Erdogan décrète l'état d'urgence en Turquie

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Après le coup d'état raté, le gouvernement s'est lancé dans une purge à grande échelle.

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Susan Fraser, Christopher Torchia
Associated Press
Ankara

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a décrété l'état d'urgence pour une période de trois mois après le coup d'État avorté de la semaine dernière.

M. Erdogan a affirmé mercredi que cette mesure avait été prise pour contrer des menaces à la démocratie turque et ne visait pas à restreindre les libertés fondamentales. Le président a pris la parole à la suite d'une rencontre avec ses ministres et ses principaux conseillers à la sécurité.

La vaste répression lancée par le gouvernement turc contre les médias, l'armée, les tribunaux et le système d'éducation dans la foulée du coup d'État avorté de vendredi dernier s'est poursuivie mercredi.

Sévissant contre de supposés éléments subversifs dans le milieu de l'éducation, le gouvernement turc a indiqué mercredi qu'il fermerait plus de 600 écoles privées et pensionnats à la suite du coup d'État avorté, alimentant les craintes sur les libertés et l'efficacité des principales institutions de ce pays allié de l'OTAN.

Purge

Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan a dit avoir congédié près de 22 000 employés du ministère de l'Éducation, pour la plupart des enseignants, pris des mesures pour révoquer les permis de 21 000 autres enseignants dans des écoles privées et renvoyé ou mis en détention une demi-douzaine de présidents d'universités.

Cette répression en éducation s'explique par le fait que M. Erdogan estime que le militant exilé aux États-Unis Fethullah Gülen, dont les partisans administrent un réseau mondial d'écoles, tente d'infiltrer le système d'éducation turc et d'autres institutions avec l'objectif d'imposer ses vues à la Turquie.

M. Erdogan a accusé M. Gülen d'avoir fomenté le coup d'État manqué.

Le mouvement du militant, qui promeut la modération et l'harmonie entre les différentes confessions, soutient qu'il est un bouc émissaire pour les visées de plus en plus autocratiques du président.

Le gouvernement avait précédemment annoncé le congédiement de 15 200 employés des écoles publiques et exigé la démission de 1577 doyens d'université, en plus de mettre fin aux déplacements à l'étranger des chercheurs employés par l'État.

Au total, ce sont 50 000 fonctionnaires qui ont été visés par cette purge, qui touche aussi le service du renseignement et le bureau du premier ministre.

Le régime du président Recep Tayyip Erdogan a de plus révoqué les accréditations de 34 journalistes.

Arrestations massives

Les autorités ont arrêté 9000 personnes - dont 115 généraux, 350 officiers et environ 4800 autres militaires - pour leur participation présumée au putsch.

Un conseiller du chef de l'armée turque, le lieutenant-colonel Levent Turkkan, aurait admis aux enquêteurs avoir été au courant du coup d'État. Selon l'agence de presse Anadolu, le colonel Turkkan a expliqué que les mutins avaient l'intention d'arrêter les principaux leaders militaires et civils du pays, ce qu'ils ont été incapables de faire.

Il a dit que la tentative de coup d'État avait échoué quand le chef de l'armée, le général Hulusi Akar, a refusé d'y participer et que d'autres commandants ont ensuite refusé de collaborer.

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