Le parti d'Erdogan aussi touché par la purge

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Des partisans d'Erdogan manifestent le 5 août dans les rues d'Istanbul.

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Agence France-Presse
Istanbul

Le parti au pouvoir en Turquie a étendu vendredi jusque dans ses propres rangs la purge des sympathisants du prédicateur en exil aux États-Unis Fethullah Gülen, qui a réagi vivement après le mandat d'arrêt lancé à son encontre par Ankara.

Les relations diplomatiques de la Turquie ne se sont pas améliorées, tandis que de vifs échanges avaient lieu avec Vienne et que Washington ne confirmait pas la visite de son secrétaire d'État John Kerry annoncée par Ankara.

Le parti de la Justice et du développement (AKP) a ordonné que ses rangs soient «nettoyés» des sympathisants de Gülen, accusé d'être derrière le coup d'État depuis son exil en Pennsylvanie, a annoncé l'agence progouvernementale Anatolie.

L'AKP va ainsi être également touché par la traque implacable menée depuis le coup d'État raté du 15 juillet, qui s'est soldée par au moins 60 000 limogeages, arrestations et gardes à vue, surtout dans l'armée, la justice, la presse et l'éducation.

Signée par le numéro deux du parti, Hayati Yazici, une circulaire de l'AKP «ordonne l'urgent nettoyage de l'organisation du parti», afin d'en éliminer ceux qui sont liés au réseau de Gülen, accusé d'avoir noyauté les institutions et la société turques en créant un «État parallèle».

L'ex-imam a vivement réagi vendredi à l'annonce que la Turquie venait de lancer contre lui un mandat d'arrêt dans la perspective d'une demande officielle d'extradition auprès des États-Unis. «Le système judiciaire turc n'est pas indépendant, donc ce mandat d'arrêt est encore un exemple de la tendance du président Erdogan à l'autoritarisme et aux écarts vis-à-vis de la démocratie», a-t-il dit dans un communiqué.

M. Gülen a rappelé avoir «condamné à plusieurs reprises la tentative de coup d'État», et nié «toute implication».

La purge en cours, qui a provoqué de vives protestations à l'étranger, n'a encore touché que «le sommet de l'iceberg», a averti jeudi soir le président Erdogan.

Vendredi, 12 des 14 journalistes du quotidien Zaman qui étaient en garde à vue ont été placés en détention préventive.

Reproches à l'Occident

Le président Erdogan a reproché amèrement aux Occidentaux de ne pas l'avoir soutenu après le putsch raté et de ne pas être venus le voir.

C'est le secrétaire d'État américain John Kerry qui pourrait être le premier haut responsable occidental à se rendre en Turquie. Du moins à en croire Ankara. M. Kerry viendra le 24 août, a assuré M. Cavusoglu après que M. Erdogan a évoqué la date du 21, tandis qu'à Washington un porte-parole du département d'État indiquait sèchement : «Nous n'avons pas de voyage à annoncer.»

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