Une pénurie de tomates met le Nigeria en émoi

Dans l'État de Kano au Nigeria, 90 %... (AFP)

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Dans l'État de Kano au Nigeria, 90 % des 17 000 hectares d'exploitations de tomates ont été détruits par une invasion de chenilles ravageuses.

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Agence France-Presse
Kano, Nigeria

La production de tomates, aliment de base de la cuisine au Nigeria, a brutalement chuté à cause d'une chenille ravageuse qui détruit les champs, conduisant les autorités d'un État du nord du pays à déclarer mardi l'état d'urgence.

La pénurie a entraîné une hausse astronomique du prix des tomates à travers le pays, au moment où la population fait déjà face à une inflation importante et une hausse du prix de l'essence.

«Nous avons déclaré l'état d'urgence à cause d'une invasion de chenilles qui ont détruit 80 % des tomates de l'État», a déclaré le responsable de l'agriculture pour l'Etat de Kaduna, Manzo Daniel, à l'AFP.

La nouvelle a mis les Nigérians dans tous leurs états sur les réseaux sociaux : la tomate sert notamment à la préparation du riz jollof, un des plats les plus populaires du pays.

Dans l'État de Kano voisin, plus au nord, 90 % des 17 000 hectares d'exploitations ont aussi été détruits par cet insecte, selon les responsables du secteur agricole de cet État.

L'usine de fabrication de concentré de tomate récemment construite par l'homme d'affaires nigérian Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a même dû fermer, faute de matière première, selon son directeur général, Abdulkareem Kaita.

Résistant aux pesticides

C'est la Tuta absoluta, un petit lépidoptère aux effets ravageurs aussi appelé «mineuse de la tomate», qui s'est propagée dans les exploitations. Originaire d'Amérique du Sud, cet insecte s'est propagé en Europe et en Afrique. Il développe rapidement des résistances aux pesticides, le rendant difficile à éradiquer.

La pénurie de tomates engendrée par cette catastrophe naturelle a fait grimper le prix des tomates de façon «astronomique», selon M. Daniel.

Une caisse de plusieurs centaines de tomates, qui coûtait entre 300 et 1500 nairas avant, atteint aujourd'hui 42 000 nairas (272 $CAN), a-t-il rapporté.

«Vitesse grand V»

Et «ce n'est que le début du désastre, si nous ne prenons pas des mesures drastiques, parce que (cela) se propage dans tout le nord à vitesse grand V», a-t-il prévenu.

Plus de 200 cultivateurs de tomates ont déjà été touchés. Ils ont enregistré des pertes à hauteur d'un milliard de nairas, a-t-il déclaré.

Des experts ont été envoyés au Kenya pour se former, afin de mettre en place une stratégie de lutte contre l'insecte - un papillon au stade adulte, qui dépose ses oeufs sur les plants de tomates, ceux-ci devenant des chenilles qui dévorent les feuilles et le fruit.

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