7000 réfugiés coincés en Grèce

Au camp de Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne,... (AFP, Louisa Gouliamaki)

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Au camp de Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, les réfugiés s'entassent par milliers alors que la Macédoine a décidé de ne plus laisser entrer personne sur son territoire depuis 24 heures.

AFP, Louisa Gouliamaki

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Associated Press
Idomeni

Les réfugiés continuaient mardi à affluer à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, qui n'a laissé entrer personne sur son territoire depuis au moins 24 heures.

La Macédoine évoque une mesure similaire adoptée par la Serbie, plus au nord.

La situation a été rapidement condamnée par l'agence onusienne des réfugiés, qui a prévenu que l'Europe vacille au bord d'une catastrophe humanitaire essentiellement auto-infligée. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a dit par voie de communiqué que les politiques incohérentes du continent, qui est confronté à sa pire crise d'immigration depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sont responsables de «souffrances et de risques inutiles qui vont à l'encontre des normes européennes et internationales».

Plus de 7000 réfugiés se retrouvent maintenant sans nulle part où aller, et la police dit que 10 000 personnes originaires surtout d'Irak et de Syrie s'entassent possiblement dans un village de tentes qui ne cesse de prendre de l'ampleur et où les conditions de vie se détériorent continuellement.

Le camp de réfugiés officiel du poste frontalier d'Idomeni est plein à craquer et les réfugiés ont commencé à installer leurs tentes dans les champs qui s'étirent jusqu'à la frontière, qui est patrouillée par la police macédonienne, des forces spéciales et des agents prêtés par d'autres pays des Balkans.

Plusieurs réfugiés sont immobilisés à Idomeni depuis plus d'une semaine. Les autorités macédoniennes n'acceptent que quand la frontière est ouverte, et seulement 30 ont pu entrer lundi.

Limites d'accueil

De nombreux pays européens, dont l'Autriche, ont décidé de limiter le nombre de réfugiés qu'ils laissent entrer quotidiennement chez eux depuis 10 jours, ce qui provoque un engorgement monstre en Grèce et menace l'unité de l'Union européenne.

«Coincer les demandeurs d'asile en Grèce est une non-solution abusive et myope qui cause souffrance et violence, a dénoncé une représentante de Human Rights Watch, Eva Cosse. Cela illustre à nouveau l'incapacité de l'Union européenne à répondre collectivement et avec compassion au flot de réfugiés.»

Le président de l'Union européenne, Donald Tusk, était en Autriche mardi pour tenter de convaincre Vienne de rouvrir ses portes. Le chancelier Werner Faymann a répliqué que son pays n'est pas la «salle d'attente» de l'Allemagne et qu'il n'a pas à subir la nonchalance d'autres pays, en référence à la Grèce.

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