Clinton et Sanders enfin côte à côte

Bernie Sanders et Hillary Clinton, lors d'un débat... (Archives AP, Jim Cole)

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Bernie Sanders et Hillary Clinton, lors d'un débat à la présidentielle, en décembre dernier.

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Brigitte Dusseau
Agence France-Presse
New York

Enfin! Hillary Clinton et Bernie Sanders feront campagne ensemble mardi pour la première fois, et le sénateur longtemps réticent devrait apporter son plein soutien à son ancienne rivale des primaires présidentielles américaines.

Leurs équipes de campagne ont publié lundi un communiqué identique, annonçant que le sénateur du Vermont, apôtre opiniâtre d'une «révolution politique», rejoindrait Mme Clinton mardi matin dans un lycée de Portsmouth, dans le New Hampshire, «pour discuter leur engagement à construire une Amérique qui est plus forte ensemble, et une économie qui marche pour tout le monde, pas seulement ceux au sommet».

Il était temps. Le congrès démocrate, durant lequel Mme Clinton sera désignée comme la candidate du parti pour l'élection présidentielle du 8 novembre, se tiendra du 25 au 28 juillet à Philadelphie.

Mme Clinton a en effet gagné les élections primaires organisées État par État, qui se sont terminées début juin.

Depuis quelques jours, les signes de dégel se multipliaient du côté du sénateur Sanders, qui avait pourtant initialement affirmé qu'il ne concéderait pas sa défaite avant le congrès.

Fin juin, il avait du bout des lèvres reconnu qu'il voterait pour Mme Clinton, et qu'il ferait tout pour empêcher la victoire du républicain Donald Trump, auquel Hillary Clinton doit être opposée pour l'élection présidentielle.

Mais il avait aussi expliqué qu'il négociait avec l'équipe Clinton pour obtenir que le programme du Parti démocrate pour les années à venir, qui doit être ratifié lors du congrès de Philadelphie, soit «le plus progressiste possible».

Parmi les thèmes chers au sénateur de 74 ans, nettement plus à gauche que Mme Clinton et dont la campagne a enthousiasmé une partie de la jeunesse américaine, l'université gratuite pour tous, un accès élargi à l'assurance maladie, le salaire minimum horaire à 15 $ (il est actuellement à 7,25 $), une réforme du système judiciaire et un engagement plus fort contre les changements climatiques.

Un des objectifs atteint

Il semble avoir atteint une partie de ses objectifs: son équipe de campagne s'est félicitée dimanche de ce que le programme démocrate amendé en fin de semaine à Orlando contienne désormais un «salaire fédéral minimum de 15 $, lié à l'inflation». Mme Clinton était jusqu'à présent favorable à un salaire minimum de 12 $ l'heure.

Le camp Sanders a aussi applaudi la nouvelle proposition de Hillary Clinton en matière d'accès amélioré à la santé, et rappelé que la candidate démocrate avait également annoncé la semaine dernière un plan pour que l'université publique devienne gratuite pour les familles gagnant moins de 125 000 $ par an. Même avec ce bémol, le camp Sanders a salué la proposition, affirmant que cela représentait 83 % des étudiants.

Plus de 12 millions d'Américains avaient voté aux primaires démocrates pour M. Sanders, grand pourfendeur de Wall Street et des inégalités, contre 15,8 millions pour l'ancienne secrétaire d'État, qu'il avait régulièrement attaquée pour ses liens avec le monde de la finance.

«Nous avons fait de grands progrès dans le programme démocrate, poussant les thèmes qui ont inspiré des millions d'Américains dans cette campagne, mais le combat ne fait que commencer», s'est félicité le sénateur dans un communiqué, soulignant qu'il faudrait encore faire entrer dans la législation le programme démocrate.

Sénateur «socialiste-démocrate» revendiqué, Bernie Sanders a été tout autant une surprise dans cette campagne présidentielle que Donald Trump côté républicain. Peu connu, pas spécialement charismatique, il avait démarré sans un sou, et les experts prédisaient son élimination rapide.

Mais il a été un adversaire beaucoup plus coriace que prévu pour celle qui n'est maintenant séparée de la présidence que par Donald Trump, attirant des foules immenses dans ses rassemblements.

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