Brésil: des peines plus sévères pour le viol collectif

Une femme manifeste contre le viol collectif d'une... (AFP, Miguel Schincariol)

Agrandir

Une femme manifeste contre le viol collectif d'une adolescente de 16 ans la semaine dernière dans une favela de Rio.

AFP, Miguel Schincariol

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Le Sénat brésilien a approuvé à l'unanimité un projet de loi reconnaissant le «viol collectif» et aggravant les peines de prison pour ce crime, en pleine affaire touchant une adolescente à Rio.

Le texte voté mardi soir en un temps record et qui doit désormais passer à la Chambre des députés alourdit les peines pour viol qui vont aujourd'hui de six à 10 ans de prison.

Il prévoit de faire passer de 15 à 25 ans de réclusion les peines pour viol de mineurs de moins de 14 ans. Dans le cas de victimes de 14 à 17 ans la peine maximum sera de 16 ans, et de 13 ans pour les plus de 18 ans. En cas de décès de la victime, la peine prévue est de 30 ans, comme c'est déjà le cas dans la loi actuelle.

Le viol d'une jeune fille, survenu le 21 mai dans une favela de le zone ouest de Rio, filmé et posté sur internet, a choqué le Brésil et au-delà, à deux mois du début des Jeux Olympiques. Elle montre la jeune fille de 16 ans allongée sur un lit, manifestement inconsciente. Un homme expose ses parties intimes en sang tandis que d'autres assurent que «plus de trente» d'entre eux l'ont violée.

Trois des suspects ont été arrêtés tandis que trois autres, qui font l'objet d'un mandat d'arrêt, sont toujours recherchés.

La jeune fille violée a accepté mardi d'être inclue dans le Programme de protection aux enfants et adolescents menacés de mort et a déjà quitté la ville, a indiqué le secrétaire de l'Etat de Rio pour les Droits de l'Homme, Paulo Melo.

«La famille a avait peur d'une vengeance de la part des trafiquants (de la favela). Le programme n'est pas une obligation mais un choix. Elle a tout pour recommencer sa vie et c'est ce qu'elle veut», a souligné M. Melo.

Selon les statistiques de 2015, la zone ouest de Rio a concentré près de la moité des plaintes pour viols: 705 sur 1.610 au total.

Par ailleurs, Fatima Pelaes, la nouvelle secrétaire d'Etat pour la Politique des femmes du gouvernement par intérim de Michel Temer, s'est prononcée en 2010 «contre l'avortement» en cas de viol, rappelait la presse mercredi.

M. Pelaes avait révélé à la Chambre des députés être «le fruit d'un viol»: sa mère, qui était détenue pour un crime passionnel, avait été violée en prison. Elle avait précisé être devenue «anti-avortement» après sa conversion à une église évangélique.

Dans le plus grand pays catholique du monde, l'avortement est possible uniquement en cas de viol, quand la vie de la mère est en danger ou dans le cas de foetus acéphales (sans cerveau).

Mercredi, la secrétaire Pelaes a diffusé un communiqué où elle affirme que sa position sur l'avortement «ne va pas affecter le débat» sur la question.

La victime violée doit avoir le «total» soutien de l'Etat au cas où elle voudrait avorter, comme le prévoit la loi», a-t-elle souligné.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer