Salah Abdeslam aurait prévu d'autres attaques

Salah Abdeslam lors de son arrestation, vendredi à Molenbeek,... (Associated Press)

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Salah Abdeslam lors de son arrestation, vendredi à Molenbeek, après quatre mois de cavale.

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Lorne Cook
Associated Press
Bruxelles

Le ministre des Affaires étrangères belge a révélé que le présumé terroriste Salah Abdeslam avait confié aux enquêteurs qu'il planifiait «recommencer quelque chose» à partir de Bruxelles.

Le ministre Didier Reynders a déclaré dimanche qu'Abdeslam avait dit qu'il «était prêt à recommencer quelque chose à partir de Bruxelles, et c'est peut-être la réalité».

M. Reynders a ajouté que les autorités prenaient les revendications très au sérieux parce qu'elles ont «trouvé beaucoup d'armes, des armes lourdes lors des premières fouilles et [qu'elles ont] observé un nouveau réseau de gens autour de lui à Bruxelles».

Abdeslam, qui a été appréhendé vendredi lors d'une vaste opération à Bruxelles, a été accusé samedi d'avoir commis des meurtres terroristes et d'avoir participé aux activités d'une organisation terroriste par les autorités belges. Il est le principal suspect des attaques de Paris qui ont fait 130 morts en novembre dernier.

Actions contre le procureur

Par ailleurs, son avocat a révélé, dimanche, qu'il prévoit entreprendre des actions judiciaires contre un procureur français, l'accusant d'avoir violé la confidentialité de l'enquête.

Sven Mary a déclaré à la chaîne publique belge RTBF qu'une partie de la conférence de presse donnée samedi par le procureur de la République de Paris, François Molins, «est une violation». Selon lui, le procureur a commis une erreur et il n'entend pas «le laisser s'en tirer comme ça».

M. Molins a dit qu'Abdeslam avait confié aux autorités belges qu'il «voulait se faire exploser au Stade de France» en tant que kamikaze lors des attentats de novembre qui ont coûté la vie à 130 personnes, mais qu'il avait changé d'avis à la dernière minute».

En guise de réponse, un dirigeant du bureau du procureur de Paris a plaidé que la loi française permettait aux procureurs de discuter des éléments d'une enquête. Le dirigeant en question a parlé sous le couvert de l'anonymat parce qu'il n'est pas autorisé à commenter la situation publiquement.

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