Prêtre égorgé en France: le deuxième tueur était fiché

Un hommage a été rendu au père Jaques... (AP, François Mori)

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Un hommage a été rendu au père Jaques Hamel devant la petite église de Saint-Étienne-de-Rouvray. Soeur Danielle (à gauche), qui était dans l'église lorsque les deux meurtriers sont entrés et qui a réussi à se sauver pour donner l'alerte, n'a pu retenir ses larmes.

AP, François Mori

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Sophie DEVILLER, avec Taimaz SZIRNIKS à SAINT-ÉTIENNE-DU-ROUVRAY
Agence France-Presse
Paris, France

L'enquête sur l'assassinat d'un prêtre dans une église en France a progressé jeudi avec l'identification formelle du deuxième tueur, fiché depuis peu pour radicalisation, alors que l'opposition de droite accentue ses accusations de laxisme contre le gouvernement socialiste.

L'agence Amaq, affiliée à l'État islamique, a diffusée... (AFP, AMAQ) - image 1.0

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L'agence Amaq, affiliée à l'État islamique, a diffusée une vidéo montrant Abdel Malik Petitjean, 19 ans.

AFP, AMAQ

Sur les lieux du drame, plusieurs milliers de personnes ont rendu en fin de journée un émouvant hommage au père Jacques Hamel, 86 ans, égorgé mardi pendant qu'il célébrait la messe dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, dans le nord-ouest du pays.

Selon le parquet de Paris, les enquêteurs ont formellement identifié Abdel Malik Petitjean, 19 ans, comme le deuxième assassin du prêtre.

Ce jeune Français originaire d'Aix-les-Bains, dans les Alpes, n'avait jamais été condamné, mais il était fiché depuis le 29 juin pour radicalisation, après avoir tenté de rejoindre la Syrie via la Turquie.

Trois personnes de son entourage familial ont été arrêtées, selon une source proche de l'enquête, de même qu'un autre jeune Français également fiché par les renseignements, qui s'était rendu avec lui en Turquie le 10 juin.

L'enquête avait déjà permis d'établir l'identité du premier tueur du père Hamel: Adel Kermiche, un Français de 19 ans.

L'organisation État islamique (EI) avait diffusé mercredi soir la vidéo d'une déclaration d'allégeance des deux assassins. 

Reprise des hostilités

Après un bref moment de cohésion, lors d'une messe mercredi soir à la mémoire du père Hamel en la cathédrale Notre-Dame à Paris, la classe politique s'est à nouveau déchirée jeudi.

L'attaque de mardi constitue un nouveau choc en France, moins de deux semaines après l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts le 14 juillet. Face à la menace terroriste, l'opposition de droite et le pouvoir socialiste s'affrontent sur leur conception de l'État de droit.

Le président François Hollande a annoncé vouloir créer d'ici l'automne une Garde nationale afin d'aider les forces de l'ordre à lutter contre les attaques terroristes.

L'ancien président Nicolas Sarkozy, chef du parti d'opposition Les républicains, a de nouveau dénoncé le «refus du débat» du gouvernement sur les centres de rétention préventive réclamés par la droite pour les suspects de radicalisation.

«L'arbitraire n'est pas acceptable», a rétorqué le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas.

«La France sera toujours la France, parce que la France ne cède jamais [...] C'est quand on s'abaisse qu'on ne se ressemble plus», a martelé le président Hollande.

Les appels du pouvoir à la «cohésion» de la société française sont compliqués par l'impopularité de François Hollande et l'approche de l'élection présidentielle de 2017, propice à la surenchère.

L'assassinat du prêtre par des djihadistes est une première dans un lieu de culte catholique en Europe.

Cet attentat a traumatisé les Français bien au-delà des catholiques.

L'instance de représentation de l'islam de France a appelé les responsables et fidèles musulmans à se rendre dimanche à la messe dans les églises du pays pour exprimer «solidarité et compassion».

À Saint-Étienne-du-Rouvray, environ 3500 personnes se sont réunies jeudi soir en hommage au père Hamel, dont les obsèques auront lieu le 2 août. «L'émotion intense en réaction à cet acte ignoble ne se tarira pas, ni ici ni au-delà», a lancé, très ému, le maire communiste de la ville, Hubert Wulfranc.

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