Trump et les dirigeants républicains en quête d'unité

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Quelques manifestants s'étaient rassemblés près des locaux du Parti républicain où Donald Trump et les chefs républicains entamaient le délicat processus de réunification.

AFP, Nicholas Kamm

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Agence France-Presse
Washington

Le candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, a rencontré jeudi les chefs de son parti et lancé le délicat processus de réunification, afin de faire front commun pour empêcher Hillary Clinton de succéder à Barack Obama.

«Bien que nous soyons honnêtes sur nos différences, nous avons constaté qu'il y avait aussi de nombreux terrains d'entente», ont déclaré dans un communiqué commun Donald Trump et Paul Ryan, l'homme fort du Congrès, président de la Chambre des représentants.

«C'était notre première rencontre, mais un pas très positif vers la réunification», ont estimé les deux hommes.

«Les États-Unis ne peuvent pas se permettre quatre années supplémentaires d'une Maison-Blanche Obama, ce que Hillary Clinton représente. C'est pourquoi il est crucial que les républicains se rassemblent autour de nos principes communs, promeuvent un programme conservateur, et fassent tout leur possible pour gagner cet automne», ont ajouté Trump et Ryan, apparemment désireux d'apaiser les tensions et d'atténuer, au moins en public, leurs divergences, même si Paul Ryan n'a pas encore formellement apporté son soutien à Donald Trump.

La rencontre, événement politico-médiatique, s'est tenue dans les locaux du parti républicain, sous l'égide de son président Reince Priebus qui, fataliste, s'était rallié la semaine dernière à Donald Trump.

Enjeux immenses

L'homme d'affaires ne cherche pas simplement à obtenir une jolie photo de famille. Les divergences sont profondes et les enjeux, autant politiques que financiers, immenses, les républicains craignant de perdre leur majorité au Congrès lors des élections de novembre.

La réconciliation prendra du temps, a noté Ryan. Elle «ne se fera pas en 45 minutes», a-t-il expliqué jeudi.

Mais le chef républicain, encouragé, a souligné que les deux hommes avaient discuté de principes, tels que la séparation des pouvoirs, l'interprétation de la Constitution, l'avortement, et le rôle de la Cour suprême. «Nous sommes en train de planter les graines de l'unité, afin de combler le fossé de nos différends», a ajouté Paul Ryan.

À ce stade, la perspective d'un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l'honneur conservateur s'estompe, les chefs républicains estimant qu'il y aurait plus à perdre en continuant à diviser le parti qu'en s'accommodant de Donald Trump, quitte à le faire seulement pour la forme.

Beaucoup d'élus républicains veulent avant tout sauver les meubles et conserver la majorité républicaine au Sénat lors des législatives de novembre.

D'autres tentent simplement de dédramatiser la situation. Après tout, disent-ils en substance, le parti a plus de deux mois pour préparer la convention, et la présidentielle est distante de six mois.

Le sénateur de l'Iowa, Chuck Grassley, élu en 1980 en même temps que l'ex-président républicain Ronald Reagan, a philosophé cette semaine : «Souvenez-vous, tout le monde pensait que Reagan nous conduirait à la défaite.»

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