La présidente du Conseil national démocrate démissionne

La présidente du Conseil national démocrate, Debbie Wasserman... (AP, Mary Altaffer)

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La présidente du Conseil national démocrate, Debbie Wasserman Schultz, lors d'un événement de campagne pour la candidate Hillary Clinton, vendredi dernier.

AP, Mary Altaffer

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Ken Thomas, Catherine Lucey
Associated Press
Philadelphie

Les tentatives d'Hillary Clinton de montrer un Parti démocrate plus uni que la formation rivale durant la convention qui s'ouvre lundi risquent d'être complexifiées par la démission de la présidente du Conseil national démocrate (DNC), Debbie Wasserman Schultz, annoncée dimanche.

Ce tumulte de dernière minute au sein du parti survient dans la foulée de la publication par Wikileaks de 19 000 courriels qui semblent indiquer que le Conseil national démocrate a joué de favoritisme envers Hillary Clinton durant les primaires.

Debbie Wasserman Schultz a annoncé, dimanche après-midi, qu'elle quitterait ses fonctions à la fin de la semaine qui débute.

Le candidat défait Bernie Sanders avait, plus tôt dimanche, réclamé sa démission. Durant les primaires, il avait maintes fois déploré un manque de neutralité de la part du conseil du parti.

Hillary Clinton et Barack Obama ont réagi à regret à l'annonce de Mme Wasserman Schultz, soulignant ses aptitudes à rassembler les démocrates dans la bataille contre les républicains.

Le directeur de la campagne de Mme Clinton, Robby Mook, a pour sa part laissé entendre que des intervenants du gouvernement russe pourraient avoir piraté les ordinateurs du DNC dans le but de venir en aide au candidat présidentiel républicain, Donald Trump.

M. Mook a d'ailleurs fait remarquer que la plateforme électorale de ce dernier avait été modifiée, la semaine dernière, devenant davantage prorusse «selon des experts».

«Je ne suis pas stupéfait, mais je suis déçu», a dit pour sa part Bernie Sanders a l'émission This Week du réseau ABC.

M. Sanders s'adressera aux démocrates qui seront réunis à Philadelphie pour la convention, lundi soir. Le président sortant, Barack Obama, prononcera quant à lui une allocution mercredi soir. D'autres personnalités de renom, telles que Michelle Obama et l'actuel vice-président, Joe Biden, monteront sur scène.

Bernie Sanders s'est rallié à Hillary Clinton il y a deux semaines en appelant le parti à ajouter à sa plateforme les engagements de hausser le salaire minimum à 15 $ de l'heure, d'instaurer la gratuité universitaire et d'assurer un meilleur accès aux soins de santé.

Les partisans de Sanders insatisfaits

Plusieurs partisans progressistes se montrent insatisfaits du choix du colistier de Hillary Clinton, Tim Kaine, un sénateur de la Virginie qui est plutôt issu de la frange modérée du parti.

Plusieurs délégués ont accueilli favorablement le candidat à la vice-présidence de Mme Clinton, soulignant sa grande expérience. Ils ont toutefois reconnu que sa candidature ne susciterait pas autant d'enthousiasme qu'un candidat progressiste ou d'origine latino-américaine.

Les délégués qui ont appuyé le rival de Hillary Clinton, Bernie Sanders, lors des primaires espéraient que la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, soit choisie. Les idées de Mme Warren se rapprochent davantage de celles de M. Sanders, en ce qui a trait notamment à la réglementation de Wall Street.

Bernie Sanders a appuyé officiellement Hillary Clinton la semaine dernière, mais ses partisans sont incertains pour la suite.

Les sympathisants de M. Sanders reprochent à Tim Kaine son appui au Partenariat transpacifique (PTP), un accord commercial international auquel s'opposent M. Sanders et Mme Clinton.

Angie Morelli, une déléguée de M. Sanders originaire du Nevada, juge que le choix de M. Kaine est «épouvantable». «À un moment où elle tentait de satisfaire les partisans de M. Sanders, elle a plutôt satisfait les conservateurs», a-t-elle constaté.

Pour jeter de l'huile sur le feu, plus de 19 000 courriels des dirigeants du Parti démocrate ont été coulés et publiés en ligne par Wikileaks. Ces messages, qui ont été rédigés pendant la campagne aux primaires, démontrent l'immense fossé existant entre le Comité national démocrate et la campagne de Bernie Sanders - certains dirigeants se moquaient de M. Sanders et d'autres ont même remis en question sa foi juive.

Les délégués de M. Sanders examinaient leurs options pour exprimer clairement leur appui à leur candidat lors de la convention. Ils pourraient notamment quitter le plancher de la convention après l'appel nominal de chaque État, mardi.

En conférence téléphonique cette semaine, plus de 400 délégués ont rappelé que leur opposition au PTP était une priorité. Ils prévoient distribuer des autocollants avec l'inscription «Bloquons le PTP» et peut-être huer dans la salle lorsque les délégués voteront sur cette question.

Plusieurs autres délégués ont toutefois signalé qu'ils attendraient un mot d'ordre de Bernie Sanders avant de passer à l'action. M. Sanders rencontrera en privé ses délégués lundi.

La convention démocrate en bref

  • L'événement se tiendra du lundi 25 juillet au jeudi 28 juillet au palais des congrès de Philadelphie.
  • Près de 50 000 personnes sont attendues dans la grande ville de la Pennsylvanie, dont 5000 délégués.
  • Hillary Clinton devrait remporter l'investiture sans difficulté, surtout que Bernie Sanders a reconnu sa défaite. À la suite des primaires et des caucus, Mme Clinton a reçu l'appui de 2807 délégués, alors qu'il lui en fallait seulement 2383 pour l'emporter. M. Sanders a terminé la course avec le soutien de 1894 délégués.
  • Plusieurs personnalités offriront des discours pendant la semaine, dont le président Barack Obama et la première dame Michelle Obama, ainsi que l'ex-président Bill Clinton. Hillary Clinton se fera présenter par sa fille, Chelsea, lorsqu'elle livrera son discours d'acceptation.
  • De nombreuses vedettes ont également confirmé leur présence à la convention, dont les actrices Lena Dunham, Eva Longoria et Debra Messing, la chanteuse Demi Levato et l'acteur Tony Goldwyn.
  • Les délégués auront devant eux la plateforme la plus progressiste de l'histoire du parti, selon ses dirigeants. Elle propose notamment une plus grande réglementation de Wall Street et une réforme du financement électoral - deux propositions phares de Bernie Sanders pendant la campagne.

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