Mutinerie à l'horizon pour le Parti républicain?

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Alors que le milliardaire passe d'une gaffe à l'autre, des dirigeants républicains à Washington et dans les États pivots considèrent ouvertement la possibilité de faire campagne contre leur propre candidat pour éviter une vague en faveur du Parti démocrate en novembre prochain.

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Steve Peoples, Jill Colvin, Josh Lederman
Associated Press
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Le Parti républicain pourrait être face à un point de rupture avec Donald Trump à sa tête.

Alors que le milliardaire passe d'une gaffe à l'autre, des dirigeants républicains à Washington et dans les États pivots considèrent ouvertement la possibilité de faire campagne contre leur propre candidat pour éviter une vague en faveur du Parti démocrate en novembre prochain.

En 1996, les républicains avaient renoncé à appuyer leur candidat Bob Dole lorsqu'il est devenu clair qu'il n'avait aucune chance de gagner, alors ce ne serait pas la première fois qu'un tel phénomène se produit.

Mais ce serait tout un revirement de situation à moins de trois mois de l'élection du 8 novembre et à quelques semaines des trois débats présidentiels.

Des républicains de renom à Washington et dans certains des États les plus stratégiques ont déjà discuté d'un scénario selon lequel le parti pourrait investir moins de ressources dans des États où un siège du Sénat n'est pas en jeu. Ils pourraient par exemple laisser tomber la Virginie pour se concentrer davantage en Indiana, où le démocrate Evan Bayh tente un retour un politique. Trois sources du parti ont révélé ces informations sous le couvert de l'anonymat.

Pas de plan formel

Il n'y a pas de plan formel pour tourner le dos à Donald Trump dans les hautes sphères du Parti républicain, mais le président du parti, Reince Priebus, en aurait discuté de façon informelle.

Si un tel mouvement se produit, il n'arrivera pas avant la fête du Travail aux États-Unis, au début septembre, alors que le parti dépend encore de son candidat pour collecter des fonds.

Certains républicains qui ont consacré leur vie professionnelle à faire élire des candidats républicains croient que la course à la Maison-Blanche est probablement déjà perdue. Ils sont exaspérés par les politiques controversées de Donald Trump et son insistance à mener sa campagne présidentielle avec la même approche que lors des élections primaires.

«Considérant le bilan de sa campagne, il n'y a aucune chance qu'il gagne. Il perd plusieurs groupes de personnes qu'il ne pourra plus rejoindre», a déclaré Sara Fagen, une ancienne employée de l'ex-président George W. Bush.

Campagne «dans la bonne direction»

La campagne de Donald Trump soutient plutôt qu'elle avance dans la bonne direction - une analyse qui suscite la colère de ses détracteurs au sein du parti. Les fidèles de M. Trump martèlent qu'il reste assez de temps pour changer le cours de la campagne contre la démocrate Hillary Clinton, qui, comme lui, est peu populaire auprès des électeurs.

Et ses partisans critiquent aussi les médias qui projettent une image négative de la campagne.

«Franchement, plusieurs choses dans la dernière semaine ont été déformées. Au cours de la dernière semaine, il a été très concentré et à son affaire», a soutenu le président de la campagne de M. Trump, Paul Manafort.

Donald Trump semble effectivement s'être amélioré dans la dernière semaine. Il a arrêté de critiquer la famille d'un soldat musulman mort au combat et il a mis de côté ses chicanes avec des membres éminents du parti au Congrès.

Mais il a aussi remis en question les recommandations de ses conseillers, il a menacé d'arrêter de financer le parti et il a dû défendre sa décision de ne pas diffuser des publicités à la télévision alors que les démocrates investissent beaucoup d'énergie sur ce plan.

Ces bourdes du candidat n'ont toutefois pas occupé tout l'espace médiatique avec la diffusion du contenu de 44 courriels de Hillary Clinton, qui démontrent que l'ex-secrétaire d'État interagissait avec des lobbyistes et des donateurs de la Fondation Clinton lorsqu'elle était en poste.

Trump «s'assure de perdre»

«Il ne peut tout simplement pas continuer de prêcher à des convertis et penser qu'il se constituera une coalition pour gagner la Maison-Blanche. Essentiellement, il s'assure de perdre en refusant de réparer ses erreurs et de s'engager à ne plus en faire», a lancé Ryan Williams, stratège du parti et ancien conseiller du candidat Mitt Romney.

Et les erreurs continuaient d'affluer dans la dernière semaine.

M. Trump a répété l'allégation fausse selon laquelle le président Barack Obama avait fondé le groupe armé État islamique. Il a passé une remarque ambiguë qui a été perçue par plusieurs comme un appel à la violence contre Hillary Clinton. Et il a même reconnu qu'il était possible qu'il perde en novembre.

«Je vais juste continuer de faire la même chose que je fais en ce moment. Et au final, ce sera soit du travail, soit de très longues vacances très, très agréables», a-t-il affirmé au réseau CNBC.

Plus de 100 représentants du parti, dont au moins six anciens congressistes et plus de 20 employés du Comité national républicain, ont signé une lettre pour demander au président du parti d'arrêter d'aider Donald Trump. Ils estiment que le magnat de l'immobilier est une menace pour le parti et le pays.

M. Priebus ne semble pas avoir écouté ces signataires, ayant participé à un événement avec M.Trump, vendredi.

Un dirigeant du Hezbollah d'accord avec Trump sur l'EI

Donald Trump a trouvé au moins une personne qui est d'accord avec son allégation selon laquelle le président Barack Obama aurait fondé le groupe armé État islamique.

Le chef du groupe militant libanais le Hezbollah a cité le candidat républicain lors d'un rassemblement au sud du pays, samedi, affirmant que les déclarations de M. Trump étaient basées sur des faits.

Hassan Nasrallah a indiqué que le candidat présidentiel avait des «faits et des documents» pour étayer ses propos.

Cette semaine, Donald Trump a décrit le président Obama comme le «fondateur» du groupe extrémiste, avant de dire que ses déclarations étaient teintées de sarcasme.

M. Nasrallah, qui a envoyé des milliers de troupes en Syrie pour aider le président Bachar el-Assad, affirme depuis longtemps que les États-Unis ont aidé à créer un environnement propice pour les extrémistes au Moyen-Orient.

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