Bruxelles replonge dans l'oeil du cyclone

Les fenêtres de l'édifice de la rue du... (AFP, Bruno Fahy)

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Les fenêtres de l'édifice de la rue du Dries, au sud de Bruxelles, où a eu lieu, mardi, une perquisition antiterroriste qui a tourné à la fusillade, ont éclaté et été recouvertes de plastique noir.

AFP, Bruno Fahy

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Agence France-Presse
Bruxelles

«Pourtant, ici c'est pas Molenbeek, c'est pas Schaerbeek.» Après ces deux communes populaires de Bruxelles rendues tristement célèbres par les attentats de Paris, les habitants de Forest se sont retrouvés avec stupeur dans l'oeil du cyclone.

Mercredi matin, les forces de police avaient quitté la rue du Dries, où une perquisition liée aux attentats du 13 novembre à Paris a dégénéré en fusillades à l'arme lourde la veille. Un suspect, un Algérien de 35 ans apparemment lié à l'organisation État islamique, a été tué et deux autres hommes sont en fuite.

Les résidents qui n'avaient pas été autorisés à rentrer chez eux pendant les opérations de police ont retrouvé leurs maisons. Au numéro 60 de la rue du Dries, la cible de la perquisition, les fenêtres des premier et deuxième étages ont été recouvertes de plastique noir. Sur la façade jaune pâle, pas d'impacts de balles visibles. Seules les vitres ont éclaté.

«C'est un quartier multiculturel, sympa», explique Arnaud, un Forestois, en contemplant, désabusé, les planches qui ont remplacé l'entrée de son immeuble dans la rue de l'Eau, perpendiculaire à la rue du Dries.

La porte a disparu, arrachée par les forces de police qui cherchaient à accéder à un bâtiment mitoyen. «Ils ont tout défoncé à l'intérieur», soupire ce quadragénaire aux cheveux longs poivre et sel.

Lui non plus ne s'attendait pas à ce que des djihadistes présumés habitent le quartier, mais il s'étonne que la police, elle, ait été surprise. «Quand on mène une perquisition liée au terrorisme, il faut être préparé. Et on ne fait pas ça comme ça, à 14h, alors qu'il y a une école à côté», peste-t-il.

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Forest, commune de 55 000 habitants au sud-ouest de la capitale belge, est surtout connue pour ses multiples parcs et une belle église Art déco bâtie sur «l'altitude 100», un des points culminants de la région bruxelloise.

En l'espace de quelques heures, son nom a fait le tour du monde et, désormais associée à ceux de Molenbeek et Schaerbeek, elle rappelle que Bruxelles reste un point d'ancrage du djihadisme en Europe.

«Je me doutais que tout ça allait réapparaître dans les journaux ce matin», soupire Serge Carlier, 57 ans, employé des pompes funèbres qui réside à Forest depuis 1961. «Ça ne donne pas une bonne image, ce n'est pas ça Bruxelles.»

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