Le Brésil indigné après un viol collectif diffusé sur le Net

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La police brésilienne fait circuler cette photo de Raphael Assis Duarte Belo, 41 ans, l'un des 33 hommes suspectés d'avoir participé au viol d'une jeune fille de 16 ans.

AFP, Vanderlei Almeida

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

Le viol collectif d'une adolescente brésilienne à Rio de Janeiro, publié sur les réseaux sociaux cette semaine, a suscité une vague d'indignation au Brésil, la présidence dénonçant «un crime barbare».

La police de Rio a affirmé avoir identifié quatre personnes soupçonnées d'avoir participé à l'agression de la fille de 16 ans, mère d'un enfant de trois ans et présentée par la presse comme une toxicomane.

L'adolescente a affirmé à la police avoir été violée par 33 hommes armés dans une favela de la zone ouest de Rio. Selon sa grand-mère citée par le quotidien O'Globo, elle était en état de choc et disait ne se souvenir de rien.

Elle a été hospitalisée pour recevoir des traitements préventifs contre le sida et l'hépatite C.

Sur la vidéo filmée par un téléphone portable et publiée mercredi par un internaute se présentant comme «Michel», on voit l'adolescente allongée sur un lit, manifestement inconsciente, les parties intimes exposées et saignantes. «Elle a été engrossée par plus de 30!» dit une voix masculine. «T'as compris ou pas? Plus de 30!» ajoute-t-il en riant, selon le récit rapporté par O'Globo.

Selon des déclarations de sa famille à la presse, elle aurait été victime d'un acte de vengeance d'un ex-petit ami.

«Il existe de très forts indices que la jeune fille a effectivement été violée», mais cela «doit être confirmé par le résultat de l'expertise médicale», a déclaré le chef de la police civile de Rio Fernando Veloso.

«Nous ne sommes pas en mesure de dire maintenant si les agresseurs étaient 30, 33 ou 36. C'est l'enquête qui va devoir le déterminer», a-t-il ajouté.

La vidéo avait aussi été retweetée au moins 198 fois et reçue plus de 500 «J'aime» avant d'être retirée jeudi du réseau.

Agression sexuelle toutes les 11 minutes

Des milliers d'internautes brésiliens scandalisés ont publié sur les réseaux sociaux le slogan: «Je lutte pour la fin de la culture du viol.»

L'adolescente a remercié ces internautes pour leur soutien sur sa page Facebook, évoquant son agression en ces termes : «Ça me fait plus mal à l'âme qu'à l'utérus.»

«Je dénonce avec la véhémence la plus absolue le viol de l'adolescente à Rio de Janeiro. C'est une folie qu'en plein XXIe siècle, on soit confronté à des crimes barbares comme celui-là», a tweeté vendredi le président par intérim, Michel Temer.

Dilma Rousseff, présidente écartée au moins provisoirement du pouvoir dans le cadre d'une procédure en destitution, a également exprimé son indignation face à cette «barbarie».

Selon l'ONG Forum de sécurité publique, la police brésilienne a enregistré une agression sexuelle toutes les 11 minutes en 2014.

Sachant que seuls 10 % des cas seraient dénoncés, selon la même association, le nombre de viols au Brésil pourrait dépasser les 500000par an, sur une population totale de 204 millions d'habitants.

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