Hillary Clinton au seuil de l'investiture démocrate

Hillary Clinton se rapproche de la majorité requise... (AP, John Locher)

Agrandir

Hillary Clinton se rapproche de la majorité requise de délégués pour l'investiture présidentielle chez les démocrates.

AP, John Locher

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Michael Mathes
Agence France-Presse
Los Angeles

Les partisans de la démocrate Hillary Clinton se préparaient à célébrer sa victoire dans la longue course à l'investiture mardi, mais la fête pourrait être gâchée si son rival Bernie Sanders lui infligeait un camouflet symbolique dans les urnes en Californie.

À 68 ans, l'ancienne Première dame et secrétaire d'État est assurée de remporter mardi le nombre suffisant de délégués lors des primaires qui se dérouleront dans six États, dont le New Jersey et la Californie, devenant la première femme à être investie pour l'élection présidentielle par l'un des deux grands partis américains. Son adversaire républicain de novembre est connu depuis un mois : Donald Trump.

Aidée par des victoires dans les territoires des Îles Vierges et de Porto Rico ce week-end, Hillary Clinton se trouvait lundi à 29 délégués de la barre de 2383 requise pour empocher l'investiture. Bernie Sanders a environ 800 délégués de retard sur elle.

«Je sais que cela n'a jamais été fait auparavant. Nous n'avons jamais eu de femme présidente», a-t-elle lancé dimanche en Californie, reconnaissant le caractère historique de sa candidature, sa seconde après l'échec de 2008.

Mais le sénateur du Vermont conteste cette victoire annoncée et affirme vouloir faire changer d'allégeance les superdélégués, des responsables et élus du parti démocrate libres de leur vote lors de la convention d'investiture de Philadelphie, en juillet. Plus de 500 sur 700 se sont ralliés à Hillary Clinton.

Voilà pourquoi il continue de critiquer vertement son adversaire et de faire campagne en Californie, qu'il arpente depuis plus de deux semaines. En cas de première place, il pourrait justifier son maintien en course jusqu'à la dernière primaire, la semaine suivante à Washington, voire jusqu'à la convention.

«N'oublions pas que la convention démocrate est à la fin du mois de juillet. C'est dans longtemps», a dit Bernie Sanders sur CNN dimanche.

Rassemblement démocrate 

Mais Hillary Clinton, sans appeler son adversaire à jeter l'éponge, a bien l'intention de revendiquer la victoire mardi, vraisemblablement dès la fermeture des bureaux de vote du New Jersey, sur la côte est.

Après quatre ultimes meetings californiens, elle célèbrera son succès historique mardi soir dans son fief de New York, à Brooklyn.

«J'aurai plus de trois millions de voix d'avance, et à la fermeture des bureaux de vote mardi, j'aurai une majorité significative des délégués issus des primaires», a-t-elle martelé dimanche sur ABC.

«Après mardi, je ferai tout pour tendre la main et essayer de rassembler le parti démocrate, et j'en attends de même pour le sénateur Sanders», a-t-elle ajouté sur CNN.

Mais ce rassemblement de la gauche américaine s'avère délicat, Bernie Sanders multipliant les actes de défiance et exhortant ses partisans à ne pas se démobiliser.

«Il faut qu'elle comprenne qu'on ne soutient pas Bernie parce qu'il est à la mode», dit un écrivain de théâtre, Travis Sneider-Eaton, 25 ans, lors d'un rassemblement du candidat ce week-end. «Il nous écoute».

Trump... une force unificatrice exceptionnelle

Pour faire l'union, le camp Clinton compte sur une force unificatrice exceptionnelle... du nom de Donald Trump.

«Hillary vaut mieux que Trump, donc je voterai pour Hillary» en novembre, dit un producteur de télévision partisan de Bernie Sanders, Pat McGee.

Le milliardaire républicain est déjà dans le match contre Hillary Clinton, qui l'a étrillé dans un discours jeudi, dénonçant sa susceptibilité et son inaptitude à exercer la fonction suprême.

La semaine a été mauvaise pour Donald Trump. Il a suscité un tollé y compris dans sa famille politique en dénonçant un juge fédéral en raison de ses origines mexicaines, dans une affaire sur son ex-«université». Dimanche, il a doublé la mise en déclarant qu'un juge musulman pourrait également être soupçonné de partialité contre lui, puisque le candidat a appelé à fermer les frontières aux musulmans.

«Oui, ce serait possible, absolument», a-t-il dit sur CBS.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer