Le ramadan, un défi pour les migrants

Pour plusieurs musulmans entassés dans les différents camps... (AFP, ARIS MESSINIS)

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Pour plusieurs musulmans entassés dans les différents camps de migrants en Grèce, se conformer au ramadan, pratique n'est pas toujours facile en raison des conditions de vie dans ces camps.

AFP, ARIS MESSINIS

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Agence France-Presse
Schisto, Grèce

Entassés dans des camps sommaires, les dizaines de milliers de migrants coincés en Grèce, majoritairement musulmans, y ont entamé leur premier ramadan, dans des conditions malcommodes.

Le camp de Schisto, près d'Athènes, une ancienne base militaire, héberge actuellement 1700 personnes de tous âges, majoritairement des Afghans. Environ 700 de ces migrants ont exprimé le souhait d'observer le ramadan, selon la direction du camp.

Environ 55 000 autres sont actuellement coincés en Grèce, et on ignore combien veulent en faire autant.

Les autorités assurent en tout cas que tous ceux qui souhaitent jeûner se voient remettre en même temps que le repas du soir, à consommer après le coucher du soleil, celui du matin à prendre avant l'aube.

Selon une source gouvernementale, «des instructions claires ont été envoyées aux responsables des camps sur le sujet. Nous fournissons de la nourriture à haute valeur nutritionnelle qui peut aussi être conservée hors du réfrigérateur».

Le superviseur civil du camp de Schisto, Panagiotis Karakatsanis, remarque que «les choses vont plus lentement» dans le camp pendant la journée, chacun économisant son énergie jusqu'au crépuscule.

Contrôler son esprit

«L'esprit doit être sous contrôle. C'est un peu plus difficile ici», remarque Ahmad Tamim, 22 ans, un étudiant en économie originaire de Kaboul, qui a passé les quatre derniers mois à Schisto.

Le camp est une structure ouverte, où les pensionnaires sont libres d'aller et venir. Mais il leur faut parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre le premier marché alentour.

Certains prennent le bus vers le Pirée, d'autres comptent seulement sur le fournisseur du camp, avec des appréciations différentes.

«Pour moi la nourriture est très bien, mais ça dépend de votre niveau d'exigence, en tout cas ça ne rassasie pas», ajoute Ahmad.

«Quand j'étais en Afghanistan [...] c'est ma mère qui préparait tout et ici je trouve ça difficile d'avoir à me préparer mes repas, c'est trop difficile», estime Mohammad Mahdi Ishag, un diplômé d'école de commerce recruté comme interprète par l'infirmerie du camp.

À Polykastro, à une vingtaine de kilomètres de la frontière macédonienne, une station d'essence abrite un de ces camps. Les bénévoles préparent le repas du soir, et n'en reviennent pas de voir certains migrants leur apporter de menus présents. «Ils m'ont donné des croissants et du jus de fruits, je ne comprends pas pourquoi», s'étonne un Grec, qui aide à maintenir de la propreté dans le camp.

Ayaz, un Syrien de 31 ans, rappelle que le ramadan est «une période qui exige bonnes actions et générosité. C'est pour cela qu'ils donnent quelque chose à ceux dont ils pensent qu'ils en ont besoin. Malgré les difficultés, il y en a qui observent les règles»

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