Opposition à la présence de l'Écosse aux négos post-Brexit

La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, ne s'inquiète... (AFP, Geoffroy Van der Hasselt)

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La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, ne s'inquiète pas du refus de l'Espagne et de la France de voir l'Écosse participer aux négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

AFP, Geoffroy Van der Hasselt

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Agence France-Presse
Bruxelles

L'Espagne, confrontée à la menace d'une indépendance de la Catalogne, et la France se sont opposées mercredi à ce que l'Écosse soit partie prenante de toute négociation post-Brexit avec l'Union européenne (UE), à l'issue d'une réunion des 27 consacrée à l'après-Brexit.

«Le gouvernement espagnol s'oppose à ce que toute négociation soit menée avec quelqu'un de différent que le gouvernement du Royaume-Uni», a dit le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy lors d'une conférence de presse.

Même écho chez le président français François Hollande : la négociation ne se fera pas avec «une partie du Royaume-Uni», a-t-il souligné. L'Écosse, qui a largement exprimé lors du référendum sa volonté rester dans l'UE, a bien l'intention de suivre sa propre voix politique. 

Du côté de Madrid, les choses sont arrêtées : «Les traités [européens] sont contre. Si le Royaume-Uni part, l'Écosse partira des institutions de l'UE», a argumenté M. Rajoy. «Le Royaume-Uni part et avec lui tous ceux qui font partie du Royaume-Uni», a insisté celui qui est confontré aux séparatistes installés à Barcelone, majoritaires au Parlement catalan depuis les élections régionales de septembre 2015. Ces derniers se sont fait élire sur un programme centré sur une feuille de route vers l'indépendance.

Sturgeon positive

En déplacement à Bruxelles mercredi, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a rencontré notamment le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

«Je suis encouragée par la volonté d'écoute que j'ai trouvée aujourd'hui», s'est félicitée Mme Sturgeon lors d'une conférence de presse dans les locaux de Scotland House, la représentation de l'Écosse, située au coeur du quartier européen de la capitale belge.

«Pleine d'espoir et d'optimisme», elle a toutefois reconnu que la situation ne pointait pas «une voie toute tracée» pour l'Écosse. «Ce que je cherche à faire, une fois que les négociations entre le Royaume-Uni et l'UE auront commencé, c'est que toutes les options soient prises en compte et que l'Écosse soit respectée», a plaidé la dirigeante indépendantiste.

En allant plaider le dossier écossais en plein sommet européen, Mme Sturgeon se plaçait dans la situation délicate d'ouvrir des discussions alors que le Royaume-Uni n'a lui-même pas encore déclenché le processus de sortie de l'UE.

«Nous sommes au tout début de la procédure. Ce que j'entends du premier ministre espagnol aujourd'hui est lié au fait que la négociation se fait entre le Royaume-­Uni en tant qu'État membre et l'UE, et je respecte cela totalement», a-t-elle simplement commenté.

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