Carnage à Orlando

  • Caleb McGrew, à droite, est enlacé par son conjoint Yosniel Delgado Giniebra, lors d'une vigile à Miami, en Floride. (AP, Lynne Sladky)

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    Caleb McGrew, à droite, est enlacé par son conjoint Yosniel Delgado Giniebra, lors d'une vigile à Miami, en Floride.

    AP, Lynne Sladky

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  • Le club Pulse, théâtre du massacre d'Orlando dimanche à l'aube, s'affiche comme l'une des boîtes de nuit emblématiques de la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, intersexuées) en Floride et aux États-Unis. (AP, Phelan M. Ebenhack)

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    Le club Pulse, théâtre du massacre d'Orlando dimanche à l'aube, s'affiche comme l'une des boîtes de nuit emblématiques de la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, intersexuées) en Floride et aux États-Unis.

    AP, Phelan M. Ebenhack

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  • Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre le mobile de l'homme lourdement armé. (AP, Phelan M. Ebenhack)

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    Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre le mobile de l'homme lourdement armé.

    AP, Phelan M. Ebenhack

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  • Ray Rivera (gauche), un DJ au club Pulse, se fait consoler par une amie après le drame. (AP)

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    Ray Rivera (gauche), un DJ au club Pulse, se fait consoler par une amie après le drame.

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  • Le maire d'Orlando, Buddy Dyer (centre droit), et le chef de police d'Orlando, John Mina (centre gauche). (AP, Phelan M. Ebenhack)

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    Le maire d'Orlando, Buddy Dyer (centre droit), et le chef de police d'Orlando, John Mina (centre gauche).

    AP, Phelan M. Ebenhack

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  • Des corps de victimes sont transférés dans un centre médical pour être examinés. (AP, Alan Diaz)

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    Des corps de victimes sont transférés dans un centre médical pour être examinés.

    AP, Alan Diaz

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  • Vue aérienne de la boîte de nuit Pulse, à Orlando, où a eu lieu le carnage aux petites heures du matin. (AP, Red Huber)

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    Vue aérienne de la boîte de nuit Pulse, à Orlando, où a eu lieu le carnage aux petites heures du matin.

    AP, Red Huber

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  • Le FBI, de même que la police départementale d'Orlando et le personnel du bureau du shériff d'Orange County, menaient leur enquête sur les lieux de la tragédie, dimanche. (AP, Craig Rubadoux)

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    Le FBI, de même que la police départementale d'Orlando et le personnel du bureau du shériff d'Orange County, menaient leur enquête sur les lieux de la tragédie, dimanche.

    AP, Craig Rubadoux

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  • Amis et familles étaient atterrés après qu'une liste de personnes hospitalisées à Orlando eut été dévoilée, où n'apparaissaient pas les noms de ceux qui sont décédés ou portés disparus. (AP, Loren Elliott)

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    Amis et familles étaient atterrés après qu'une liste de personnes hospitalisées à Orlando eut été dévoilée, où n'apparaissaient pas les noms de ceux qui sont décédés ou portés disparus.

    AP, Loren Elliott

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  • Des gens tentaient de se réconforter à l'extérieur d'un hôtel d'Orlando dans l'attente de nouvelles de leurs proches qui se trouvaient sur les lieux de l'attaque. (AP, Loren Elliott)

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    Des gens tentaient de se réconforter à l'extérieur d'un hôtel d'Orlando dans l'attente de nouvelles de leurs proches qui se trouvaient sur les lieux de l'attaque.

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  • Brett Morian réconforte une jeune femme avec qui il participe à une vigile à Orlando. (AP, Joshua Lim)

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    Brett Morian réconforte une jeune femme avec qui il participe à une vigile à Orlando.

    AP, Joshua Lim

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  • «Sœur Leiya» regarde le défilé de la fierté gaie de West Hollywood, en Californie, où les mesures de sécurité ont été renforcées à la suite du carnage à Orlando et de l'arrestation d'un homme lourdement armé à Los Angeles. (AFP)

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    «Sœur Leiya» regarde le défilé de la fierté gaie de West Hollywood, en Californie, où les mesures de sécurité ont été renforcées à la suite du carnage à Orlando et de l'arrestation d'un homme lourdement armé à Los Angeles.

    AFP

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  • Un agent de la police de Los Angeles tient la main d'un adjoint du shériff alors qu'ils prennent part au défilé de la fierté gaie à West Hollywood, en Californie. (AFP, Mark Ralston)

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    Un agent de la police de Los Angeles tient la main d'un adjoint du shériff alors qu'ils prennent part au défilé de la fierté gaie à West Hollywood, en Californie.

    AFP, Mark Ralston

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  • Une imposante vigile a eu lieu dimanche à Orlando. (AFP, Bryan R. Smith)

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    Une imposante vigile a eu lieu dimanche à Orlando.

    AFP, Bryan R. Smith

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  • Jermaine Towns, à gauche, et Brandon Shuford, attendaient à l'extérieur de la boîte de nuit Pulse après l'attaque. Selon M. Towns, son frère était à l'intérieur lorsque le tireur a ouvert le feu, tuant une cinquantaine de personnes. (AP, Phelan M. Ebenhack)

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    Jermaine Towns, à gauche, et Brandon Shuford, attendaient à l'extérieur de la boîte de nuit Pulse après l'attaque. Selon M. Towns, son frère était à l'intérieur lorsque le tireur a ouvert le feu, tuant une cinquantaine de personnes.

    AP, Phelan M. Ebenhack

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  • À Miami, Juan Mantilla et son conjoint prennent part à une vigile en hommage aux victimes. (AP, Lynne Sladky)

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    À Miami, Juan Mantilla et son conjoint prennent part à une vigile en hommage aux victimes.

    AP, Lynne Sladky

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Steve Mort, Shahzad Abdul
Agence France-Presse
Orlando

Cinquante personnes ont été tuées et 53 autres blessées dimanche dans un club gai d'Orlando, en Floride au cours de la pire fusillade de masse de l'histoire des États-Unis, ont annoncé les autorités, ouvrant une enquête pour «terrorisme».

L'homme qui a ouvert le feu et qui pourrait avoir des «sympathies» pour la mouvance islamiste selon la police fédérale (FBI), avait auparavant pris en otage des clients de la discothèque située dans le sud-est des États-Unis, lorsque des troupes d'élite locales (SWAT) ont donné l'assaut.

Le suspect, qui aurait agi seul selon les premières indications de l'enquête, est mort lors d'un échange de tir avec les forces de l'ordre.

Les témoins ont décrit des scènes d'horreur de corps qui tombent et de sang partout dans cette discothèque très fréquentée de la région.

Le suspect a été identifié par le FBI sous le nom d'Omar Seddique Mateen, un Américain d'origine afghane de 29 ans, qui vivait à environ 200 kilomètres au sud-est d'Orlando, dans la ville de Port Saint Lucie et dont le casier judiciaire était vierge.

Le FBI l'a identifié, mais n'a pas voulu en dire plus en attendant de prévenir ses proches.

La fusillade a fait «50 morts, en plus du tireur» et «53 [personnes] sont hospitalisées», a affirmé le maire d'Orlando, Buddy Dyer, lors d'une conférence de presse.

Un premier bilan avait fait état de 20 morts et 50 blessés.

En raison de l'ampleur de la tuerie, le maire a demandé au gouverneur de l'État de Floride d'instaurer l'état d'urgence, et il l'a d'ores et déjà fait pour sa ville, ce qui lui permet de mobiliser des ressources supplémentaires.

Sans attendre et tout en annonçant qu'il «n'y a pas d'autre menace», les autorités ont permis à un imam local d'intervenir pendant la conférence de presse. Il a appelé au calme et a demandé à la population et aux médias de ne pas tirer de conclusions hâtives sur le mobile du tireur.

Les enquêteurs du FBI, qui ont ouvert une enquête pour «acte de terrorisme» cherchent, eux, à déterminer ce qui a motivé le jeune homme qui s'était introduit avec un fusil d'assaut et une arme de poing dans la boîte, la nuit de la fierté gaie aux États-Unis.

«Nous avons des suggestions [laissant penser] que cet individu pourrait avoir des sympathies pour cette idéologie particulière, mais nous ne pouvons pas l'affirmer catégoriquement», a expliqué plus tôt Ron Hopper, agent spécial du FBI interrogé sur de possibles liens entre le tireur et le terrorisme islamiste.

La soirée dans la boîte gaie a tourné vers 2h du matin heure locale «à la prise d'otages», a déclaré le chef de la police, John Mina. Trois heures plus tard, «la décision a été prise de secourir les otages qui étaient à l'intérieur», a-t-il ajouté, sans que l'on sache exactement dans quelles conditions sont morts les victimes ni le tireur.

Le président Barack Obama a été informé en début de matinée du massacre par sa conseillère en sécurité intérieure et contre-terrorisme, et a demandé au gouvernement fédéral «de fournir toute l'aide nécessaire», selon la Maison-Blanche.

«Du sang partout»

«Quelqu'un a commencé à tirer. Les gens se sont jetés sur le sol», a raconté l'un des clients de la discothèque, Ricardo Negron, sur SkyNews. «Il y a eu une courte pause dans les tirs, et certains d'entre nous ont pu se lever et sortir en courant vers l'arrière» de l'établissement.

Ce témoin dit avoir entendu «des tirs continus» pendant probablement moins d'une minute.

Certains médias ont fait état de plusieurs centaines de clients présents à l'intérieur de la discothèque au moment de la fusillade.

Sur CNN, Christopher Hanson a également témoigné de l'horreur de la soirée: «Je n'ai vu aucun des tireurs. J'ai juste vu des corps tomber. J'étais au bar pour commander un verre, je suis tombé, j'ai rampé pour sortir. Les gens essayaient de sortir par derrière. Quand je suis arrivé dans la rue, il y avait du monde, du sang partout».

Le Pulse d'Orlando, qui se présente sur son site Web comme «le bar gai le plus chaud d'Orlando», publiait peu après sur sa page Facebook un dernier message lapidaire: «Sortez tous et courez!»

«Réveillée avec les bouleversantes nouvelles de Floride. [...] Mes pensées sont avec ceux qui sont touchés par cet acte tragique», a réagi sur Twitter la candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton.

Donald Trump, également candidat à la présidentielle, a lui dénoncé une «sale fusillade à Orlando». «La police enquête sur du terrorisme potentiel».

Les violences par armes à feu sont quasi quotidiennes aux États-Unis. L'année 2016 en compte plus que de jours écoulés et elles ont fait plus de 5800 morts d'après le site Gunviolencearchive.org.

Située dans le comté d'Orange, la ville d'Orlando, qui compte environ 250 000 habitants, se trouve à l'intérieur des terres de Floride et est réputée mondialement pour ses parcs d'attractions thématiques, notamment son complexe Disneyworld.

«Clairement un acte de terrorisme»

La fusillade est «clairement un acte de terrorisme», a affirmé le gouverneur de l'État, Rick Scott.

«Quand quelqu'un rentre comme ça et tire et supprime un tel nombre, n'importe quelle vie, et blesse autant de gens, c'est clairement un acte de terreur», a déclaré le gouverneur lors d'une conférence de presse.

Les autorités ont ouvert une enquête pour terrorisme, mais estiment pour le moment que le tireur a agi seul.

Pulse, club emblématique de la cause gai aux États-Unis

Le club Pulse, théâtre du massacre d'Orlando dimanche à l'aube, s'affiche comme l'une des boîtes de nuit emblématiques de la cause des personnes LGBTI (lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, intersexuées) en Floride et aux États-Unis.

«Un univers de divertissement et de fantasme, le club le plus chaud d'Orlando», ainsi se présente Pulse sur son site Internet, agrémenté de nombreuses photos de fêtards parfois un brin sulfureuses.  Le club est réputé aussi pour ses spectacles de drag queens.

L'établissement a été fondé en 2004 des suites d'un drame familial: sa cofondatrice et copropriétaire, Barbara Poma, issue d'une famille italo-américaine, raconte sur le site avoir perdu son frère John en 1991, emporté par le sida.

Il s'agit alors pour Mme Poma de rendre hommage à un être cher prématurément disparu tout en «réveillant les consciences» sur la cause des personnes LGBTI et la prévention du VIH.

Pulse fait partie d'un réseau communautaire dynamique en Floride, faisant notamment la promotion des prochains Gay Games, qui doivent se tenir à Paris en août 2018, une manifestation sportive mondiale à laquelle la ville d'Orlando était candidate.

L'administration américaine du président Barack Obama a fait de la défense des personnes LGBTI aux États-Unis et dans le monde l'une de ses priorités. De fait, les comportements et les attitudes ont fortement évolué dans ce pays à l'égard de l'homosexualité, comme le montre la reconnaissance légale du mariage homosexuel dans tous les États américains depuis juin 2015.

Les fusillades les plus meurtrières aux États-Unis depuis 25 ans

La fusillade dimanche à l'aube dans une discothèque gaie d'Orlando, en Floride, qui a fait au moins 50 morts, est la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis. Voici les tueries les plus sanglantes des 25 dernières années dans ce pays.

16 avr 2007: Un étudiant de 23 ans d'origine coréenne tue 32 personnes avant de se donner la mort sur le campus de l'université de Virginia Tech à Blacksburg.

14 déc 2012: Un jeune homme tue 26 personnes, dont 20 enfants, dans l'école de Sandy Hook à Newtown avant de se suicider.

16 oct 1991: Un homme tue 22 personnes dans un restaurant de Killeen, au Texas et en blesse une vingtaine avant de se donner la mort.

2 déc 2015: Deux islamistes radicalisés d'origine pakistanaise ouvrent le feu lors d'un déjeuner de Noël à San Bernardino, en Californie, faisant 14 morts et 22 blessés.

Et d'autres qui ont marqué l'histoire:

Columbine: Le 20 avril 1999, à Littleton, au Colorado, deux lycéens ouvrent le feu au lycée Columbine et tuent 12 élèves et un enseignant, et blessent 24 autres personnes. Les deux tireurs se suicident sur les lieux du massacre.

Aurora: Le 20 juillet 2012, un jeune homme lourdement armé fait irruption dans un multiplexe d'Aurora, au Colorado, et ouvre le feu sur le public d'une séance de minuit de Batman, faisant 12 morts et 70 blessés. L'auteur de la tuerie, James Holmes, a été condamné en août 2015 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération.

Fort Hood: Le 5 novembre 2009, un psychiatre militaire d'origine palestinienne déclenche la plus grave fusillade sur une base militaire américaine, tuant 13 personnes et en blessant 42 à Fort Hood, au Texas, avant d'être blessé et maîtrisé.

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