Marine Le Pen, persona non grata au Royaume-Uni

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Lors de sa récente visite au Québec, les politiciens de tout allégeance avait refusé de rencontrer Marine Le Pen.

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Agence France-Presse
Londres

Le camp favorable au Brexit a demandé à la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May d'interdire d'entrée au Royaume-Uni à la présidente du Front national français Marine Le Pen, selon une lettre officielle.

Dans ce courrier, dont l'existence a été révélée dimanche par la BBC et dont l'AFP a obtenu une copie, Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle Vote Leave en faveur du vote pour une sortie de son pays de l'Union européenne (UE), demande à la ministre de «refuser l'entrée» de la dirigeante du parti d'extrême droite, du fait de «ses opinions extrémistes».

Interrogé par l'AFP, le numéro deux du Front national Florian Philippot a indiqué que Mme Le Pen avait été «sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit» et «étudie l'opportunité d'un tel déplacement». «Le Royaume-Uni est un État de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement», a-t-il ajouté.

La visite de Mme Le Pen «permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l'Union européenne de savoir qu'il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent», a souligné M. Philippot.

Mme Stuart explique sa requête en écrivant que Marine Le Pen «a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l'occupation nazie en France».

«La présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l'intérêt général», poursuit-elle.

«Par conséquent, je vous exhorte à exercer vos pouvoirs, en vertu de la législation sur l'immigration, pour refuser son entrée dans le pays dans le cas où elle tenterait de se rendre au Royaume-Uni», conclut Gisela Stuart, qui est également députée travailliste.

Contrôle des frontières

Interrogée dimanche sur cette lettre au cours d'une interview sur la BBC, Theresa May a refusé de dire quelle suite elle allait lui donner, rappelant qu'elle ne s'exprimait pas «sur des cas individuels».

Le fait que Mme Stuart «m'écrive pour empêcher quelqu'un d'entrer dans le pays suggère que nous avons le contrôle de nos frontières», a cependant déclaré la ministre, connue pour son euroscepticisme, mais qui a néanmoins rejoint le camp du premier ministre David Cameron, militant du maintien de son pays dans l'UE.

L'un des principaux arguments des partisans d'une sortie de l'UE est la reprise du contrôle des frontières et de l'immigration.

Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu'il ne pensait pas qu'une intervention de Mme Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais il s'est opposé à ce qu'elle soit interdite d'accès au territoire britannique.

Samedi, Marine Le Pen a plaidé pour que chaque pays puisse, comme la Grande-Bretagne, décider s'il veut ou non rester dans l'UE, lors d'un déplacement en Roumanie.

Lors de sa récente visite au Québec, les politiciens de tout allégeance avait refusé de rencontrer Marine Le Pen.

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