Attentat d'Istanbul: Erdogan et Obama pointent vers l'EI

Pendant que les proches des victimes de l'attentat... (AP, Emrah Gurel)

Agrandir

Pendant que les proches des victimes de l'attentat de mardi soir pleurent les morts, les gouvernements tentent d'expliquer comment une telle attaque a pu se produire.

AP, Emrah Gurel

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Agence France-Presse
Ottawa

Le président américain Barack Obama a laissé entendre à son tour mercredi que le triple attentat d'Istanbul, qui a fait au moins 41 morts la veille et n'a pas été revendiqué, pourrait être l'oeuvre du groupe Etat islamique (EI).

Le Premier ministre Binali Yildirim avait lui aussi mardi montré du doigt l'organisation djihadiste affirmant que «les indices point(ai)ent Daech», acronyme arabe de l'EI.

«Cela montre combien ces organisations brutales ont bien peu à proposer hormis tuer des innocents», a déclaré le président Obama à l'issue d'une rencontre au Canada avec le président mexicain Enrique Peña Nieto.

«Ils perdent continuellement du terrain, incapables de gouverner les zones dont ils ont pris le contrôle. Ils vont perdre en Syrie, on va les battre en Irak», a poursuivi M. Obama. Les Etats-Unis sont à la tête d'une coalition militaire de pays qui combattent l'EI en Irak et en Syrie depuis août 2014.

«Nous ne relâcherons pas nos efforts tant que nous n'aurons pas démantelé ces réseaux de haine qui ont un impact sur tout le monde civilisé», a-t-il ajouté, répétant que les Etats-Unis se tenaient «aux côtés du peuple turc».

Lors d'un appel téléphonique à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan dans la matinée, M. Obama a proposé à la Turquie «toute aide dont les Turcs peuvent avoir besoin pendant qu'ils mènent l'enquête et qu'ils prennent des mesures pour renforcer la sécurité dans leur pays», selon le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

Cette attaque sera probablement évoquée lors d'un sommet qui réunit mercredi à Ottawa M. Obama, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président mexicain.

«Toute information qu'on obtiendrait et qui pourrait être utile à l'enquête turque sera évidemment partagée» avec Ankara, a insisté le porte-parole américain.

M. Earnest a assuré ne pas disposer d'éléments sur les auteurs de l'attaque mais a rappelé que les Etats-Unis étaient toujours «préoccupés par la capacité de l'EI à mener ce genre d'attaques terroristes, pas seulement en Irak et en Syrie, mais dans d'autres lieux».

L'attaque, qui a touché l'aéroport international Atatürk, le plus grand de Turquie et le 11e dans le monde avec 60 millions de passagers en 2015, a fait au moins 41 morts, dont 13 étrangers, et 239 blessés.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier dans la métropole turque, déjà visée trois fois cette année.

Qualifiant les attaques d'«abominables», Josh Earnest avait déjà affirmé mardi soir le soutien de Washington à Ankara, «notre allié et notre partenaire dans l'Otan».

«De telles attaques ne font que renforcer notre détermination à travailler avec le gouvernement turc pour contrer le fléau du terrorisme et soutenir tous ceux qui dans la région travaillent à promouvoir la paix», avait de son côté affirmé un porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.

«La marque de l'EI», selon la CIA

L'attentat d'Istanbul qui a fait au moins 41 morts mardi porte «la marque» du groupe État islamique, a estimé mercredi à Washington le directeur de la CIA, John Brennan.

L'attentat «méprisable à l'aéroport international d'Istanbul qui a tué des dizaines de personnes et en a blessé bien plus porte sans aucune doute la marque de la dépravation de l'EI», a déclaré M. Brennan lors d'une conférence dans un cercle de réflexion de Washington.

Le président américain Barack Obama avait déjà laissé entendre un peu plus tôt mercredi que l'attentat d'Istanbul pourrait être l'oeuvre de l'organisation djihadiste.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim avait lui aussi mardi montré du doigt l'EI, affirmant que «les indices point(ai)ent Daech», acronyme arabe de l'EI.

«Dans la plupart des cas, si ce n'est tous», l'EI n'a jamais revendiqué les attaques qu'il a lancées en Turquie, a souligné M. Brennan.

Les djihadistes «mènent ces attaques» pour «envoyer un signal à notre partenaire turc», mais ne veulent pas non plus «potentiellement s'aliéner certains des individus en Turquie dont ils pourraient essayer d'obtenir le soutien», a déclaré M. Brennan.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer