L'horreur au pays de Tintin

  • Les gens ont été nombreux à se rendre à la place de la Bourse, devenu le lieu de recueillement des Bruxellois, pour y déposer des fleurs et des bougies. (AFP, Kenzo Tribouillard)

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    Les gens ont été nombreux à se rendre à la place de la Bourse, devenu le lieu de recueillement des Bruxellois, pour y déposer des fleurs et des bougies.

    AFP, Kenzo Tribouillard

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  • Ces deux jeunes femmes ensanglantées se tiennent sur un banc de l'aéroport, après la violente explosion. Elles sont au nombre des quelque 200 personnes blessées dans les attentats revendiqués par l'État islamique, qui ont fait 34 morts. (Photo Ketevan Kardava, Georgian Public Broadcaster via AP)

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    Ces deux jeunes femmes ensanglantées se tiennent sur un banc de l'aéroport, après la violente explosion. Elles sont au nombre des quelque 200 personnes blessées dans les attentats revendiqués par l'État islamique, qui ont fait 34 morts.

    Photo Ketevan Kardava, Georgian Public Broadcaster via AP

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  •  (AP Photo/Geert Vanden Wijngaert)

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    AP Photo/Geert Vanden Wijngaert

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  • Des victimes soignées dans les débris à l'aéroport de Bruxelles. (RTL via AP)

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    Des victimes soignées dans les débris à l'aéroport de Bruxelles.

    RTL via AP

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  • Un policier monte la garde devant un des accès à l'aéroport international de Bruxelles. (Agence France-Presse, Filip de Smet)

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    Un policier monte la garde devant un des accès à l'aéroport international de Bruxelles.

    Agence France-Presse, Filip de Smet

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  • Un blessé à l'aéroport. (Ketevan Kardava/ Georgian Public Broadcaster via AP)

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    Un blessé à l'aéroport.

    Ketevan Kardava/ Georgian Public Broadcaster via AP

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  • Les passagers ont été évacués de l'aéroport de Bruxelles, en Belgique. (Associated Press, Geert Vanden Wijngaert)

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    Les passagers ont été évacués de l'aéroport de Bruxelles, en Belgique.

    Associated Press, Geert Vanden Wijngaert

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  • La façade éventrée du terminal de l'aéroport de Zaventem après les attentats (Agence France-Presse, John Thys)

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    La façade éventrée du terminal de l'aéroport de Zaventem après les attentats

    Agence France-Presse, John Thys

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  • Les forces de l'ordre sont présentes dans de nombreux aéroports, gares et stations de métro d'Europe, et du reste du monde, dont ici à Amsterdam. (Agence France-Presse, Evert Elzinga)

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    Les forces de l'ordre sont présentes dans de nombreux aéroports, gares et stations de métro d'Europe, et du reste du monde, dont ici à Amsterdam.

    Agence France-Presse, Evert Elzinga

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  • Les policiers ont été déployés, dont ici à la Gare du Midi de Bruxelles. (AP Photo/Michel Spingler)

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    Les policiers ont été déployés, dont ici à la Gare du Midi de Bruxelles.

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  • Des passagers qui ont été évacués de l'aéroport international. (AFP. John Thys)

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    Des passagers qui ont été évacués de l'aéroport international.

    AFP. John Thys

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  • Une des victimes de l'explosion dans le métro. (Agence France-Presse, Emmanuel Dunand)

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    Une des victimes de l'explosion dans le métro.

    Agence France-Presse, Emmanuel Dunand

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  •  (AP Photo/Virginia Mayo)

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  • À l'aéroport (Ketevan Kardava/ Georgian Public Broadcaster via AP)

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    À l'aéroport

    Ketevan Kardava/ Georgian Public Broadcaster via AP

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  • Un blessé dans l'explosion à l'aéroport de Bruxelles. (Ketevan Kardava/ Georgian Public Broadcaster via AP)

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    Un blessé dans l'explosion à l'aéroport de Bruxelles.

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  • 15 / 17
  • Près de la station de métro attaquée. (AFP PHOTO / Michael VILLA)

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    Près de la station de métro attaquée.

    AFP PHOTO / Michael VILLA

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  • Les attentats ont fait de nombreuses victimes. (RTL via AP)

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    Les attentats ont fait de nombreuses victimes.

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Agence France-Presse
Bruxelles

La police belge a lancé une chasse à l'homme pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés qui ont frappé mardi l'aéroport et le métro de Bruxelles, attaques revendiquées par l'État islamique qui ont fait 34 morts et plus de 200 blessés.

Ces attentats, qui ont frappé mardi matin à l'heure de pointe une capitale belge jusqu'ici plutôt considérée comme un sanctuaire par les djihadistes, ont donné lieu à des scènes d'horreur et de panique à l'aéroport international et dans le quartier des institutions européennes, réminiscences des attentats de Madrid en 2004, Londres en 2005 ou Paris en 2015.

Les dirigeants des 28 pays de l'UE ont dénoncé une attaque contre «notre société ouverte et démocratique». «C'est toute l'Europe qui est frappée», a déclaré le président français François Hollande, tandis que le président américain Barack Obama appelait le monde à «s'unir» devant le terrorisme.

La tour Eiffel, le World Trade Center et la porte de Brandebourg se sont mis aux couleurs belges. Et l'image de Tintin en pleurs est devenue le symbole de la Belgique en deuil sur les réseaux sociaux.

Les autorités ont diffusé des images de vidéosurveillance montrant trois hommes poussant des chariots à bagages, suspects présumés des attentats qui ont frappé vers 8h (3h, heure du Québec) l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.

Le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw a déclaré que deux d'entre eux avaient «probablement commis un attentat suicide» et étaient donc probablement morts.

Le troisième, portant veste et chemise claires, des lunettes sous un chapeau noir et pour lequel un avis de recherche a été lancé, est «activement recherché», a ajouté le procureur.

L'homme au chapeau, troisième suspect dans l'attaque contre... (Associated Press) - image 5.0

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L'homme au chapeau, troisième suspect dans l'attaque contre l'aéroport de Bruxelles, est toujours recherché. Les autorités croyaient qu'il s'agissait du journaliste Fayçal Cheffou, mais il a été remis en liberté.

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Bombes dans les valises

«Ils sont venus en taxi [...], leurs bombes étaient dans les valises. Ils ont mis leurs valises dans des chariots. Les deux premières bombes ont explosé», a indiqué à l'AFP le maire de la commune de Zaventem, Francis Vermeiren.

«Le troisième a aussi mis sa valise sur un chariot mais il a dû paniquer, elle n'a pas explosé», a-t-il ajouté. M. Van Leeuw avait précisé plus tôt qu'une troisième bombe n'avait effectivement pas explosé.

Le parquet fédéral a précisé que des perquisitions étaient en cours «en plusieurs endroits du pays», notamment dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, où ont été découverts un engin explosif et un drapeau de l'EI, selon le parquet. Les opérations se poursuivaient en soirée dans ce quartier, a constaté l'AFP.

L'État islamique a revendiqué officiellement ces attaques, les plus sanglantes jamais commises dans la capitale de la Belgique et de l'Europe, montrant que ses réseaux restent capables de monter des opérations meurtrières.

«Une cellule secrète des soldats du califat [...] s'est élancée en direction de la Belgique croisée», affirme le communiqué, accusant ce pays de n'avoir «cessé de combattre l'islam et les musulmans».

Ces attentats surviennent quatre jours après la capture à Bruxelles du Français Salah Abdeslam, seul survivant parmi les commandos des attentats du 13 novembre à Paris (130 morts), qui est incarcéré à Bruges avant son transfert demandé par la France. Un de ses complices présumés, Najim Laachraoui, est recherché par les polices française et belge. Le procureur fédéral a souligné qu'«il était encore trop tôt pour établir un lien avec les attentats de Paris».

Selon des témoins, tout a commencé mardi à Zaventem vers 8h avec des tirs entendus dans le hall des départs de l'aéroport, près des comptoirs d'enregistrement, juste avant qu'un homme ne lance des cris en arabe et que deux explosions retentissent.

«Un monsieur a crié en arabe [...] quelques mots et j'ai entendu une grosse déflagration», a témoigné Alphonse Lyoura, employé de la sécurité des bagages.

Personnes mutilées

C'était «une panique générale» et «beaucoup de personnes ont perdu des jambes», a déclaré à l'AFP un homme qui se trouvait à cinq mètres de l'explosion qui a éventré l'aérogare.

Une heure après ces attaques, qui ont fait 14 morts et 96 blessés selon les pompiers, un second attentat soufflait une rame de métro à la station Maelbeek, toute proche des institutions européennes. Il a fait «entre 15 et 20 morts» et une centaine de blessés, selon les pompiers.

Une photo de la chaîne publique RTBF montrait une rame éventrée, sièges déchiquetés et parois calcinées. Un rescapé interrogé par la radio Bel-RTL a expliqué que son wagon avait été évacué par le conducteur dans le noir et que les voyageurs avaient marché dans le tunnel en file indienne avant de sortir à la station suivante, complètement enfumée. 

«J'ai entendu des gens crier : "Sortez, sortez", des gens couraient», a raconté à l'AFP un homme d'affaires qui a voulu garder l'anonymat. «Dehors, j'ai vu des gens assis, du sang sur le visage... De la fumée sortait du métro.»

«Nous redoutions un attentat et c'est arrivé», a réagi le premier ministre Charles Michel, évoquant un «moment noir» pour le pays. Il s'est rendu dans la soirée place de la Bourse, devenue le lieu de recueillement des Bruxellois, venus par centaines déposer fleurs et bougies. «Ce 22 mars ne sera plus jamais une journée comme les autres», a déclaré à la télévision le roi des Belges, Philippe.

Le gouvernement belge a décrété un deuil national de trois jours.

En attendant un bilan définitif, on savait simplement que de multiples nationalités avaient été touchées, avec parmi les blessés quatre Américains, deux Britanniques et huit Français.

L'alerte antiterroriste a été relevée dans toute la Belgique au niveau 4, son niveau maximal, et l'aéroport de Bruxelles restera fermé mercredi. La sécurité autour des institutions européennes à Bruxelles et Strasbourg, ainsi qu'autour des centrales nucléaires belges, a été renforcée. Tous les transports en commun ont été suspendus plusieurs heures, même si la situation revenait progressivement à la normale en soirée.

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