Hillary Clinton, une «menteuse de première classe», selon Trump

Donald Trump estime qu'Hillary Clinton «est peut-être la... (PHOTO AFP, KENA BETANCUR)

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Donald Trump estime qu'Hillary Clinton «est peut-être la personne la plus corrompue à s'être jamais présentée à la présidence».

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Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
New York

Rebondir, et vite. Après plusieurs semaines de turbulences, Donald Trump a fait feu de tout bois mercredi contre Hillary Clinton, l'accusant à New York d'être une «menteuse de première classe», incompétente pour diriger les États-Unis.

Le candidat républicain à la Maison Blanche, à la peine financièrement et devancé dans les sondages, l'a notamment accusée d'avoir dirigé le département d'Etat entre 2009 et 2013 comme son «fonds spéculatif personnel, rendant des faveurs à des régimes d'oppression et à beaucoup d'autres pour du cash», et s'enrichissant sur le dos des Américains.

«C'est peut-être la personne la plus corrompue à s'être jamais présentée à la présidence», a-t-il asséné.

Il s'est à l'inverse positionné comme le défenseur des Américains ordinaires face aux hommes politiques et aux lobbys.

Dans un discours à la tour Trump Soho de Manhattan, au ton inhabituellement calme mais aux propos virulents, il a aussi accusé l'ancienne secrétaire d'État de Barack Obama d'avoir réussi en quatre ans «presque seule à déstabiliser tout le Moyen-Orient».

«L'État islamique nous menace aujourd'hui à cause des décisions qu'Hillary Clinton a prises avec le président Obama», a-t-il affirmé.

Citant George Washington et Abraham Lincoln, M. Trump, qui a commencé cette semaine à réorganiser sa campagne, a aussi critiqué sa rivale démocrate sur ses positions en matière d'immigration, les accords commerciaux qu'elle avait soutenus, «désastre total pour les travailleurs américains», et les dons acceptés selon lui de pays au bilan douteux en matière de droits de l'homme.

«Elle n'a pas le tempérament, le jugement et la compétence pour diriger» les États-Unis, a-t-il insisté.

Message «vieux et fatigué»

Son message «est vieux et fatigué. Son message est que cela ne peut pas changer. Mon message est que les choses doivent changer», a-t-il ajouté.

Il a promis de placer les Américains ordinaires au coeur de sa politique, en appelant les partisans du démocrate Bernie Sanders à le rejoindre, pour lutter, a-t-il dit, contre un système politique et économique «truqué», un terme souvent utilisé par le sénateur Sanders.

Et après avoir pendant des mois affirmé qu'il interdirait l'accès du pays aux musulmans, il a tempéré son discours, les présentant comme des victimes de l'EI, «qui veulent seulement élever leurs enfants en paix et sécurité».

Ce discours, délivré en suivant un téléprompteur, s'écartant rarement de son texte, était perçu comme sa première grande intervention dans la perspective des conventions des partis démocrate et républicain en juillet, avant l'élection présidentielle du 8 novembre.

Il est intervenu 48 heures après le départ de son directeur de campagne Corey Lewandowski, remercié au profit de celui qui est désormais l'homme fort de la campagne Trump, Paul Manafort.

M. Trump n'a pas fait allusion aux maigres ressources financières de sa campagne, qui avait seulement un million de dollars dans ses coffres fin mai, contre 42,5 millions pour Mme Clinton, ce qui affole les cercles républicains.

«Je ne veux pas consacrer le reste de ma vie à récolter de l'argent auprès d'autres personnes. Quand elle [Hillary] récolte cet argent, chaque fois, elle passe des accords [...]. Tout l'argent qu'elle récolte c'est de l'argent du sang», avait-il déclaré quelques heures plus tôt sur CBS.

Mais Donald Trump a dans le même temps accéléré les réceptions de levées de fonds, et envoyé une lettre à ses partisans demandant «pour la première fois» des contributions financières, promettant de participer avec ses fonds propres, à égalité de ce qu'il recevrait dans les 48 heures.

Site dédié à Clinton

Depuis le départ de son directeur de campagne, Donald Trump a aussi annoncé plusieurs embauches, dont une DRH et un directeur politique national, Jim Murphy, chargé des relations avec un parti républicain toujours mal à l'aise face au milliardaire incontrôlable.

Son équipe a aussi répondu systématiquement aux déclarations de Mme Clinton qui, dans un discours très critique mardi, avait prédit une récession et un accroissement de la dette si le milliardaire de l'immobilier, qualifié de «roi de la dette», était élu.

Donald Trump a même annoncé le lancement d'un site internet consacré à «Hillary la menteuse-escroc» recensant ses mensonges «les plus désastreux».

Dans les sondages pour l'élection présidentielle, Hillary Clinton mène en moyenne avec 45 % des intentions de vote contre 39 % pour Donald Trump.

Les conventions de juillet devraient les désigner comme les candidats de leur parti respectif à l'élection présidentielle du 8 novembre. Des milliers de manifestants y sont attendus.

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