Le FBI recommande de ne pas poursuivre Hillary Clinton

Le président Barack Obama a livré mardi à... (AFP, Nicholas Kamm)

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Le président Barack Obama a livré mardi à Charlotte un vibrant plaidoyer en faveur de Hillary Clinton, la candidate démocrate qui était son ancienne rivale lors des primaires de 2008.

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Michael Mathes
Agence France-Presse
Charlotte

Le FBI a recommandé mardi de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour l'utilisation de courriels sur un serveur privé, un immense soulagement pour la candidate démocrate à la Maison-Blanche au moment où elle recevait pour la première fois l'appui de Barack Obama en campagne.

De l'avis du chef de la police fédérale américaine, James Comey, «aucune poursuite ne s'impose» à l'encontre de la secrétaire d'État, même si elle a fait preuve d'une «négligence extrême».

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La ministre américaine de la Justice Loretta Lynch

AP

De l'avis du chef de la police fédérale américaine, James Comey, «aucune poursuite ne s'impose» à l'encontre de la secrétaire d'État même si elle a fait preuve d'une «négligence extrême».

La ministre américaine de la Justice Loretta Lynch a assuré qu'elle se rangerait aux recommandations du FBI et des procureurs impliqués dans l'enquête, tentant ainsi d'écarter tout soupçon d'interférence politique dans ce dossier ultra-sensible.

Certains des courriels envoyés par Mme Clinton en utilisant un serveur privé étaient classés «secret» et des personnes mal intentionnées ont théoriquement pu y avoir accès, a souligné le patron du FBI. Mais l'ancienne chef de la diplomatie américaine n'a cependant «pas eu l'intention» de violer la loi, selon M. Comey.

Si cette décision est une bonne nouvelle pour le camp Clinton, tant une possible inculpation aurait plombé sa campagne, les termes durs choisis par le patron du FBI pour qualifier les choix de l'ancienne première dame offrent de précieuses munitions à ses opposants républicains.

«Toute personne sensée occupant la fonction de Mme Clinton [...] aurait dû savoir» qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense, a notamment souligné le patron du FBI.

«Le système est vicié», a immédiatement réagi Donald Trump sur Twitter, tandis que Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants, dénonçait une décision «qui défie l'entendement».

«Nous sommes heureux que cette question soit désormais résolue», a souligné de son côté l'équipe de campagne de la porte-parole, tentant de clore le débat qui devrait cependant rester vif.

Mme Clinton et M. Obama, anciens concurrents lors des primaires démocrates de 2008, se sont envolés ensemble en début d'après-midi à bord de l'avion présidentiel Air Force One pour rejoindre Charlotte, en Caroline du Nord, où ils participeront ensemble à une rencontre électorale.

Il s'agit de la première étape d'une série d'événements qui doivent galvaniser les électeurs en faveur de l'ancienne première dame et ancienne secrétaire d'État, notamment les minorités qui restent fortement attachées à Barack Obama. Le tout dans des États pivots où se dessinera l'issue de l'élection du 8 novembre.

«Hillary-la-crapule»

À trois semaines du congrès démocrate à Philadelphie, lors duquel Mme Clinton sera formellement investie candidate du parti aux dépens de Bernie Sanders, les républicains se sont saisis de l'affaire des courriels, emblématique selon eux de son manque de sérieux et de fiabilité.

«Hillary-la-crapule est "coupable comme pas possible", mais le système dans son ensemble est truqué et corrompu», s'est indigné Donald Trump. «Où sont les 33 000 courriels manquants?» a-t-il encore demandé, en référence aux courriels que Clinton dit avoir effacés parce qu'ils relevaient de sa vie privée.

Depuis quelque temps, l'homme d'affaires de New York fait feu de tout bois contre sa rivale.

Outre ses attaques dénonçant une privilégiée, membre de l'establishment de Washington, il l'a accusée lundi d'être faible devant la menace terroriste, au lendemain d'un attentat suicide du groupe État islamique qui a fait plus de 200 morts à Bagdad.

Obama: «Je crois en Hillary»

Le président des États-Unis, Barack Obama, a prononcé mardi à Charlotte un vibrant plaidoyer en faveur d'Hillary Clinton, louant son énergie et sa combativité. «Je suis ici aujourd'hui car je crois en Hillary Clinton», a lancé M. Obama lors de sa première assemblée commune lors de la campagne 2016 avec son ancienne rivale lors des primaires démocrates de 2008. «Il n'y a jamais eu un homme ou une femme qui soit aussi qualifié pour ce poste. Jamais!» a ajouté M. Obama. 

«L'autre camp n'a rien à vous offrir», a encore ajouté M. Obama, visiblement ravi de retrouver l'atmosphère de campagne. Il a aussi décoché quelques piques à Donald Trump. «Tout le monde peut tweeter», a-t-il ironisé, insistant sur le défi que représente le fait de prendre des décisions depuis le Bureau ovale. «Même les républicains ne savent pas vraiment de quoi il parle», a-t-il ajouté, sans mentionner Donald Trump par son nom.

L'appui de Barack Obama pourrait s'avérer utile pour Hillary Clinton car, même si la quasi-

totalité des sondages la donnent victorieuse en novembre, l'écart se resserre ces dernières semaines. Le dernier sondage NBC News/Wall Street Journal donne même un large avantage (41 % contre 25 %) à Trump dans les domaines de l'honnêteté et de la fiabilité.  

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