Un célèbre éditorialiste conservateur claque la porte et fustige Trump

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«Ce n'est pas mon parti», a lancé George Will, qui signe des éditoriaux dans le Washington Post.

AFP, Mitchell Layton

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Agence France-Presse
Washington

Un célèbre éditorialiste conservateur américain a annoncé avoir claqué la porte du Parti républicain et a appelé à faire perdre son candidat Donald Trump, quitte à prolonger de quatre ans le bail des démocrates à la Maison-Blanche.

«Ce n'est pas mon parti», a lancé George Will, qui signe des éditoriaux dans le Washington Post, lors d'un événement organisé par une organisation conservatrice, a rapporté vendredi le site d'information conservateur PJ Media.

Ce lauréat du prix Pulitzer, âgé de 67 ans, a indiqué qu'il était désormais inscrit sur les listes électorales comme «sans affiliation», et non plus comme un électeur du Parti républicain, selon PJ Media.

M. Will, qui travaille également avec la chaîne Fox News, a appelé les membres du Parti républicain à «faire en sorte qu'il [Trump] perde» et à «serrer les dents» en attendant la prochaine élection.

L'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche «sans opposition» d'un Congrès contrôlé par le Parti républicain serait pire que l'élection de la démocrate Hillary Clinton à la présidence, alors que le Sénat et la Chambre des représentants sont contrôlés par l'opposition, a estimé M. Will.

En s'imposant comme le candidat du Parti républicain, l'homme d'affaires Trump a profondément divisé le Grand Old Party, dont plusieurs donateurs traditionnels hésitent, voire refusent de mettre la main à la poche pour le soutenir.

«Sauvez votre parti, ne donnez pas [d'argent] à Trump», avait exhorté M. Will dans une chronique publiée cette semaine dans le Washington Post.

Soulignant que le fonds de campagne du milliardaire était moins garni que ceux de certains candidats au Congrès, l'éditorialiste avait écrit que «les donateurs républicains n'ont jamais été aussi importants qu'aujourd'hui. Ils peuvent sauver leur parti en n'aidant pas son candidat».

L'éditorialiste n'a pas dit s'il comptait voter pour le candidat libertarien Gary Johnson, ex-gouverneur du Nouveau-Mexique.

Trump décapite la Statue de la Liberté sur une fresque au Mexique

Un célèbre éditorialiste conservateur américain a annoncé... (AFP, Mario Vazquez) - image 3.0

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AFP, Mario Vazquez

Le mouvement mexicain «Stop Trump» est à l'origine d'une nouvelle fresque dans l'État du Mexique où l'on voit le candidat à la Maison-Blanche décapiter la Statue de la Liberté.

«Nous sommes des migrants, pas des délinquants», peut-on voir écrit sur la fresque peinte de manière naïve, qui fait trois mètres de haut sur 9 mètres de large, à un carrefour de la ville de Tonatico.

«Je voulais illustrer ce qu'est le monde de souffrance des migrants», a expliqué à l'AFP Luis Sotelo, l'auteur de cette peinture aux couleurs vives, qui participe ainsi à une série d'actions menées par des collectifs mexicains pour dénoncer les projets politiques de Donald Trump en matière d'immigration.

Le magnat new-yorkais a fait de l'immigration l'un des thèmes principaux de sa campagne, qualifiant les Mexicains de violeurs et de criminels, et proposant comme solution à l'immigration d'élever un mur le long de la frontière mexicaine.

À Tijuana, ville frontalière avec la Californie, plusieurs fresques caricaturant le républicain sont devenues des attractions touristiques.

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