Migrants: l'Union européenne offre une aide financière pour éviter le pire

Mercredi, 300 réfugiés ont pu franchir la frontière... (AFP, Dimitar Dilkoff)

Agrandir

Mercredi, 300 réfugiés ont pu franchir la frontière entre la Grèce et la Macédoine, mais la situation demeure précaire en raison de la présence de près de 10 000 personnes qui sont bloquées en raison des nouvelles normes d'entrée établies par les États balkaniques.

AFP, Dimitar Dilkoff

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Monde
Monde

soleil monde TOC »

Cédric Simon
Agence France-Presse
Bruxelles

L'Union européenne (UE) a proposé, mercredi, un budget humanitaire inédit de 700 millions d'euros (1,02 milliard$CAN) pour aider ses États membres en première ligne face à l'afflux massif de migrants, comme la Grèce, où quelque 10 000 personnes sont toujours bloquées à la frontière macédonienne.

L'engrenage des restrictions récemment décidées par les pays situés sur la route des Balkans a piégé en Grèce des milliers de migrants, faisant planer, selon l'ONU, la menace d'une crise humanitaire imminente.

Incapables d'apporter une réponse coordonnée, les Européens n'en finissent plus de se déchirer alors que les flux sont loin de diminuer, avec plus de 130 000 migrants arrivés en Europe par la Méditerranée depuis le début de janvier.

La quasi-totalité est passée par la Grèce, principale porte d'entrée dans l'EU, à partir des côtes turques où continuent d'affluer des demandeurs d'asile fuyant la Syrie, où un fragile cessez-le-feu est entré dans son cinquième jour mercredi.

En attendant d'obtenir de la Turquie qu'elle en fasse davantage, la Commission européenne a rendu public mercredi un projet sans précédent : il s'agit de fournir une aide humanitaire d'urgence, non seulement à des pays tiers pauvres, mais désormais à des membres de l'UE.

«La proposition d'aujourd'hui rendra 700 millions d'euros disponibles pour fournir de l'aide là où elle est la plus nécessaire», a déclaré le commissaire européen chargé de l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, proposant 300 millions d'euros pour cette année, et 200 millions pour chacune des deux années suivantes.

Timide réouverture

L'aide pourra être mobilisée pour tout pays en difficulté exceptionnelle. Mais elle «ira, dans une large mesure, à la Grèce parce que c'est là que nous avons la crise humanitaire la plus grave», a assuré M. Stylianides.

Confrontée à une situation dramatique à sa frontière avec la Macédoine, la Grèce a évalué ses besoins à 480 millions d'euros pour gérer, le cas échéant, l'accueil de 100 000 réfugiés au total.

La Macédoine a laissé passer mercredi plus de 300 réfugiés syriens et irakiens : un premier groupe de 170 réfugiés dans la nuit de mardi à mercredi et entre 130 et 150 autres dans la journée d'hier.

Il s'agit des premiers groupes de migrants à avoir été autorisés à traverser cette frontière, point de passage de la route des Balkans à destination des pays de l'Europe du Nord, depuis des incidents survenus lundi entre des migrants et des policiers macédoniens.

Près du village frontalier grec d'Idomeni, dans un camp aménagé pour 1600 personnes, la situation humanitaire continue de se dégrader, alors que le responsable logistique de Médecins sans frontières, Jean-Nicolas Dangelser, a estimé à environ 9000 la population du camp.

Des migrants se cousent la bouche

Huit migrants iraniens ont posé un geste inhabituel... (AP, Michel Spingler) - image 2.0

Agrandir

Huit migrants iraniens ont posé un geste inhabituel à Calais afin de protester contre le démantèlement du camp surnommé la «jungle» : ils se sont cousu les lèvres. 

AP, Michel Spingler

À deux mille kilomètres de là, en France, sur la route des migrants qui veulent rejoindre le Royaume-Uni, le démantèlement controversé de la partie sud de la «jungle» de Calais s'est poursuivi mercredi pour le troisième jour consécutif.

Huit migrants iraniens qui se sont cousus la bouche avec des aiguilles et du fil pour protester contre ce démantèlement partiel ont brièvement défilé avec des pancartes dans une allée de la «jungle» : «Où est votre démocratie? Où est notre liberté?» pouvait-on y lire, en anglais.

La partie sud de la «jungle» abrite entre 800 et 1000 migrants selon les autorités, mais près de 3500 d'après les associations. Entre 3700 et 7000 au total, surtout syriens, afghans et soudanais, vivent dans des conditions précaires dans l'ensemble du camp.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer