Des militants anti-avortement veulent une loi encore plus sévère en Pologne

Une manifestation anti-avortement, le 18 juin dernier à Varsovie... (AFP, Janek Skarzynski)

Agrandir

Une manifestation anti-avortement, le 18 juin dernier à Varsovie

AFP, Janek Skarzynski

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Agence France-Presse
Prenzlau, Pologne

Une jeune femme de 35 ans se repose sur son lit d'hôpital à Prenzlau, en Allemagne. Dans son pays, la Pologne voisine, traditionnellement catholique, l'avortement légal est strictement limité et elle a pris la route avec son partenaire pour subir une interruption volontaire de grossesse (IVG) à l'étranger.

«On ne l'a dit à personne. Parce que je sais que c'est interdit, parce que j'avais peur de la réaction des gens», dit la patiente, mère d'un enfant, qui préfère taire son nom. Un projet de loi destiné à interdire presque complètement l'avortement est en préparation en Pologne, poussé par des groupes radicaux, en dépit du fait que des dizaines de milliers de femmes optent chaque année pour un avortement illégal ou pour une visite dans un hôpital étranger.

Quand la jeune femme et son partenaire avaient appris qu'elle attendait des jumeaux, ils étaient ravis. Puis elle a eu des problèmes de santé. Un embryon est mort. Les médecins n'étaient pas sûrs que l'autre allait naître en bonne santé. «C'est une décision difficile pour chacun, une décision traumatisante. J'ai tout simplement eu de mauvais résultats des tests», explique à l'AFP cette catholique non pratiquante. Une loi de 1993 interdit tout avortement sauf en cas de viol ou d'inceste, de risque pour la santé de la mère et d'importante déformation du foetus.

Des militants anti-avortement ont déposé mardi au Parlement une proposition de loi d'initiative populaire qui va encore plus loin, autorisant l'IVG uniquement pour préserver la vie de la mère. Les médecins pratiquant une IVG non autorisée risqueraient cinq années de prison au lieu de deux et les mères pourraient être punies elles aussi, mais les tribunaux auraient la possibilité d'y renoncer.

L'avortement «ne diffère en rien de l'assassinat d'un autre groupe de personnes», dit Mariusz Dzierzawski, animateur sexagénaire du groupe à l'origine du projet de loi.

«C'est comme quand les Allemands disaient qu'il est bon de tuer les Juifs. Or, les enfants avant la naissance sont une catégorie bien plus vaste», assène ce père de trois filles adultes.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer