brigitte Dusseau
Agence France-Presse
New York

L'ancien président Bill Clinton a fêté vendredi ses 70 ans, avec la perspective inédite de devenir peut-être bientôt le premier «Premier gentleman» à la Maison Blanche.

Président de 1993 à 2001, il pourrait faire son retour à la Maison Blanche en tant qu'époux d'Hillary Clinton, si elle gagne l'élection présidentielle de novembre.

Quelle influence, quel rôle pourrait-il avoir dans cette fonction nouvelle, dont même le nom précis n'existe pas: «Premier gentleman» mais aussi parfois «Premier partenaire» (First mate), «Premier homme» (First man) ou «Premier mec» (First dude»).

Jusqu'à présent, celui qui occupe une place unique dans la politique américaine, stratège et orateur hors pair, toujours très populaire, actif sur la scène internationale grâce sa fondation Clinton, n'en a rien dit. Se contentant de plaisanter sur le fait qu'il aimerait «briser l'emprise qu'ont eu les femmes sur le job d'épouse de président».

Cheveux de neige, voix reconnaissable entre toutes, aminci depuis qu'il est devenu végétalien en 2010 après des problèmes de santé, Bill Clinton fait inlassablement campagne pour sa femme depuis des mois.

Autant il avait fait des vagues dans la première campagne d'Hillary contre Barack Obama en 2008, par des propos parfois déplacés et une présence trop visible, autant cette fois il fait profil bas, se contentant d'enchaîner anecdotes, plaisanteries, et attaques contre le républicain Donald Trump lors de centaines apparitions.

Il s'est fait d'autant plus discret que ses infidélités passées restent pour Hillary Clinton un bagage explosif, que Trump a plusieurs fois tenté d'exploiter.

A la convention démocrate, il a sagement joué les faire-valoir de sa femme.

Une certitude: s'il retourne à la Maison Blanche, Bill Clinton est trop imparfait et trop politique pour jouer les plantes vertes.

En mai, lors d'une rencontre dans le Kentucky (centre-est), Hillary Clinton avait confié qu'elle pensait le «charger de revitaliser l'économie. Parce qu'il sait comment le faire», avait-elle expliqué, en référence aux années où il était président, marquées par un budget à l'équilibre et la création de millions d'emplois.

Mais elle avait aussi précisé qu'elle n'avait pas l'intention de lui confier un ministère.

Traditionnellement, les Premières dames, qui ont leur propre chef de cabinet et personnel à la Maison Blanche, s'investissent dans des causes qui leur sont chères et ne suscitent pas de polémique: la lecture et l'éducation pour Laura Bush; le jardinage, l'obésité et les anciens combattants pour Michelle Obama.

Bill Clinton s'en trouvera-t-il une? Comment le couple politique le plus puissant de sa génération cohabitera-t-il?

«Je pense qu'il sera chargé d'un ou deux dossiers que lui assignera Hillary», estime Robert Shapiro, expert politique de l'université Columbia à New York. «Il aura un rôle visible», estime-t-il, «mais rien qui puisse faire de l'ombre au président» Hillary. «Et j'imagine que derrière les portes fermées, il lui donnera des conseils».

Cookies présidentiels

A 70 ans, Bill Clinton, qui serait le plus vieux conjoint à entrer à la Maison Blanche, semble en tout cas s'y préparer.

Pour ne pas prêter le flanc aux critiques, il n'a plus accepté un seul discours payé depuis des mois, selon NBC news. Ces discours lui ont rapporté des millions de dollars en 2015.

Et il a l'intention d'arrêter les collectes de fond pour sa fondation Clinton, dont les activités devraient être réduites, selon le Wall Street Journal.

Il vient aussi de se plier à une tradition pour les conjoints des candidats à la Maison Blanche soumettant, comme Melania Trump, sa meilleure recette de cookie au magazine Family Circle (les lecteurs voteront). Visiblement peu motivé, il a soumis la même qu'Hillary Clinton en 1992 et 1996.

Clin d'oeil du destin, la tradition était née d'une remarque controversée d'Hillary Clinton en 1992 durant la première campagne présidentielle de Bill, sur son choix de poursuivre sa carrière.

«Je suppose que j'aurais pu rester chez moi, faire des cookies et prendre le thé, mais j'ai décidé de m'investir dans ma profession, entamée avant que mon mari n'entre dans la vie publique», avait-elle déclaré.

De cette remarque vécue comme une critique des femmes au foyer, était née l'idée du vote sur les cookies présidentiels.

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