Obama blague sur Trudeau lors de son dernier dîner des correspondants

En plat de résistance, le président Obama s'est... (La Presse Canadienne, Susan Walsh)

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En plat de résistance, le président Obama s'est offert le milliardaire Donald Trump, habitué du rendez-vous, mais absent cette année.

La Presse Canadienne, Susan Walsh

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La Presse Canadienne
Washington

Le président des États-Unis, Barack Obama, a glissé une blague sur Justin Trudeau dans le discours qu'il a prononcé lors de son dernier dîner des correspondants de la Maison-Blanche, samedi soir.

M. Obama a fait quelques remarques au sujet de son âge, disant qu'il avait vieilli durant ses huit années à la présidence des États-Unis. Comme preuve, il a évoqué ses cheveux grisonnants et le fait qu'il n'avait aucun problème à être éveillé à 3h du matin pour un appel important en raison de son besoin fréquent d'aller à la salle de bains la nuit.

Il a ensuite fait allusion au nouveau premier ministre du Canada, qu'il a reçu le mois dernier à Washington à l'occasion d'un dîner officiel.

Barack Obama a raconté que quelqu'un lui avait récemment dit qu'il était de l'histoire ancienne, que le beau et charmant Justin Trudeau l'avait complètement remplacé, que le jeune politicien canadien représentait l'avenir.

La réaction présidentielle à ce commentaire: «Justin, calme-toi!»

Le dîner des correspondants de la Maison-Blanche comprend toujours un bref monologue permettant au président en exercice de tester son talent d'humoriste.

Pour la huitième et dernière fois, Barack Obama, en grand amuseur du dîner de gala annuel des correspondants de la Maison-Blanche, a régalé samedi soir le tout-Washington de plaisanteries acides sur les médias, les républicains mais surtout Donald Trump.

«C'est un honneur d'être à mon dernier, et peut-être le dernier dîner des correspondants. Vous avez tous l'air en pleine forme; la République à sa fin n'a jamais eu l'air aussi radieuse», a-t-il lâché en guise d'introduction d'un discours que la tradition veut grinçant.

Pour ce rendez-vous devenu incontournable au fil des années, donné en l'honneur des correspondants de la Maison-Blanche mais où se pressent également hommes politiques en smoking et actrices en robe longue, le commandant en chef doit faire rire en balayant l'actualité de l'année.

«L'an prochain, nous aurons un nouveau président, on ne sait pas qui elle sera», a-t-il plaisanté dans une allusion directe à Hillary Clinton, saluant au passage Bernie Sanders, seul candidat à la présidentielle présent au dîner, comme «la face la plus jeune du Parti démocrate». Le sénateur qui portait une simple cravate a 70 ans.

«Je suis peiné, Bernie, que tu aies pris tes distances avec moi. Ce n'est pas quelque chose qu'on fait à un camarade», a-t-il décoché au candidat à la primaire démocrate souvent taxé de communiste. Mais le président n'a pas oublié Mme Clinton et les nombreuses polémiques autour de son âge. «Il faut bien l'admettre: Hillary qui essaye de séduire les jeunes, c'est un peu comme une vieille tante qui s'inscrit sur Facebook.»

Que fait Donald?

Mais en plat de résistance, le président Obama s'est offert le milliardaire Trump, habitué du rendez-vous, mais absent cette année.

«Je suis un peu peiné de son absence», a-t-il lancé. «Nous nous étions tellement bien amusés la dernière fois et c'est surprenant, il y a là une salle pleine de soutiens, de célébrités, de caméras et il a dit non. Est-ce que ce dîner serait trop tape-à-l'oeil pour Donald? Qu'est-ce qu'il peut bien faire en ce moment? Manger un steak Trump? Tweeter des insultes à Angela Merkel?» a demandé Barack Obama.

Il a, au passage, loué les connaissances du favori dans la course aux primaires républicaines en politique étrangère: «Il a passé des années à rencontrer des dirigeants du monde entier comme Miss Suède, Miss Argentine, Miss Azerbaïdjan», une allusion à tous les concours de beauté présidés par M. Trump.

Le président s'est également payé la presse pour avoir donné une telle tribune au milliardaire, «une digne couverture adaptée au sérieux de cette candidature. Vous pouvez être fiers de vous», a-t-il ironisé sous les rires du parterre.

Les Républicains en ont également pris pour leur grade. À Reince Priebus, qui dirige un parti se déchirant autour de la candidature de Donald Trump, Barack Obama lui a conseillé de «continuer comme ça». «Bravo à tous pour votre réussite. Le Parti républicain, les primaires. Tout va super bien. Continuez comme ça.»

Sur un registre plus sérieux, il a rendu hommage à l'ancien correspondant à Téhéran du Washington Post, Jason Rezaian, libéré en janvier après avoir passé 18 mois en prison en Iran.

Au sujet de sa popularité en hausse alors qu'il achève son mandat, Barack Obama s'est permis de faire une allusion à sa consommation d'herbe quand il était étudiant. «La dernière fois que je planais aussi haut, j'essayais de décider en quoi j'allais me spécialiser à l'université», a-t-il dit.

Puis le président, visiblement ému, a littéralement laissé tomber son micro à la fin de sa performance avec ces mots: «Obama out» (Obama, c'est fini), un geste que les stars dans la culture pop font pour signifier que leur prestation a été tellement bonne qu'il n'y a plus rien à ajouter.  Avec AFP

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