Attaque contre un hôpital afghan: les militaires blâmés mais pas accusés

Seize membres de l'armée américaine, dont un général,... (Archives AFP, Najim Rahim)

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Seize membres de l'armée américaine, dont un général, ont été sanctionnés pour leur rôle dans le drame d'octobre 2015, mais aucun n'a été accusé.

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Lolita C. Baldor
Associated Press
Washington

Les soldats de l'armée américaine responsables de l'attaque contre un hôpital de Médecins sans frontière en Afghanistan, qui avait fait 42 morts, ont subi des sanctions administratives, mais ils ne seront pas accusés au criminel, a annoncé le Pentagone, vendredi.

Des erreurs humaines, des erreurs de procédures, ainsi que des défectuosités dans l'équipement sont à l'origine de l'offensive contre l'hôpital de Kunduz, a expliqué le général Joseph Votel, en conférence de presse au Pentagone.

Seize membres de l'armée américaine ont été sanctionnés pour leur rôle dans le drame, mais aucun d'entre eux n'a été accusé, a précisé le général Votel. Leurs noms n'ont pas été dévoilés pour des raisons de respect de la vie privée et, dans certains cas, parce que les individus sont toujours postés à des positions stratégiques.

Selon un responsable américain, un général deux étoiles fait partie des 16 militaires réprimandés.

Le rapport du Pentagone a conclu que certains employés n'avaient pas respecté les règles d'engagement et le droit de la guerre, selon le général. Néanmoins, les enquêteurs ont statué que ces manquements ne correspondaient pas à un crime de guerre.

Le général Votel a souligné que l'étiquette de «crime de guerre» était réservée aux actes intentionnels - donc si, par exemple, l'armée visait délibérément des civils ou des endroits protégés.

L'attaque accidentelle a été provoquée par une combinaison d'erreurs et de défectuosités; aucun des militaires ne savait que l'armée s'était attaquée à un hôpital, a-t-il réitéré.

La cible intentionnelle de l'armée était un camp, situé à moins d'un kilomètre de l'hôpital, selon le général.

Crime de guerre

L'organisme Médecins sans frontière - qui exploitait l'hôpital - n'avait pas hésité à qualifier l'attaque de crime de guerre et avait réclamé une enquête indépendante sur l'événement, qui avait eu lieu à Kunduz, le 3 octobre 2015.

Le général Votel a dit que l'établissement apparaissait sur la liste de lieux à ne pas attaquer, mais l'équipe de l'armée n'avait pas accès à cette liste puisque sa mission avait été lancée à la dernière minute et qu'elle ne pouvait pas télécharger les données sur son système.

L'armée tentera d'éviter qu'un tel événement ne se reproduise en obligeant les équipages militaires à télécharger à l'avance toutes les données dans les avions.

Le Pentagone a rendu public, vendredi, une note de service du secrétaire à la Défense Ash Carter, qui enjoint à l'armée de mettre en place une série de mesures pendant les quatre prochains mois afin «d'atténuer la possibilité que des incidents similaires [se produisent] à l'avenir».

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