Le pape ramène 12 réfugiés syriens au Vatican

  • Le pape François à son arrivée sur l'île grecque de Lesbos, samedi. (AP)

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    Le pape François à son arrivée sur l'île grecque de Lesbos, samedi.

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  • Dans un discours prononcé samedi, le pape François a imploré la communauté mondiale de traiter les réfugiés syriens avec dignité. (AFP)

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    Dans un discours prononcé samedi, le pape François a imploré la communauté mondiale de traiter les réfugiés syriens avec dignité.

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  • Le pape François a béni un homme du camp de réfugiés de Moria, à Lesbos. (AP)

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    Le pape François a béni un homme du camp de réfugiés de Moria, à Lesbos.

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  • Le pape François a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en Grèce. (AP)

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    Le pape François a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en Grèce.

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  • Le pape François a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en Grèce. (AFP, Aris Messinis)

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    Le pape François a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en Grèce.

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  • Le pape François a reçu un accueil chaleureux à son arrivée en Grèce. (AP)

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  • Douze réfugiés syriens, dont six mineurs, ont accompagné samedi le pape François dans l'avion qui le ramène de Lesbos au Vatican, où ils seront hébergés, a annoncé le Saint-Siège. (AFP)

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    Douze réfugiés syriens, dont six mineurs, ont accompagné samedi le pape François dans l'avion qui le ramène de Lesbos au Vatican, où ils seront hébergés, a annoncé le Saint-Siège.

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Fanny Carrier, Odile Duperry
Agence France-Presse
Lesbos

Les migrants ne sont pas «des numéros», «nous sommes tous des migrants»: à Lesbos, symbole du verrouillage croissant de l'Europe, le pape a appelé samedi le monde à répondre de manière «digne» à l'exode enclenché en 2015, et montré l'exemple en ramenant au Vatican 12 réfugiés syriens.

Il s'agit de trois familles musulmanes, dont les «maisons ont été bombardées», l'une venant d'une zone occupée par l'État islamique (EI), a précisé le Vatican.

La tweetosphère a salué cette initiative en soulignant que le petit État pontifical figure désormais en tête des pays européens les plus accueillants.

Ce «geste d'accueil», selon le Vatican, a été annoncé au terme d'une journée où, en compagnie du patriarche de Constantinople Bartholomée et de Ieronymos, l'archevêque orthodoxe d'Athènes et de toute la Grèce, le pape a fait braquer une nouvelle fois les projecteurs sur cette crise.

Selon le Vatican, les trois familles syriennes, qui comprennent un total de six enfants, seront soutenues par le Saint-Siège et prises en charge par la Communauté Sant'Egidio. Une représentante de l'organisation catholique a indiqué que les réfugiés, qui sont musulmans, avaient obtenu un visa humanitaire des autorités italiennes et qu'ils présenteraient une demande d'asile.

François a précisé qu'ils avaient été choisis parce que leurs papiers étaient en règle. Les trois familles sont arrivées à Lesbos avant l'entrée en vigueur de l'accord entre l'UE et la Turquie sur les déportations.

Bain de foule

La visite de cinq heures a été marquée par un bain de foule dans le camp de Moria, dans lequel 3000 personnes, dont des femmes enceintes, enfants, et autres personnes considérées comme vulnérables, sont enfermées.

Il s'agit de réfugiés et migrants arrivés depuis l'entrée en vigueur de l'accord Union européenne-Turquie qui prévoit le renvoi de tous les arrivants irréguliers à partir du 20 mars vers la Turquie, y compris les demandeurs d'asile syriens.

À Lesbos, par où ont transité la majorité des plus d'un million de personnes arrivées en 16 mois dans l'Union européenne (UE), le pape a critiqué implicitement les dirigeants européens et leur frilosité à accueillir les exilés, malgré leurs engagements. Il a appelé le monde à répondre à cette crise de manière «digne de notre humanité commune».

À Moria, les trois dignitaires ont serré des centaines de mains, béni des enfants, reçu des dessins de leur part. Ils ont aussi partagé un repas frugal avec quelques réfugiés.

Les trois prélats ont signé une déclaration commune appelant à le monde à répondre avec «courage» à cette «crise humanitaire colossale», dans une rare manifestation d'unité entre catholiques et orthodoxes.

Le premier ministre de gauche grec, Alexis Tsipras, avait lui dénoncé en accueillant le pape «certains partenaires européens qui, au nom de l'Europe chrétienne, ont élevé des murs».

Après une minute de silence, les dignitaires ont chacun jeté à la mer une couronne de fleurs en mémoire des victimes.

Ces tragédies se sont toutefois raréfiées, car depuis l'entrée en vigueur de l'accord UE-Turquie, les arrivées sur les îles grecques sont passées à plusieurs dizaines par jour contre plusieurs milliers cet été.

Le pape argentin, lui-même petit-fils d'immigrés italiens, avait déjà, à peine élu, et à la suite de terribles naufrages, fait une visite sur l'île italienne de Lampedusa, qui accueillait alors des milliers de migrants venus des côtes africaines.

Bernie Sanders a rencontré le pape

Le candidat à la Maison-Blanche Bernie Sanders a brièvement rencontré samedi le pape François, qui a pris soin de préciser qu'il ne fallait nullement y voir la marque d'un soutien.

Trois jours avant un vote crucial pour les primaires de l'État de New York, le sénateur du Vermont, à la traîne dans les sondages derrière Hillary Clinton, a défendu son choix d'abandonner momentanément sa campagne pour se rendre à Rome. 

«J'ai estimé que cette invitation au Vatican, étant donné l'immense respect que j'ai pour le pape, était quelque chose que je ne pouvais pas refuser», a-t-il expliqué à CNN.

Le candidat septuagénaire, qui se présente comme un juif laïc, et sa femme, Jane, qui est catholique, ont rencontré le pape quelques minutes, à l'écart des caméras, juste avant le départ du souverain pontife pour l'île grecque de Lesbos où il est allé à la rencontre de réfugiés.

«Je l'ai salué, lui et sa femme et un autre couple qui était avec lui et logeait à Sainte-Marthe. Rien de plus», a raconté un peu plus tard le pape, dans l'avion du retour, soulignant que cette furtive rencontre n'avait aucune dimension politique. «Cela s'appelle de l'éducation et si quelqu'un pense que saluer quelqu'un revient à s'immiscer dans la politique, il devrait aller trouver un psychiatre», a insisté le pontife argentin.

Bernie Sanders était hébergé à la résidence Sainte-Marthe, qui accueille les intervenants aux conférences de l'Académie pontificale des sciences sociales. Redoutant l'isolement de l'appartement pontifical, le pape François a choisi d'y loger aussi de manière permanente, afin justement de pouvoir croiser plus de monde de manière informelle.  AFP

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