Clinton accentue la pression pour que Trump révèle ses revenus réels

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Bill et Hillary Clinton ont déclaré 10,6 millions de dollars de revenus en 2015.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

La candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, a publié vendredi sa déclaration de revenus pour l'année 2015, critiquant son adversaire républicain Donald Trump qui refuse toujours de se conformer à cette tradition vieille de plusieurs décennies.

Au fil de leur carrière politique, les Clinton ont publié toutes leurs déclarations de revenus depuis 1977, un fait que les démocrates mettent en avant avec insistance.

Bill et Hillary Clinton ont déclaré 10,6 millions de dollars de revenus en 2015. Ils ont payé 3,6 millions de dollars d'impôt fédéral, selon le document mis en ligne sur hillaryclinton.com.

«Donald Trump se cache derrière de fausses excuses et renie ses promesses passées de publier ses déclarations fiscales», a déclaré Jennifer Palmieri, directrice de la communication de l'équipe de campagne Clinton. «Que cherche-t-il à cacher?»

Les démocrates sous-entendent que le magnat de l'immobilier pourrait payer pas ou peu d'impôt, et gagner moins que ce qu'il affirme.

Le candidat républicain refuse de publier sa déclaration en prétextant le contrôle fiscal dont il est la cible depuis 15 ans. Il affirme que le dépôt obligatoire d'un document de transparence financière auprès de la commission électorale FEC, en mai dernier, est suffisant.

Ce document donne seulement une estimation de ses actifs, dettes et revenus. Donald Trump affirme être à la tête d'une fortune de plus de 10 milliards de dollars, mais ce montant n'a pas pu être vérifié indépendamment. Le magazine Forbes estime sa fortune à environ 4,5 milliards de dollars.

Dans une enquête parue vendredi, le New York Times explique qu'il est possible que Donald Trump profite de nombreuses niches fiscales pour réduire fortement le montant de ses impôts. Ce fut d'ailleurs le cas en 1978 et 1979, quand il ne paya aucun impôt fédéral sur le revenu, selon des documents qu'il avait dû rendre publics en 1981 pour obtenir une licence de casino.

Conférences payantes

La principale source de revenus des Clinton est la participation rémunérée de Bill Clinton à des conférences - pour 5,2 millions de dollars - et un versement de l'éditeur du dernier livre d'Hillary Clinton, Simon & Schuster, pour 3 millions.

La candidate a prononcé des dizaines de discours payés en 2013, 2014 et 2015 mais a cessé cette activité avant de se lancer dans la course à la Maison-Blanche en avril 2015. Elle a tout de même empoché environ 1,5 million de dollars dans les premiers mois de l'année.

Les Clinton ont fait un don d'un million à la fondation caritative qui porte leur nom.

Les candidats républicains et démocrates aux neuf dernières élections présidentielles, depuis Ronald Reagan en 1980, ont systématiquement rendu publiques leurs déclarations de revenus, pour au moins une année, selon le site Politifact. Certains ont publié plusieurs années, comme Bob Dole en 1996 (29 années, selon le Washington Post). En 2012, Mitt Romney avait publié deux ans.

Médias ciblés

Donald Trump est resté sourd aux appels de ses adversaires, lors d'un déplacement à Erie en Pennsylvanie, l'un des États clés pour le scrutin de novembre, où il est à la traîne dans les sondages.

Ces mauvais chiffres font paniquer une partie du camp républicain, mais le chef du parti, Reince Priebus, a pris la parole afin de marquer symboliquement son soutien.

«Ne croyez pas les âneries des journaux», a lancé ce ténor républicain. «Le parti républicain et vous tous, nous allons envoyer Donald Trump à la Maison-Blanche et sauver ce pays!»

Critiquant Hillary Clinton car son mari, l'ancien président Bill Clinton, a signé en 1993 l'accord de libre-échange nord-américain blâmé pour des pertes d'emplois dans l'industrie, Donald Trump est revenu à l'une de ses cibles favorites: les médias.

Il a regretté que les médias américains n'aient pas compris qu'il était «sarcastique» lorsqu'il a affirmé que Barack Obama et Hillary Clinton étaient les cofondateurs du groupe État islamique.

«Ces gens-là sont la forme la plus basse de la vie sur Terre», a déclaré Donald Trump, déclenchant des ovations. «La forme la plus basse de l'humanité. Pas tous, en fait, 25% d'entre eux sont plutôt bons».

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