Brésil: la nomination de Lula comme ministre bloquée

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Des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue vendredi en appui à Lula et à Dilma Roussef. Mais la gauche n'a réussi à réunir que 267 000 manifestants dans tout le pays, selon la police.

AP, Andre Penner

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Agence France-Presse
Brasilia

Un juge brésilien du Tribunal suprême fédéral (STF) a suspendu vendredi l'entrée de l'ex-président Lula au gouvernement de Dilma Rousseff, dans l'attente d'un verdict collégial définitif de la plus haute juridiction du pays, a-t-on appris de source judiciaire.

Le juge Gilmar Mendes a ordonné que l'enquête pour corruption à l'encontre de l'ancien chef de l'État (2003-2010) soit menée par la justice ordinaire, c'est-à-dire par le juge Sergio Moro, qui soupçonne Luiz Inacio Lula da Silva de «corruption» et «blanchiment d'argent» dans le cadre du scandale Petrobras.

Dans sa décision, citée par l'agence d'État Agencia Brasil, le juge critique l'entrée jeudi de l'icône de la gauche brésilienne au gouvernement comme «une forme d'obstruction des mesures judiciaires», qui «pourrait constituer une fraude à la Constitution».

Cette décision devra être confirmée ou infirmée par la majorité des juges du STF, à une date encore inconnue.

D'ici-là, elle empêche Lula d'exercer ses fonctions de chef de cabinet (quasi-premier ministre) de la présidente Dilma Rousseff, qui l'avait nommé mercredi. Cette décision met fin à la guérilla judiciaire menée dans le plus totale confusion par des juges et tribunaux de rang inférieur en faveur ou non de la prise de fonction de Lula, intervenue jeudi, mais immédiatement gelée par des ordonnances provisoires.

Ce nouveau rebondissement judiciaire survient au terme d'une grande journée de mobilisation de la gauche brésilienne, avec Lula en tête d'affiche à Sao Paulo. Mais la gauche n'a réussi à réunir que 267 000 manifestants dans tout le pays, selon la police.

Dimanche dernier, les manifestations de l'opposition pour réclamer le départ de Dilma Rousseff avaient mobilisé trois millions de Brésiliens.

Statut protégé

En tant que ministre, Lula bénéficie d'un statut protégé. Il ne pouvait plus répondre pénalement de ses actes que devant le STF, échappant ainsi à la menace d'un placement en détention par le juge Moro.

Après la nomination de Lula au gouvernement, le juge Moro avait pris la décision controversée de rendre publique l'écoute judiciaire d'une conversation téléphonique, dans laquelle la présidente informait Lula qu'elle allait lui faire parvenir rapidement son décret de nomination pour qu'il s'en serve «en cas de nécessité».

Il n'était pas clair vendredi soir si la décision provisoire du STF permettait ou non au juge Moro de poursuivre son enquête sur Lula tant qu'un jugement définitif n'est pas intervenu.

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