Donald Trump doit réparer les pots cassés

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Le colistier de Donald Trump, le conservateur Mike Pence, a formellement accepté mercredi l'investiture de candidat républicain à la vice-présidence pour l'élection de novembre, lors d'un discours à Cleveland.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

Le candidat Donald Trump a beaucoup de pression sur les épaules pour mener à bien une convention qui a mal commencé pour le Parti républicain, selon le chercheur Rafael Jacob de la Chaire Raoul-Dandurand.

Le milliardaire devenu politicien livrera jeudi soir son premier discours officiel en tant que candidat républicain dans la course à la Maison-Blanche, et les attentes sont grandes puisque les organisateurs de la convention ont commis plusieurs bourdes retentissantes depuis lundi.

Dès le début, des discours ont été chahutés par des participants anti-Trump. La même soirée, la femme de Donald Trump, Melania, s'adressait aux partisans en lisant un texte dont certains extraits étaient tirés directement d'un discours de l'actuelle première dame, Michelle Obama. Et selon Rafael Jacob, le discours de Mme Trump lui-même était «mauvais, mal livré et mal écrit».

Pour couronner le tout, mercredi, la soirée qui devait être celle de Mike Pence, le colistier de Donald Trump, a finalement été celle du candidat déchu, Ted Cruz. Le sénateur du Texas a offert un discours enflammé, mais il n'a pas appuyé officiellement son ancien rival, au grand dam des partisans réunis à Cleveland.

Pourtant, a fait remarquer M. Jacob, les organisateurs de M. Trump avaient approuvé le texte auparavant «et M. Cruz n'a pas dérogé à son texte».

Il y a quatre ans, l'acteur Clint Eastwood avait livré un discours en s'adressant à une chaise vide, ce qui avait attiré les railleries des médias et des internautes. «L'équipe de Romney [Mitt, le candidat en 2012] avait laissé Eastwood sortir sur scène sans savoir ce qu'il allait faire. Or, dans le cas d'hier, ils savaient ce qu'il allait faire!» s'est exclamé M. Jacob.

«Au final, c'est Donald Trump qui lui [M. Cruz] a demandé de parler à la convention, et jamais Cruz ne lui a promis qu'il allait l'appuyer», a-t-il ajouté.

Ainsi, Donald Trump doit tenter de réparer les pots cassés de la convention et de la course aux primaires, dans laquelle il s'est montré très agressif - on en voit les conséquences avec l'absence du clan Bush et le comportement de M. Cruz. Il sera important de terminer l'événement sur une bonne note pour que les électeurs ne retiennent pas seulement les controverses.

«L'électeur que les républicains essaient de rejoindre, est-ce qu'il va retenir les attaques contre Hillary Clinton qui, dans certains cas, peuvent être efficaces? Ou est-ce qu'il va retenir la controverse autour du plagiat, du discours de Cruz?» a expliqué M. Jacob.

Au coude-à-coude

En ce moment, Donald Trump se retrouve presque au coude-à-coude dans les sondages avec la probable candidate démocrate, Hillary Clinton. «Si le parti sort de là unifié, il a de très bonnes chances de gagner», a-t-il indiqué.

Il reste un seul soir pour tenter de renverser la vapeur. «Si sa fille Ivanka et lui donnent des bons discours qui sont bien reçus, on peut quand même sortir de Cleveland en meilleure position qu'à l'heure actuelle», a soutenu M. Jacob.

Mais si la soirée se termine mal, la campagne de Donald Trump pourrait être en sérieuse difficulté, a prédit le chercheur.

Si plusieurs élus commencent à avoir peur pour leur propre campagne, ils pourraient adopter la même stratégie que les républicains en 1996. Bob Dole était alors un candidat très impopulaire qui se présentait contre le président démocrate Bill Clinton.

«Ils ont largué publiquement Bob Dole. Ils ont dit aux électeurs: «On comprend que Bill Clinton va gagner, mais si au moins vous voulez vous assurer du fait que le pouvoir à Washington ne soit pas entre les mains d'un seul parti, votez pour nous au Congrès»», a rappelé M. Jacob.

«Si c'est ça qui arrive avec M. Trump, la campagne implose, c'est aussi simple que ça», a-t-il conclu.

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