Une fuite de courriels fait plonger le parti démocrate dans une polémique

Durant la campagne des primaires démocrates, Bernie Sanders... (AP, Mike Groll)

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Durant la campagne des primaires démocrates, Bernie Sanders a de nombreuses fois critiqué le parti qu'il a accusé de partialité.

AP, Mike Groll

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Agence France-Presse
Washington

L'un des quelque 20 000 courriels échangés par des hauts responsables du parti démocrate américain, rendus publics par Wikileaks vendredi, alimente samedi aux États-Unis une polémique sur la possible partialité du parti durant la campagne des primaires pour la Maison-Blanche.

Cette fuite de 19 252 courriels intervient à deux jours du début de la convention démocrate, à Philadelphie, lors de laquelle Hillary Clinton doit être officiellement investie pour représenter le camp démocrate à la présidentielle, alors que son rival des primaires s'est récemment et péniblement rallié à sa candidature. Elle survient également au lendemain de l'annonce par l'ancienne première dame de son colistier, le sénateur de Virginie, Tim Kaine.

Le 5 mai dernier, le directeur financier du parti, Brad Marshall, demande ainsi dans un courriel à des collaborateurs de désigner «quelqu'un pour le questionner sur ses croyances» dans le Kentucky et en Virginie occidentale, en référence à Bernie Sanders qui n'est pas nommément cité.

«Croît-il en un Dieu. Il s'est cantonné à dire qu'il a un héritage juif. Je pense avoir lu qu'il est athée. Cela pourrait faire plusieurs points de différence avec mes gens. Mes personnes de [l'église] baptiste feraient une grosse différence entre un juif et un athée», écrit-il, sous-entendant que s'il était avéré qu'il était athée, le sénateur du Vermont pourrait voir sa campagne affaiblie.

Accusations de partialité

Durant la campagne des primaires démocrates, ce dernier a de nombreuses fois critiqué le parti qu'il a accusé de partialité.

Il avait notamment affirmé que s'il était élu président, il ne reconduirait pas Debbie Wasserman-Schultz, présidente du parti démocrate, à son poste.

Une déclaration qui a généré un échange de courriels au sein du parti, tranché ainsi par Debbie Wasserman-Schultz elle-même: «C'est une histoire absurde. Il ne va pas devenir président».

Les opposants à Hillary Clinton se sont immédiatement emparés de la polémique, Donald Trump en tête.

Le candidat républicain a tweeté que «les courriels du parti démocrate qui ont fuité montrent les intentions de détruire Bernie Sanders». «Se moquer de son héritage et bien plus. En ligne sur Wikileakes [sic], vraiment brutal. Truqué», a-t-il ajouté.

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