Attentats de Paris et de Bruxelles: autre vague d'arrestations

Des policiers aux visages cagoulés ont mené une... (AFP)

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Des policiers aux visages cagoulés ont mené une perquisition, mardi, dans une artère d'Uccle, commune cossue du sud de la capitale belge, dans le cadre de l'enquête ouverte en Belgique à la suite des attentats du 13 novembre à Paris. L'opération a débouché sur l'interpellation de trois personnes.

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Philippe Siuberski
Agence France-Presse
Bruxelles

Après l'inculpation de suspects-clés au cours du week-end, l'enquête sur les attentats de Bruxelles et de Paris se poursuit «activement», avec le placement en détention de deux hommes liés au commando du métro bruxellois et trois nouvelles arrestations mardi.

Une perquisition, menée dans la matinée dans une artère d'Uccle, commune cossue du sud de la capitale belge, dans le cadre de l'enquête ouverte en Belgique à la suite des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), a débouché sur «l'interpellation de trois personnes», a annoncé le parquet fédéral belge.

Le parquet n'a donné aucune information sur l'identité des personnes interpellées, ni sur d'éventuels autres «résultats» de la perquisition, se bornant à indiquer qu'un juge d'instruction décidera mercredi «de leur maintien éventuel en détention».

Des policiers aux visages cagoulés avaient pris position devant le 175 de la rue de Stalle, où s'est déroulée la perquisition, selon des journalistes de l'AFP, une maison de deux étages à la façade gris bleu, probablement divisée en appartements.

L'enquête sur les attentats de Paris s'est très rapidement orientée vers la Belgique, où 14 personnes ont déjà été inculpées dans le dossier et d'où étaient originaires la plupart des membres des commandos.

La connexion entre les deux tueries ne fait plus de doute depuis l'arrestation en fin de semaine dernière à Bruxelles de Mohamed Abrini, recherché depuis les attaques de Paris et qui a avoué être le troisième homme des attentats à l'aéroport de Bruxelles.

L'enquête sur les attaques dans la capitale belge s'est encore élargie mardi avec l'inculpation pour «participation aux activités d'un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d'assassinats terroristes, comme auteur, coauteur ou complice» de deux hommes arrêtés samedi.

Smaïl F., né en 1984, et Ibrahim F., né en 1988 «auraient un lien avec la location de l'adresse de la rue des Casernes à Etterbeek», une commune de Bruxelles, explique le parquet fédéral. Selon les médias belges, il s'agit de deux frères, Smaïl et Ibrahim Farisi. Leur appartement a servi de point de départ à Khalid El Bakraoui, le kamikaze de Maelbeek, accompagné d'Osama Krayem, un Suédois qui a été arrêté et inculpé le week-end dernier, selon la presse locale.

Les deux frères ont «nettoyé» cet appartement dès le lendemain des attaques, a précisé le quotidien La Dernière Heure, selon qui des images de surveillance les montrent en train de «déménager plusieurs sacs».

Mais le compte n'y serait pas : un sac à dos porté par Osama Krayem reste introuvable.

Photo d'Abdeslam 

Autre sujet d'inquiétude : malgré les arrestations de Salah Abdeslam, suspect clé des attaques de Paris, de Mohamed Abrini ou encore d'Osama Krayem, le réseau jihadiste n'est peut-être pas encore totalement démantelé.

Ainsi, selon une chaîne allemande, Salah Abdeslam avait récupéré trois hommes à Ulm : Amine Choukri, arrêté en même temps que lui, Osama Krayem, et un individu encore inconnu.

Selon les premières révélations de l'enquête, les membres de la cellule jihadiste de Bruxelles avaient l'intention de frapper à nouveau la France. Traqués par les enquêteurs, ils auraient décidé de commettre leurs attaques plutôt à Bruxelles.

Le parquet fédéral belge refuse catégoriquement de donner la moindre information sur les cibles potentielles à Paris. Il prend d'ailleurs avec prudence les aveux des personnes arrêtées depuis vendredi.

Salah Abdeslam, un Français de 26 ans qui a grandi dans la commune bruxelloise de Molenbeek, devait quant à lui être interrogé mardi dans sa cellule de la prison de Bruges (nord-ouest) sur son rôle dans la fusillade du 15 mars dans la commune bruxelloise de Forest, selon les médias belges.

Six policiers y avaient essuyé des tirs à l'arme automatique lors d'une perquisition de routine. Un Algérien, Mohamed Belkaïd, avait été abattu par la police, mais deux hommes avaient réussi à s'enfuir.

Salah Abdeslam est soupçonné d'être l'un d'eux, selon le quotidien flamand De Standaard, qui ajoute qu'il devrait être entendu dans les prochains jours sur sa connaissance des préparatifs des attentats de Bruxelles.

Un autre quotidien flamand a publié mardi ce qu'il présente comme la «première photo» de Salah Abdeslam en prison, sur laquelle il apparaît le visage cerné, barbu et le cheveu plus fourni. L'administration pénitentiaire a lancé une enquête interne sur la fuite du cliché, une photo officielle prise au greffe de la prison de haute sécurité de Bruges, selon l'agence Belga.

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