Destitution de Rousseff: le feuilleton se poursuit

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Un partisan de la destitution de la présidente Dilma Rousseff

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Agence France-Presse
Rio de Janeiro

«Je vais vous surprendre!» avait prévenu vendredi le nouveau président par intérim de l'Assemblée brésilienne : Waldir Maranhao a tenu parole en annulant lundi d'un trait de plume le vote des députés favorable à la destitution de la présidente Dilma Rousseff.

Ce député à épaisse moustache a inscrit son nom au générique du feuilleton rocambolesque de la destitution de Mme Rousseff en annulant l'épisode du vote massif des députés, le 17 avril, qui avalisait la procédure.

Peu après, le président du Sénat brésilien, Renan Calheiros, a ordonné la poursuite du processus de destitution, ignorant la décision «intempestive» prise par Waldir Maranhao.

M. Calheiros a souligné qu'«aucune décision autocratique ne pouvait s'imposer à une décision collégiale», se référant au vote de l'Assemblée plénière des députés qui avait approuvé la procédure de destitution de Mme Rousseff à une écrasante majorité de 367 voix sur 513.

«Accepter une telle plaisanterie avec la démocratie me compromettrait personnellement dans le retard du processus. Il n'appartient pas au président du Sénat de dire s'il est juste ou injuste, mais à l'Assemblée plénière du Sénat», a-t-il souligné.

Sauf intervention du Tribunal suprême fédéral entre-temps, la procédure suivra donc son cours comme prévu.

Les sénateurs sont appelés à voter à partir de mercredi l'ouverture formelle d'un procès en destitution de Mme Rousseff pour maquillage des comptes publics, lors d'un vote à la majorité simple.

Cette décision entraînerait la mise à l'écart automatique de Mme Rousseff du pouvoir pendant un maximum de 180 jours, en attendant le jugement final des sénateurs. Son vice-président Michel Temer, ancien allié devenu rival, la remplacerait immédiatement par intérim et formerait un nouveau gouvernement.

Le nouveau président par intérim de l'Assemblée brésilienne,... (AP, Eraldo Peres) - image 2.0

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Le nouveau président par intérim de l'Assemblée brésilienne, Waldir Maranhao

AP, Eraldo Peres

Une jasette avec Dieu

Waldir Maranhao, 60 ans, avait rallié Brasilia dimanche en compagnie du gouverneur de l'État du Maranhao, Flavio Dino, un proche de Mme Rousseff. Puis il avait dîné avec José Eduardo Cardozo, avocat général de l'Union et à ce titre premier défenseur de la présidente...

Mais ce virage est d'autant plus inattendu qu'il prend à revers le président de la Chambre des députés Eduardo Cunha, allié de M. Maranhao, qui l'avait porté au poste de premier vice-président en février 2015.

M. Cunha a été suspendu jeudi par la justice pour entrave aux enquêtes le visant dans le cadre du scandale de corruption Petrobras.

Et son obligé a pris son fauteuil dans des conditions assez cocasses. Pétrifié en apprenant la suspension de M. Cunha, M. Maranhao avait coupé court à la séance de débats et tout bonnement fermé les micros, sans explications, pour se réfugier dans son bureau.

Et quand ses collègues l'avaient sondé sur ses intentions à son nouveau poste, il leur avait rétorqué vouloir en «parler deux, trois minutes avec Dieu».

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