Un autre rassemblement de Donald Trump perturbé

Devant des supporteurs réunis samedi matin à l'aéroport... (AP, Kiichiro Sato)

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Devant des supporteurs réunis samedi matin à l'aéroport de Dayton, en Ohio, Donald Trump s'est défendu d'inciter les gens à la violence lors de ses réunions partisanes.

AP, Kiichiro Sato

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Agence France-Presse
Cleveland

Des centaines de policiers, d'agents des services secrets et de gardiens de sécurité privés encerclaient samedi le lieu d'un rassemblement du controversé candidat républicain Donald Trump, mais cela n'aura pas évité de nouvelles perturbations.

Le dernier incident en date s'est déroulé samedi matin en bordure de la piste de l'aéroport de Dayton (Ohio), où le milliardaire avait donné rendez-vous à des milliers de ses partisans.

Un protestataire a brusquement tenté de monter sur scène mais a immédiatement été interpellé.

«Le Secret Service a fait du bon boulot en empêchant ce forcené de monter sur la scène. Il est lié au groupe État islamique. Il devrait être en prison», a tweeté Donald Trump en fin de journée.

L'homme d'affaires, qui a tenu deux autres réunions de campagne, une à Cleveland (Ohio) et l'autre à Kansas City, a par ailleurs blâmé les centaines de manifestants qui ont fait irruption dans l'amphithéâtre de l'université de Chicago où il devait prendre la parole et forcé l'annulation de son meeting, vendredi soir.

«Laissez-moi vous dire que les personnes qui ont fait le déplacement par milliers en étant invitées n'ont causé aucun problème. Elles ont été huées et harcelées par ces autres gens. Des gens qui, en passant, représentaient Bernie [Sanders], l'ami communiste», a affirmé M. Trump, en référence au candidat à l'investiture démocrate, qui n'a jamais appelé ses partisans à agir ainsi.

Les protestataires, parmi lesquels de nombreux Noirs et hispaniques, ont selon lui mené une «attaque planifiée». Des insultes, des bouteilles et des coups de poings ont volé, tandis que la sécurité tentait de séparer les groupes et d'évacuer la salle. Les violences ont continué à l'extérieur et la police a procédé à au moins cinq arrestations.

«Ces gens organisés, pour beaucoup des voyous [...], ont carrément dynamisé l'Amérique», a écrit samedi M. Trump dans un tweet, se défendant d'inciter les gens à la violence lors de ses réunions partisanes.

Le meeting de Cleveland a également vu affluer quelques dizaines de militants anti-Trump.

Un noyau dur d'une douzaine d'entre eux, dont plusieurs Noirs, se sont rassemblés à l'entrée du site, brandissant des pancartes affichant «A bas Trump», «Trump est le fils d'Hitler», ou encore «AmeriKKKa», en employant le sigle du Ku Klux Klan, mouvement raciste dont certains membres sont accusés de soutenir M. Trump.

«Cherchez-vous un travail!», a scandé en réponse une foule d'environ 150 partisans du candidat républicain, sous les yeux de la police.

Ces scènes, qui ont gagné en intensité, font désormais partie intégrante des déplacements publics de l'homme d'affaires, qui en joue durant ses discours et qui souvent, semble s'en moquer. Le 1er février, il avait enjoint ses partisans à «cogner», promettant de payer leurs frais d'avocat. Le 23 février, il a déclaré qu'il aimerait «donner un coup de poing dans la figure» d'un perturbateur.Un rassemblement du candidat prévu dimanche à Cincinnati a par ailleurs été annulé, car les services secrets américains n'ont pu boucler les préparatifs à temps.

Cinq grands États (Floride, Illinois, Missouri, Ohio, Caroline du Nord) votent mardi pour les primaires.

Obama s'en mêle

Sans prononcer le nom du controversé milliardaire, le président Barack Obama a de son côté exhorté les candidats en course pour la Maison-Blanche à calmer le jeu.

«Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains», a demandé le président américain, qui s'exprimait lors d'une réunion de collecte de fonds au Texas.

En tête de la course dans le camp démocrate, Hillary Clinton a pour sa part reproché à Donald Trump d'avoir un comportement de pyromane, alors que le meneur de la course républicaine est familier d'une rhétorique incendiaire et de propos régulièrement dénoncés pour leurs excès.

«Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique», a-t-elle dit.  Avec AP

Ted Cruz remporte la majorité dans le Wyoming

Ted Cruz... (Photo Charlie Riedel, AP) - image 3.0

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Ted Cruz

Photo Charlie Riedel, AP

Ted Cruz a remporté la majeure partie des délégués en jeu aux caucus républicains, samedi, dans le Wyoming, et Marco Rubio a signé sa troisième victoire de la course à l'investiture républicaine à Washington D.C.

Les caucus républicains de moindre envergure, samedi soir, survenaient à quelques jours d'un autre mardi crucial dans la course, au cours duquel plus de 360 délégués seront en jeu.

L'homme d'affaires Donald Trump, qui a encore vu l'un de ses rassemblements être perturbé par des opposants, samedi soir, dans le Missouri, a fait pâle figure.

M. Cruz, sénateur du Texas, s'est attiré la faveur de neuf des 12 délégués en jeu dans le Wyoming. Le sénateur de la Floride Marco Rubio et l'homme d'affaires Donald Trump ont décroché chacun un délégué. Un délégué demeurait non engagé.

Un vainqueur ne pourra pas être déclaré, étant donné que 14 autres délégués du Wyoming seront décernés lors d'une autre convention républicaine, le 16 avril.

Marco Rubio a remporté les caucus de Washington D.C., signant sa troisième victoire de la course. Plus tôt ce mois-ci, M. Rubio l'avait emporté au Minnesota et à Puerto Rico.

Le sénateur de la Floride a décroché 10 délégués. Son plus proche rival, le gouverneur de l'Ohio John Kasich, à seulement cinquante voix derrière M. Rubio, obtient neuf délégués.

MM. Cruz et Trump n'ont pas obtenu suffisamment de voix aux caucus de Washington D.C. pour récolter l'appui de délégués.

Des caucus républicains se tenaient aussi samedi soir sur l'île de Guam.

Avant samedi soir, Donald Trump menait la course à l'investiture avec 460 délégués. Ted Cruz en comptait 369, Marco Rubio, 153 et John Kasich, 54. Un nombre de 1237 délégués est nécessaire pour remporter l'investiture républicaine pour la présidence.

Mardi prochain, le 15 mars, 367 délégués seront en jeu lors des primaires, qui se dérouleront en Floride et en Ohio, ainsi que dans les États de l'Illinois, du Missouri, de la Caroline du Nord, ainsi qu'aux îles Mariannes du Nord. Associated Press

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