«Ça me donne envie de vomir», confie une Québécoise à Bruxelles

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Des gens se sont rassemblés à la Place de la Bourse, à Bruxelles, pour rendre hommage aux victimes des attentats survenus plus tôt mardi.

AFP, Kenzo Tribouillard

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(Québec) La Québécoise Sarah-Claude Filion-Provencher habite Bruxelles depuis deux ans. Les images de l'attentat à l'aéroport de Zaventem lui ont donné la nausée. Elle a confié au Soleil les sentiments qui l'habitent : peur, écoeurement et un désir d'envoyer paître cette «bande d'enfoirés».

Celle qui travaille pour une organisation internationale a pris la mesure des événements tragiques une fois arrivée au bureau. «J'ai appris qu'il y avait eu une explosion au métro en débarquant du tram. J'étais déjà au courant de l'explosion à l'aéroport. Il y avait une sorte de frénésie dans les rues à ce moment-là», raconte-t-elle.

Comme la majorité des Bruxellois, elle est demeurée toute la journée sans sortir par mesure de sécurité. «On entendait les sirènes, des hélicoptères. C'était très bruyant.» Elle a quitté le bureau vers 16h (11h au Québec) pour retourner à la maison... à pied. «On nous déconseillait de prendre les transports en commun.»

La Québécoise Sarah-Claude Filion-Provencher habite Bruxelles depuis deux... (Tirée de Facebook) - image 2.0

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La Québécoise Sarah-Claude Filion-Provencher habite Bruxelles depuis deux ans.

Tirée de Facebook

En début de soirée, plusieurs vaquaient à leurs occupations. «Je vois des gens au bar en face. Ça ressemble à une soirée normale.» En apparence seulement. Au fond, ces événements sèment le doute.

«Après Paris, le niveau de sécurité a été haussé. Tu te poses des questions que tu ne te posais pas avant.» Elle pense à cette fois où elle s'est fait fouiller à l'entrée d'un IKEA. «Je me suis dit : "Fais tes achats et sors d'ici".» Mardi soir, elle a annulé sa séance de Zumba. Elle n'avait pas envie de se trouver dans un lieu public.

«C'est ça qui est nul parce que c'est ça que les terroristes veulent», lance-t-elle. Elle se remémore aussi les fois où elle a aperçu une personne louche dans une foule, une situation inhabituelle qui lui faisait penser à...

Vacances de Pâques

Mme Filion-Provencher doit partir jeudi avec son amoureux pour les vacances de Pâques. «Est-ce que je devrais y aller? Est-ce que je vais les laisser me terroriser? se questionne-t-elle. C'est sûr que t'as peur un peu, mais on n'a pas envie d'annuler.»

Les images de l'aéroport l'ont marquée, elle qui voyage souvent. «Je voyais des lieux que je connais tellement bien. Ça me donne envie de vomir.»

Elle ressent aussi de l'écoeurement. «Ça fait des mois qu'il y a des paramilitaires dans les rues. On pensait que c'était terminé avec l'arrestation en fin de semaine. Mais les Belges seront solidaires. Ce n'est pas dans leur nature d'avoir peur. Ils sont plus fâchés et déçus. Ils ne veulent pas "cacher des terroristes". Ce sont de bons vivants.»

La Québécoise se demande maintenant qui sera le prochain. «Une amie qui habite Londres m'en parlait comme si c'était un fait à venir. "Il va nous arriver une merde. C'est quand notre tour?» lui a-t-elle dit.

La comédienne québécoise Salomé Corbo ... (La Presse, Marco Campanozzi) - image 3.0

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La comédienne québécoise Salomé Corbo 

La Presse, Marco Campanozzi

Salomé Corbo à quelques mètres

La comédienne québécoise Salomé Corbo terminait son enregistrement au comptoir d'Air Canada de l'aéroport de Zaventem lorsque la première explosion a retenti vers 8h.

En tentant de fuir les lieux, elle est passée à quelques mètres du lieu de la deuxième explosion.

«C'était très spectaculaire, j'étais tout près de la deuxième déflagration, a-t-elle raconté sur les ondes de Cogeco Nouvelles. J'ai entendu la première, je me suis déplacée rapidement et la deuxième était tout près, tout près de moi, j'ai d'ailleurs un acouphène qui me lâche pas.»

Salomé Corbo dit avoir tout de suite compris qu'il s'agissait d'un attentat terroriste. «On est en Europe, ça prend une fraction de seconde dans nos têtes. Une première explosion, on bouge, une deuxième explosion, c'est clair que c'est ça donc on file tout droit», a-t-elle témoigné après avoir été évacuée sur le tarmac de l'aéroport.

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, qui se trouve présentement à Bruxelles en mission économique, est resté confiné toute la journée à son hôtel.

Après avoir été mis au fait des explosions à Zaventem par les médias, il a vite compris que le centre de la ville avait également été touché.

«On a eu droit au concert plutôt désagréable des sirènes des véhicules de secours pendant plusieurs heures, nous montrant toute la gravité de la situation», témoigne-t-il de sa chambre d'hôtel située à quelques minutes à pied de la station Maelbeek.

Toutes ses rencontres ont été annulées pour la journée et son retour au Québec - prévu pour jeudi soir - est encore incertain.

«La ville est complètement paralysée», explique-t-il.

Avec La Presse Canadienne

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