Le Tibunal pénal pour l'ex-Yougoslavie acquitte Vojislav Seselj

Vojislav Seselj , en conférence de presse après... (AFP, ALEXA STANKOVIC)

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Vojislav Seselj , en conférence de presse après son acquittement de jeudi.

AFP, ALEXA STANKOVIC

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Associated Press
LA HAYE, Pays-Bas

Des procureurs onusiens ont essuyé une cuisante défaite jeudi quand le Tribunal pénal international pour l'ancienne Yougoslavie (TPIY) a acquitté l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj des neuf accusations qui pesaient contre lui.

Les procureurs affirmaient que Seselj était responsable d'atrocités commises par des paramilitaires serbes en Bosnie et en Croatie dans les années 1990. L'homme de 61 ans était notamment accusé de persécution, de meurtre et de torture, et les procureurs réclamaient une peine de 28 ans d'emprisonnement.

Le comité de trois juges a toutefois statué, dans une décision majoritaire, que les preuves reliant Seselj à ces crimes sont insuffisantes.

Seselj, qui s'était défendu seul pendant tout le procès, n'était pas présent pour l'annonce de la décision. Il a ensuite déclaré, lors d'une conférence de presse, que son acquittement était la seule issue possible d'un point de vue juridique.

Le procureur en chef du tribunal, Serge Brammertz, a toutefois questionné les conclusions de deux des trois juges. Il portera fort probablement la décision en appel, mais il a indiqué jeudi qu'il doit tout d'abord éplucher le jugement d'une centaine de pages.

Les juges ont expliqué que l'intention serbe de créer une «grande Serbie» en unifiant des territoires jugés serbes en Croatie et en Bosnie était un «objectif politique» mais non une entreprise criminelle, comme le faisaient valoir les procureurs. Ce projet était souvent accompagné de campagnes militaires qui ont chassé des milliers de civils non-serbes et fait des milliers de morts.

Le juge en chef Jean-Claude Antonetti a distancé Seselj des crimes commis par les paramilitaires, en déclarant que si l'homme «avait possiblement une certaine autorité morale sur les membres de son parti, ils n'étaient pas ses subalternes» quand ils ont participé aux combats.

Le tribunal a conclu que les forces serbes n'ont pas perpétré d'attaques répandues contre les civils en Bosnie et en Croatie, et que le déplacement de non-Serbes hors des zones réclamées par les Serbes pour former une «grande Serbie» représentait une mission humanitaire et non la déportation d'une population, ce qui a étonné M. Brammertz.

«La lecture du conflit par le tribunal est très, très différente de ce à quoi nous sommes habitués», a-t-il déclaré aux journalistes. Il a ensuite rappelé que le procès

Seselj était rentré à Belgrade à la fin de 2014, après avoir été libéré par le TPIY en raison de problèmes de santé. Il jouit toujours d'une popularité élevée dans les rangs ultranationalistes serbes.

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