La gare la plus chère au monde enfin ouverte

  • Oeuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, la gare du World Trade Center a coûté 3,85 milliards $. (AFP, Timothy A. Clary)

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  • Oeuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, la gare du World Trade Center a coûté 3,85 milliards $. (Photo AP, Frank Franklin II)

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  • Oeuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, la gare du World Trade Center a coûté 3,85 milliards $. (AP, Mark Lennihan)

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Thomas Urbain
Agence France-Presse
New York

La gare du World Trade Center, projet très critiqué pour son coût pharaonique, a ouvert ses portes jeudi en présence de l'architecte Santiago Calatrava, qui y voit un «cadeau pour tous les New-Yorkais».

Lorsque, vers 15 h, l'architecte espagnol a ôté la chaîne qui séparait le public de l'entrée de l'Oculus, le gigantesque bâtiment emblématique de la gare, l'atmosphère a soudain changé.

Depuis des mois, des années même, les critiques pleuvaient sur ce projet titanesque, qui aurait dû à l'origine être achevé en 2009. Son coût a quasiment doublé en 12 ans, passant de 2 à 3,85 milliards $, ce qui en fait la gare la plus chère au monde.

En catimini

L'autorité des transports reliant New York et le New Jersey (Port Authority), chargée du projet, avait par conséquent prévu une ouverture sans effusion, presque en catimini. Mais l'enthousiasme naturel de Santiago Calatrava a donné à l'événement une tonalité résolument joyeuse.

Tandis qu'il arpentait le gigantesque hall de l'Oculus, long de 111 m et haut de 49 m, l'architecte a charmé tous les New-Yorkais venus à sa rencontre, à coups de poignées de main et de selfies. «C'est un grand moment», a déclaré l'architecte. Cette gare est «un cadeau à tous les New-Yorkais». «J'espère qu'(ils) vont y adhérer comme nous et qu'ils vont voir le message d'amour» qui leur est envoyé, a-t-il expliqué.

L'architecte spécialiste des structures blanches et tout en arrondis souhaite que son édifice soit «un instrument de la rénovation du bas de Manhattan». Il espère aussi qu'il «entre dans la tradition des grands bâtiments publics, comme Grand Central ou Penn Station auparavant», les deux grandes gares de la ville. Sa bonhomie communicative a même fini par dérider Steven Plate, le responsable du projet pour Port Authority.

L'architecte a d'ailleurs exprimé sa «gratitude» envers cet organisme, qui a été soumis à des contraintes logistiques et politiques considérables. «Ils nous ont guidés avec brio» et «nous avons effectué ce voyage de douze ans sans un incident sérieux», a-t-il ajouté.

À terme, la gare accueillera les trains de banlieue desservant le New Jersey (PATH) et 11 lignes de métro. Elle abritera un vaste centre commercial de près de 34 000 mètres carrés du groupe Westfield, dont les boutiques et restaurants ouvriront en août.

«Il fallait reconstruire»

Les ouvriers du chantier étaient tout aussi ravis de voir le public s'approprier enfin le lieu sur lequel ils travaillent depuis des années. «Il y a le sens d'avoir accompli une mission», a expliqué un ouvrier, qui n'a pas souhaité donner son nom.

Cet homme d'une quarantaine d'années travaillait déjà pour Port Authority avant le 11 septembre 2001 et a rejoint le chantier en 2007.

Pour lui, «c'est un sentiment phénoménal d'avoir travaillé ici avant le 11 septembre, d'avoir pu travailler sur ce projet et de le voir maintenant arriver à maturité».

La polémique sur les coûts et la lenteur du chantier ne pesait pas lourd, jeudi, pour les hommes et les femmes qui se sont investis dans cette gare. «Je pense que les gens ne réalisent pas le nombre de projets qui ont été construits les uns à côté des autres», a souligné Michael Duffy, manager de Port Authority chargé des commerces sur le site. «Vous avez un musée, un mémorial (tous deux commémorant le 11 septembre), la tour la plus haute du monde occidental (One World Trade Center), une ligne de métro qui passe au milieu», a-t-il rappelé pour insister sur la complexité des travaux.

«La patience est une vertu», a estimé Rozana, une passante qui effectue tous les jours le trajet entre le New Jersey et Manhattan. Elle était là le 11 septembre 2001 et a vu tomber les tours jumelles. Pour elle, passer sur le site du drame «suscite toujours des émotions, mais c'est impressionnant. Ils ont fait un boulot fantastique». «Vous ne pouvez pas laisser un trou dans la carte. Il fallait reconstruire», a considéré Rob Gibson, ingénieur et associé au sein de la société AKF group, qui travaille depuis 10 ans sur le projet.

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