Tuerie du Pulse: Obama et Biden à Orlando

Le président américain Barack Obama regarde un t-shirt... (AP, Pablo Martinez Monsivais)

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Le président américain Barack Obama regarde un t-shirt qui lui est présenté par le maire d'Orlando, Buddy Dyer.

AP, Pablo Martinez Monsivais

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Thomas URBAIN
Agence France-Presse
Orlando, Floride

Barack Obama et son vice-président Joe Biden se rendent à Orlando jeudi pour témoigner leur soutien aux familles des victimes de la tuerie de dimanche et rencontrer ceux qui ont agi «héroïquement» depuis le drame.

Quatre jours après le massacre qui a fait 49 morts et 53 blessés et a été revendiqué par le groupe Etat islamique auquel le tueur avait prêté allégeance, le président américain arrive au chevet d'une ville qui ne fait qu'entamer son deuil.

À Orlando et dans ses environs ont démarré des veillées funèbres, comme celle de Javier Jorge-Reyes, un vendeur de 40 ans d'origine portoricaine, mercredi en fin d'après-midi.

Dans le grand stade de la ville, le Camping World Stadium, où a été installée une antenne d'assistance aux rescapés et aux proches de victimes, plusieurs dizaines de personnes sont venues chercher de l'aide pour faire face aux nombreuses démarches administratives à effectuer.

Les rassemblements se poursuivent également, comme la soirée de charité au club gaie Southern Nights mercredi, destinée à lever des fonds pour le personnel du Pulse, la discothèque gaie cible de l'attaque de dimanche.

Un message relayé quasiment au même moment en l'église Trinity Downtown, lors d'un rassemblement de prières.

L'un des pasteurs qui l'animaient, le charismatique Billy Brath, a avoué s'être rendu plusieurs fois au Pulse et s'est félicité du soutien de la ville d'Orlando à la communauté LGBT (lesbienne, gai, bisexuelle et transgenre).

Aux côtés de la communauté touchée

Lors de son déplacement dans la cité meurtrie, jeudi, le président américain entend, lui aussi, «affirmer que le pays est aux côtés de la population d'Orlando» et de «la communauté LGBT», en plein deuil, a indiqué mercredi Josh Earnest, porte-parole de la Maison-Blanche.

Dans l'ancienne capitale nationale du citron pour l'essentiel de l'après-midi de jeudi, il veut rencontrer des familles de victimes, pour leur «présenter ses condoléances et les réconforter», a ajouté le porte-parole.

Le président prévoit également de s'entretenir avec des membres des équipes d'urgence, médecins, infirmières ou ambulanciers, «qui ont agi héroïquement» et «courageusement», sans se préoccuper parfois de leur propre sécurité, selon la Maison-Blanche.

L'attentat, le plus grave aux États unis depuis celui du 11 septembre, a été perpétré par un Américain d'origine afghane, Omar Mateen, qui a été tué lors d'un échange de tirs avec la police.

L'épouse de Mateen visée

La venue de Barack Obama attire un peu plus encore Orlando dans le champ du débat politique sur les armes, ce dont tout le monde ne se réjouit pas en Floride.

Mercredi, devant la Trinity Downtown, un journaliste a été brièvement pris à partie verbalement parce qu'il posait des questions sur la venue du président américain, alors que le rassemblement était dédié aux victimes.

Le massacre d'Orlando a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu, qui oppose républicains et démocrates.

Mercredi, le candidat républicain a surpris, cependant, en suggérant de ne plus vendre d'armes à feu à des personnes figurant sur des listes de surveillance antiterroriste, au risque de froisser le lobby des armes voire des membres de son propre parti.

Secret sur l'enquête

Concernant l'enquête, après avoir dévoilé beaucoup d'éléments lors des trois premiers jours, les autorités communiquent désormais les informations au compte-goutte.

Le procureur du district de Floride dont dépend Orlando, Lee Bentley, n'a pas voulu donner de précisions sur les éventuelles poursuites contre l'épouse d'Omar Mateen, Noor Salman.

Selon plusieurs médias américains, un jury populaire étudie actuellement les éléments la concernant afin de déterminer s'ils sont suffisants pour l'inculper.

Noor Salman pourrait avoir été au courant des intentions de son mari, mais n'aurait pas prévenu les autorités.

Tensions

Sur le terrain, la situation reste tendue.

Même si le FBI a indiqué mercredi que rien ne laissait, pour l'heure, présager d'un risque d'attentat lors des semaines à venir, à Orlando ou dans le reste du pays, il a incité les clubs gais de la région à faire preuve de vigilance.

Le procureur Lee Bentley a lui fait état de menaces contre la communauté musulmane et rappelé qu'elles pouvaient faire l'objet de poursuites pénales.

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