Au moins 60 000 morts dans les prisons du régime syrien

En 2010, le gouvernement canadien a autorisé le... (Archives AP, Muhammed Muheisen)

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En 2010, le gouvernement canadien a autorisé le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) à utiliser des informations obtenues par la torture lorsque la sécurité des Canadiens est en danger.

Archives AP, Muhammed Muheisen

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Agence France-Presse
Beyrouth

Au moins 60 000 personnes sont mortes en cinq ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime syrien, a affirmé samedi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Depuis mars 2011, au moins 60 000 personnes ont perdu la vie sous la torture ou en raison des mauvais traitements, notamment l'absence de médicaments et de nourriture, dans les centres de détention du régime», a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Il a précisé que ce chiffre avait été obtenu auprès de sources du régime.

«Le plus grand nombre de décès a été répertorié dans la prison de Saydnaya et dans les centres de détention des services de renseignements de l'armée de l'air et de la sécurité de l'État», a-t-il ajouté.

Située à 30 kilomètres au nord de Damas, la prison de Saydanaya est l'une des plus grandes du pays.

L'OSDH a affirmé avoir établi une liste des noms de 14 456 morts, dont 110 enfants.

Selon Rami Abdel Rahlmane, un demi-million de personnes sont passées dans les geôles du régime depuis le début en 2011 d'un conflit qui a fait plus de 270 000 morts et contraint des millions de personnes à fuir le pays, créant une immense crise humanitaire.

Par ailleurs, a ajouté le directeur de l'OSDH, «plusieurs milliers» de personnes ont péri durant la même période dans les prisons de groupes rebelles et djihadistes.

En février, les enquêteurs de l'ONU sur la Syrie avaient accusé le régime de Damas d'«extermination» de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une «politique d'État».

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, avait pour sa part annoncé la nomination d'Eva Svoboda comme chargée de la question des détenus et personnes kidnappées.

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