Le pro-Brexit et ex-maire de Londres Boris Johnson renonce au pouvoir

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Associated Press
Londres

L'ancien maire de Londres Boris Johnson a annoncé jeudi qu'il ne briguera pas la direction du Parti conservateur britannique, et qu'il renonce donc à remplacer le premier ministre démissionnaire David Cameron.

M. Johnson était la figure de proue du camp «partir» au cours de la récente campagne référendaire du «Brexit».

Son désistement inattendu profitera probablement surtout à la ministre de l'Intérieur Theresa May, qui est la préférée des preneurs aux livres et qui est vue comme un choix «sécuritaire» pour dégager le Royaume-Uni de l'Union européenne. Mme May n'avait offert qu'un appui timide au camp «rester» pendant la campagne.

Les chances de Mme May sont également rehaussées par une querelle de dernière minute entre M. Johnson et le ministre de la Justice Michael Gove, qui a lui aussi annoncé son intention de briguer le leadership conservateur. MM. Johnson et Gove avaient fait campagne ensemble avant le vote de jeudi dernier.

M. Gove a annoncé par voie de communiqué qu'il se lance dans la course parce que, dit-il, il a conclu que M. Johnson sera «incapable d'offrir le leadership ou d'assembler l'équipe nécessaire pour la tâche qui nous attend».

On s'attendait à ce que M. Gove ne soit pas de la course et qu'il appuie M. Johnson.

La chaîne SkyNews a obtenu un courriel transmis par la femme de M. Gove, la journaliste Sarah Vine, dans lequel elle lui conseille d'exiger des garanties concrètes à M. Johnson avant d'appuyer sa candidature. Elle lui rappelle aussi que deux barons de la presse, Rupert Murdoch et Paul Dacre, ont un «dédain instinctif» de M. Johnson. Le camp de M. Gove n'a pas voulu commenter.

Le nouveau chef conservateur sera connu à la fin du mois de septembre et jouera un rôle de premier plan dans le développement d'une nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

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Theresa May

AFP, Niklas Halle'n

Qui pour remplacer David Cameron?

Theresa May

Restée à l'écart de la guerre intestine qui a secoué le parti conservateur pendant la campagne du référendum, la très ferme ministre de l'Intérieur fait figure de candidate de consensus dans la succession à David Cameron.

Eurosceptique dans l'âme, Theresa May, 59 ans, avait pourtant choisi en début d'année, contre toute attente, de rester fidèle au Premier ministre et de défendre le maintien dans l'UE. Mais elle a fait le service minimum, défendant même une limitation de l'immigration, thème favori des pro-Brexit.

Michael Gove

Allié de Boris Johnson dans la campagne du référendum, le ministre de la Justice a créé la surprise en annonçant sa candidature jeudi matin.

Intellectuel néoconservateur, esprit fin et ambitieux, M. Gove, 48 ans, a été l'un des grands artisans de la victoire du camp du Brexit, après avoir rompu avec son ami David Cameron qu'il aspire désormais à remplacer à la tête de l'exécutif britannique.

Il avait justifié ce choix «difficile» en clamant que le Royaume-Uni serait «plus libre, plus juste et plus fort en dehors de l'UE».

Stephen Crabb

Le ministre du Travail a été le plus premier a officialisé sa candidature. Favorable au maintien dans l'UE, M. Crabb a indiqué qu'aucun retour en arrière n'était possible et qu'il n'y aura «pas de second référendum».

Dans un parti parfois accusé d'élitisme, le ministre de 43 ans, originaire du Pays de Galles et élevé par une mère célibataire, peut se targuer d'origines modestes. Il a formé un ticket avec le ministre aux Entreprises Sajid Javid.

Liam Fox

Champion des valeurs traditionnelles au sein du Parti conservateur, et eurosceptique notoire, l'ancien ministre de la Défense de 54 ans avait été contraint de démissionner de son poste en 2011 après un scandale sur divers conflits d'intérêt.

L'ancien médecin, qui avait déjà brigué la présidence des Tories en 2005 face à David Cameron, fait figure d'outsider, mais il peut compter sur des soutiens dans les rangs des militants.

Andrea Leadsom

La secrétaire d'Etat à l'Energie, 53 ans, a annoncé sa candidature sur Twitter en appelant à «tirer le meilleur du Brexit». La candidate, qui a travaillé dans la finance, avait appelé à célébrer «l'indépendance» du Royaume-Uni après l'annonce des résultats du référendum.

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