Victoire «officieuse» de Clinton dans le Kentucky

Alors que se tenaient les primaires du Kentucky,... (AFP, Robyn Beck)

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Alors que se tenaient les primaires du Kentucky, les partisans de Bernie Sanders démontraient leur enthousiasme lors d'un rassemblement tenu en Californie.

AFP, Robyn Beck

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Agence France-Presse
Washington

Après une campagne laborieuse, la candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton a revendiqué une courte victoire mardi à la primaire du Kentucky, mais Bernie Sanders, victorieux dans l'Oregon, a promis de rester dans la course à l'investiture jusqu'à la fin.

Dans le Kentucky, la responsable en charge des élections, Alison Lundergan Grimes, a qualifié Hillary Clinton de gagnante «officieuse», sur CNN. «Nous venons de gagner le Kentucky!» a ensuite écrit Hillary Clinton sur Twitter.

Selon des résultats portant sur 99,9 % des bureaux de vote, elle a obtenu 46,8 % des voix contre 46,3 % pour le sénateur du Vermont, soit un écart de moins de 2000 voix sur plus de 450 000.

Mais Bernie Sanders a facilement battu l'ancienne secrétaire d'État dans l'Oregon, État progressiste de la côte Pacifique, avec 53 % des voix selon des résultats partiels.

Cette victoire de justesse de Hillary Clinton ne lui rapportera qu'un nombre négligeable de délégués de plus que Bernie Sanders, mais symboliquement, la candidate peut se féliciter d'avoir modestement endigué la dynamique en faveur du sénateur, qui reste en course malgré son retard quasi insurmontable en nombre de délégués.

Même si elle n'a pas appelé son poursuivant à se retirer, Hillary Clinton a hâte de consacrer son temps et ses ressources à son rival de l'élection présidentielle de novembre, le républicain Donald Trump, au lieu de rester empêtrée dans des primaires qui n'en finissent pas.

La démocrate avait donc investi un temps considérable (cinq journées) dans le Kentucky, cet État des Appalaches qu'elle avait largement remporté aux primaires de 2008, et où Bill Clinton a gagné aux présidentielles de 1992 et 1996. L'ancien président démocrate y est également revenu, dans le but de convaincre les cols bleus que son épouse serait la plus capable de défendre leurs intérêts économiques.

«C'est elle la plus expérimentée», disait mardi Sarah Herberger, une enseignante de 32 ans qui a voté pour la démocrate. «Elle était à la Maison-Blanche comme première dame, et Bill Clinton son mari peut lui donner des conseils.» La candidate a d'ailleurs indiqué qu'elle confierait un rôle économique à Bill en cas de retour à la Maison-Blanche.

«J'ai déjà dit à mon mari que si j'ai la chance d'être élue, il deviendra le "premier gentleman", mais j'attendrai de lui qu'il travaille [...] pour faire monter les salaires», a-t-elle dit lundi dans un restaurant de Paducah en rappelant à la clientèle, comme elle le fait souvent, les bons chiffres de croissance des années 90.

Assurée de la victoire

Hillary Clinton n'avait mathématiquement pas besoin d'une victoire mardi. Même si elle perdait toutes les consultations restantes, jusqu'au 14 juin, elle continuerait à récolter suffisamment de délégués, répartis à la proportionnelle, pour atteindre la majorité requise de 2383. Elle en avait avant mardi 2243, contre 1465 pour Bernie Sanders.

Mais le sénateur du Vermont cherche à prouver les faiblesses de Hillary Clinton dans l'électorat ouvrier et blanc, non négligeable pour la présidentielle de novembre. Il l'a battue dans l'Indiana et en Virginie occidentale en mai, et chaque victoire apportait de l'eau à son moulin.

Officiellement, il dit vouloir persuader les centaines de «superdélégués» démocrates (élus et responsables du parti) de rompre avec Hillary Clinton et de se rallier à lui. Mais son objectif pourrait aussi être de préparer son avenir au sein de la gauche américaine, en pesant sur le programme du parti démocrate.

Mardi, il organisait une autre de ses grandes réunions en Californie, où les électeurs voteront le 7 juin.

Sa persistance n'a toutefois pas empêché Hillary Clinton de lancer son offensive contre Donald Trump, qu'elle a commencé à qualifier de «danger public».

«Posez-vous la question : est-ce qu'un secrétaire d'État pourra facilement négocier avec un dirigeant musulman si un candidat à la présidentielle ou, Dieu nous en garde, un président, passe autant de temps à dénigrer la religion des habitants d'une région poudrière avec lesquels nous devons négocier?» s'est-elle demandé lundi.

Le républicain insistait encore mardi sur la vulnérabilité supposée de la démocrate : «Hillary la malhonnête n'arrive pas à battre Bernie Sanders. Encore une mauvaise journée pour elle!» a-t-il écrit sur Twitter, avant les résultats du Kentucky.

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