Trump largement impopulaire auprès des Américains, selon un sondage

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Sept Américains sur dix, incluant près de la moitié des électeurs républicains, ont une opinion défavorable de l'homme d'affaires, selon un nouveau sondage Associated Press-GfK.

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Associated Press
Washington

Donald Trump inspire un dédain profond à un grand nombre d'Américains, tout sexe, origine, appartenance politique et lieu de résidence confondus, une impopularité sans précédent qui risque de miner les efforts du candidat à l'investiture républicaine pour surmonter ses récents revers.

Sept Américains sur dix, incluant près de la moitié des électeurs républicains, ont une opinion défavorable de l'homme d'affaires, selon un nouveau sondage Associated Press-GfK rendu public jeudi.

Cette opinion est partagée par une majorité de femmes et d'hommes, de jeunes et de vieux, de conservateurs, modérés et progressistes, de Blancs, d'Afro-Américains et de Latino-Américains, ce qui constitue une vaste condamnation de M. Trump.

Même dans le sud des États-Unis, une région où le milliardaire a remporté plusieurs primaires, près de 70 pour cent des personnes interrogées ont une opinion défavorable de lui. Du côté des Blancs sans formation universitaire, l'un des groupes d'électeurs les plus fidèles à Donald Trump, 55 pour cent des sondés avaient une vision négative du candidat.

Cela n'empêche pas M. Trump d'être en tête de la course quant au nombre de délégués et de compter sur de multiples partisans au sein de l'électorat des primaires républicaines. Mais l'ampleur de son impopularité soulève d'importantes questions sur sa capacité à rallier suffisamment d'appuis durant les élections générales pour accéder à la Maison-Blanche.

Elle met aussi en lumière les obstacles auxquels il pourrait être confronté durant le reste de la course à l'investiture républicaine, qui semble se diriger vers une convention houleuse durant laquelle les dirigeants du parti auront leur mot à dire concernant le candidat qui sera choisi pour représenter la formation politique au scrutin de novembre.

«Il risque de se voir refuser la nomination parce que les militants de la base craignent que le fait qu'il soit si universellement détesté rende impossible sa victoire», a expliqué Ari Fleischer, un ancien conseiller du président George W. Bush.

Il faut cependant souligner que l'électorat n'est pas vraiment plus tendre envers les adversaires de Donald Trump. Environ 59 pour cent des électeurs ont en effet une opinion défavorable du sénateur texan Ted Cruz, qui tente de rattraper M. Trump dans la course républicaine, alors que 55 pour cent d'entre eux ont une vision négative de la favorite de la course démocrate, Hillary Clinton.

Le sondage Associated Press-GfK a été réalisé en ligne auprès de 1076 adultes entre le 31 mars et le 4 avril à partir d'un échantillon issu du KnowledgePanel de GfK, qui a été conçu pour représenter la population américaine. La marge d'erreur pour tous les répondants est de plus ou moins 3,3 points de pourcentage.

Appui de Giuliani

L'ancien maire républicain de New York Rudy Giuliani a annoncé jeudi qu'il soutenait le candidat aux primaires présidentielles Donald Trump et allait voter pour lui. «Je soutiens Trump. Je voterai pour Trump», a-t-il déclaré au quotidien populaire New York Post, à 12 jours des élections primaires dans cet État. Donald Trump, qui a construit sa fortune à New York, devrait l'emporter facilement côté républicain.

M. Giuliani, 71 ans, qui était maire au moment des attentats du 11 septembre, a estimé que Donald Trump obtiendrait plus de 50% des voix, le seuil nécessaire pour rafler la majorité des 95 délégués en jeu pour les républicains dans l'État de New York.

Il a confié qu'il avait été particulièrement irrité par les attaques du principal adversaire de Donald Trump, le sénateur Ted Cruz, contre les valeurs de New York. «C'est New York. Nous sommes une famille. Je peux me moquer de New York. Mais pas vous», a-t-il expliqué. «Je sais qu'il attaquait les valeurs des démocrates libéraux. Je me suis battu pour changer ces politiques... Mais il y avait une meilleure façon de le dire», a ajouté Rudy Giuliani. AFP

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