Trump sacré candidat républicain à la Maison-Blanche

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Donald Trump s'est addressé par vidéo aux délégués qui participent à la convention nationale du Parti républicain, mardi, à CLeveland.

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Ivan Couronne, Jérôme Cartillier
Agence France-Presse
Cleveland, Ohio

Les délégués de la convention d'investiture républicaine ont formellement désigné Donald Trump comme candidat à la Maison-Blanche mardi à Cleveland, culmination formelle et symbolique de la conquête du parti par le milliardaire populiste.

C'est un des fils du candidat new-yorkais, Donald Jr., qui a symboliquement apporté les 89 voix de la délégation de New York au moment-clé, pour faire passer Donald Trump au-dessus de la majorité requise, lors d'un vote conforme au résultat des élections primaires.

«Félicitations papa, on t'aime», a déclaré Don Jr., entouré notamment de son frère Eric et de ses soeurs Ivanka et Tiffany, dans une ambiance bon enfant dans la salle omnisports de Cleveland.

Debout, des délégués et invités présents dans les tribunes ont rugi à l'annonce du passage de la majorité, l'orchestre jouant l'air New York, New York. Les délégués les plus circonspects ont applaudi poliment. Mais les partisans de Trump avaient auparavant brièvement hué les quelques délégations, comme le Colorado, qui avaient annoncé un résultat favorable à d'autres candidats dont Ted Cruz.

Une par une, les délégations des 50 États fédérés et des territoires américains ont annoncé au micro le résultat de leurs primaires, après avoir glissé un court message publicitaire sur leurs pommes de terre (Idaho) ou l'absence d'impôt local sur le revenu (Floride, New Hampshire...).

Un cérémonial huilé, dont Donald Trump est sorti vainqueur, sans suspense.

Le candidat, conformément à la tradition, n'était pas là mardi. Il acceptera formellement cette investiture jeudi lors d'un discours en heure de grande écoute.

Brefs débordements

Pour la première fois depuis l'ouverture de la convention, de brefs débordements ont eu lieu à Cleveland entre des manifestants dénonçant les violences policières contre les Noirs et quelques contre-manifestants, dont un groupe portant des pancartes telles que «Tout vrai musulman est un djihadiste».

Mais une centaine de policiers, soit autant que le nombre total de manifestants, ont rapidement séparé les groupes.

Des délégués républicains manifestaient leur appui à Donald... (AFP, Timothy A. Clary) - image 3.0

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Des délégués républicains manifestaient leur appui à Donald Trump, en début de soirée, mardi.

AFP, Timothy A. Clary

Après l'investiture de Donald Trump, les chefs républicains tenteront à la tribune de donner un visage d'unité à un parti déchiré. Pragmatique, Donald Trump a invité des figures de l'establishment, sur les cendres duquel il a construit son succès, à s'exprimer.

Paul Ryan, le quadragénaire devenu l'automne dernier le troisième personnage des États-Unis en tant que président de la Chambre des représentants, ainsi que le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, prononceront des discours.

Un autre invité de marque s'est fait remarquer dans l'enceinte de la convention : Geert Wilders, le leader d'extrême-droite néerlandais. Nigel Farage, ex-dirigeant du parti britannique europhobe Ukip, était également attendu.

La candidate démocrate Hillary Clinton sera, elle, investie la semaine prochaine à Philadelphie (Pennsylvanie) lors de la convention de son parti. Jusqu'à présent, elle a maintenu une avance dans les sondages, mais l'exposition médiatique des conventions procure généralement un coup de pouce.

Queen s'insurge contre l'utilisation de We Are the Champions

Le groupe de rock de légende Queen s'est insurgé mardi contre l'utilisation d'une des chansons les plus connues du répertoire rock - We Are the Champions - lorsque Donald Trump est apparu sur scène à la convention républicaine lundi soir.

«Une utilisation non autorisée à la convention républicaine contre notre volonté», dénonce un message lapidaire du groupe de rock britannique sur Twitter.

Trump utilise cette chanson de Queen malgré les réserves du groupe. En juin déjà, le guitariste Brian May avait souligné que Queen ne «donnerait jamais la permission» de le faire, ni à Trump ni à aucun autre politique.

Moqueries

Le célèbre air à peine joué, les réseaux sociaux ont été pris d'assaut pour se moquer de ce choix d'une chanson écrite par un musicien gai, décédé des complications liées au sida, par un parti républicain qui défend avec ardeur les valeurs familiales et conservatrices, qui s'est opposé corps et âme au mariage gai et qui a en général peu de sollicitude pour les homosexuels.

«Si votre parti politique a traité les gais comme citoyens de seconde zone pendant des décennies, devinez quoi : vous ne pourrez pas jouer la musique de Freddie Mercury à votre convention», avait lancé le chanteur Adam Lambert, qui a fait des tournées avec Queen et ne fait pas mystère de son homosexualité.

Queen n'est pas seul à vouloir forcer Trump à changer sa liste musicale. Adele, les Rolling Stones, R.E.M et Neil Young ont aussi demandé au candidat populiste de cesser d'utiliser leurs oeuvres.

Le Parti ouvert à l'oléoduc Keystone XL

Le programme électoral que les délégués du Parti républicain viennent d'adopter à leur convention, à Cleveland, prévoit l'approbation du projet d'oléoduc Keystone XL devant relier les sites de sables bitumineux de l'Alberta aux raffineries du golfe du Mexique.

Le document de 66 pages stipule que pour assurer l'indépendance énergétique de l'Amérique du Nord, il faut renverser la décision de l'actuelle administration Obama de ne pas permettre l'aménagement de Keystone XL.

Le texte accuse le gouvernement d'avoir motivé son refus par des motifs politiques afin de satisfaire les environnementalistes qui supportent le Parti démocrate.

L'appui au projet Keystone XL par les républicains n'est pas étonnant. Il figurait aussi dans leur programme de 2012 et il jouit de l'aval de l'éventuel candidat républicain à la présidence, Donald Trump. La décision ultime d'appuyer ou de rejeter le projet pétrolier appartient d'ailleurs au président lui-même.

Le promoteur de l'oléoduc, TransCanada, poursuit en dommages le gouvernement des États-Unis pour 15 milliards $, l'accusant lui aussi d'avoir rejeté le projet pour des raison politiques et arbitraires. La Presse Canadienne

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