Churchill s'invite à la visite d'Obama au Royaume-Uni

Si le service chargé de la protection du... (AFP, Geoff Pugh)

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Si le service chargé de la protection du président Barack Obama est d'ordinaire réticent à le voir monter dans une voiture non blindée, il a fait une exception vendredi pour la reine Élisabeth II et le prince Philip. C'est au volant d'un 4 X 4 que le prince Philip, 95 ans en juin, est venu accueillir les Obama à la descente de leur hélicoptère à proximité du château de Windsor.

AFP, Geoff Pugh

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Agence France-Presse
Londres

Downing Street a tapé sur les doigts du maire de Londres, Boris Johnson, vendredi, qui critiquait Barack Obama pour avoir soi-disant fait renvoyer un buste de Winston Churchill à son arrivée à la Maison-Blanche.

La polémique a surgi au moment où le président américain entamait sa visite au Royaume-Uni, déchiré sur son maintien au Non au sein de l'Union européenne à deux mois d'un référendum sur la question.

Leader du camp eurosceptique, Boris Johnson s'est fendu vendredi d'un article publié par le Sun dans lequel il dénonce l'«hypocrisie» d'Obama. Une tribune du président américain en faveur du maintien dans l'UE est parue le même jour dans le Daily Telegraph.

Dans le Sun, «BoJo» ne fait pas que critiquer les propos de M. Obama. Il redonne également vie à un vieux mythe selon lequel le buste de Churchill «a été retourné, sans aucune cérémonie, à l'ambassade de Grande-Bretagne à Washington au premier jour du gouvernement Obama».

Cette histoire refait régulièrement surface mais passe souvent sous silence le fait que le buste n'avait été prêté par le Royaume-Uni que pour la durée de la présidence de George W. Bush et qu'il a donc été renvoyé quand celle-ci a pris fin, selon le Washington Post.

«J'aime Winston Churchill, j'aime ce mec», a affirmé Barack Obama lors d'une conférence de presse commune avec le premier ministre britannique David Cameron. Il a expliqué que «la première» chose qu'il voyait «tous les jours» devant l'entrée de son bureau privé dans la Maison-Blanche était «un buste de Winston Churchill».

«Quand j'ai été élu président des États-Unis, mon prédécesseur avait gardé un buste de Winston Churchill dans le bureau ovale. Il n'y a que quelques tables où vous pouvez poser un buste», a-t-il ajouté expliquant, qu'en tant «que premier président afro-américain, il m'a semblé approprié d'avoir un buste de Martin Luther King dans mon bureau».

En Grande-Bretagne, l'épisode est parfois utilisé par les «Obama-sceptiques» pour critiquer le président américain, dont Boris Johnson a par ailleurs rappelé les racines kényanes.

Nigel Farage, le chef du parti anti-immigration Ukip, a aussi alimenté la polémique. «Obama n'aime pas beaucoup les Britanniques. Son grand-père a grandi au Kenya, une ancienne colonie britannique. Ça lui reste en travers de la gorge», a-t-il déclaré à l'AFP.

Signe des tensions et des rivalités agitant le pays, les services de David Cameron ont aussitôt épinglé M. Johnson. Le maire de Londres «devrait se concentrer sur les faits», a sèchement commenté un porte-parole de M. Cameron, qui milite pour un maintien dans l'UE.

Le petit-fils de Churchill, Nicholas Soames, un député conservateur europhile, a également dénoncé sur Twitter les «propos stupides, insignifiants et vides» du maire de Londres.

Obama met en garde contre une sortie de l'UE

À Londres pour une visite de quatre jours au Royaume-Uni, le président américain Barack Obama a plongé dans la bataille du référendum, en se livrant à un vibrant plaidoyer en faveur du maintien de son allié britannique au sein de l'Union européenne (UE), une question qui déchire le pays à la veille d'un référendum le 23 juin.

Le président a menacé le Royaume-Uni de «passer en queue de peloton» de ses relations commerciales avec les États-Unis s'il choisissait de quitter l'UE. «Nous sommes concentrés sur les négociations avec le grand bloc», c'est-à-dire l'UE, a-t-il ajouté. «Les États-Unis veulent un Royaume-Uni fort comme partenaire. Et le Royaume-Uni excelle lorsqu'il contribue à diriger une Europe forte», a insisté le président, à

«L'Union européenne ne diminue pas l'influence britannique - elle l'amplifie», a écrit M. Obama dans une tribune au ton très personnel parue dans le quotidien Daily Telegraph peu après son arrivée.

M. Cameron a de son côté souligné que le traité de libre échange commercial (TTIP), en cours de négociation entre les États-Unis et l'UE, «ferait gagner des milliards à nos économies». Son pays serait exclu de cet accord en cas de sortie de l'UE.

«Nous travaillons dur pour faire avancer [ces négociations] parce que cela ferait gagner des milliards à nos économies et donnerait l'exemple au reste du monde», a ajouté M. Cameron, dont l'avenir politique semble étroitement lié au résultat du référendum.

Selon un sondage express réalisé par Sky Data, 60 % des Britanniques jugent que M. Obama ne devrait pas intervenir dans le débat. Mais 25 % se déclarent plus enclins à voter pour le maintien dans l'UE après son plaidoyer, contre 17 % qui pensent le contraire.  AFP

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