Trump attaqué sur le KKK et Mussolini

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Pressé de condamner le Ku Klux Klan, Donald Trump a expliqué qu'il lui faudrait d'abord se «renseigner» sur ces groupes.

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Agence France-Presse
New York

Malgré de nouvelles polémiques et les efforts du camp républicain pour le mettre en échec, Donald Trump aborde le scrutin du «super mardi» des primaires présidentielles américaines en position de force, de même qu'Hillary Clinton, large vainqueure en Caroline du Sud samedi.

Le ralliement vendredi du gouverneur du New Jersey Chris Christie a donné encore un peu plus d'élan à l'homme d'affaires, en tête dans les sondages d'une majorité des États qui se prononcent mardi, à l'exception notable du Texas, fief du candidat Ted Cruz.

Le magnat de l'immobilier, déjà au centre de l'attention médiatique, a déclenché dimanche deux nouvelles polémiques qui ont mis, une nouvelle fois, les chaînes de télévision et les réseaux sociaux en effervescence.

Donald Trump a d'abord été critiqué pour avoir retweeté une citation de Benito Mussolini.

Avec son assurance coutumière, il a défendu son geste et expliqué qu'il ne s'intéressait pas à l'auteur, mais à la phrase elle-même.

Dimanche toujours, il a refusé de prendre ses distances avec David Duke, personnalité publique d'extrême droite et ancien chef de file du Ku Klux Klan, qui soutient l'homme d'affaires.

Bien qu'ayant indiqué vendredi qu'il désavouait ce soutien, il est revenu sur ses propos, assurant ne rien savoir de David Duke.

Pressé de condamner le Ku Klux Klan et les mouvements que soutient l'extrémiste, Donald Trump a expliqué qu'il lui faudrait d'abord se «renseigner» sur ces groupes.

Ces propos ambigus ont été dénoncés par trois des quatre autres candidats républicains, Ted Cruz, Marco Rubio et John Kasich.

«Nous ne pouvons pas être un parti qui désigne quelqu'un qui refuse de condamner les tenants de la suprématie blanche et le Ku Klux Klan», a tweeté Marco Rubio.

«Le premier président noir des États-Unis ne peut pas avoir et n'aura pas pour successeur quelqu'un qui incite à la haine et refuse de condamner le KKK», a dit, sur son compte Twitter, Bernie Sanders, message retweeté - fait rare - par sa rivale Hillary Clinton.

Le blogue Boing Boing avait relevé, en septembre, que le père de Donald Trump avait été interpellé alors qu'il participait à un cortège du Ku Klux Klan en 1927. Les faits ont été contestés par Donald Trump.

Les républicains veulent freiner le favori

L'heure de la mobilisation a sonné au sein du parti républicain, pour tenter de faire échec au favori des sondages.

L'ensemble des rivaux républicains de Donald Trump cherchent plus que jamais à présenter le milliardaire comme incapable de remporter l'élection présidentielle face à Hillary Clinton s'il obtient l'investiture.

«Il est d'accord avec elle sur trop de sujets et il est vulnérable dans un scrutin national», a martelé Ted Cruz sur la chaîne Fox News.

Sur Twitter, le mot-clic NeverTrump, lancé par des républicains opposés au favori des sondages, a été repris par plusieurs milliers d'internautes.

En coulisses, les barons du parti républicain tentent de manoeuvrer pour le torpiller.

Ils restent néanmoins prudents, pour éviter que cette stratégie ne renforce encore la popularité de Donald Trump, qui se présente depuis le début de sa campagne comme un candidat anti-établissement.

«Ils vont avoir un gros problème avec moi», a prévenu dimanche Donald Trump sur CNN. «Nous réunissons un nombre considérable de gens», a-t-il rétorqué, des citoyens «en colère à cause de la façon dont ce pays est géré», mais aussi à cause de «la manière dont est géré le parti républicain».

Samedi, Ted Cruz et Marco Rubio, les deux candidats les mieux placés derrière Trump, ont concentré leurs critiques sur le promoteur new-yorkais.

Ils ont publié conjointement leurs déclarations de revenus samedi et mis au défi Donald Trump d'en faire de même. Donald Trump a contre-attaqué dimanche en assurant avoir déjà publié des documents sur l'état de ses finances.

Sus à «l'ennemi»

Face à ces querelles, le magnat des médias Rupert Murdoch a appelé dimanche, dans un tweet, tous les protagonistes républicains à «se calmer» et à «serrer les rangs pour combattre le véritable ennemi».

«Trump, Rubio et Kasich peuvent tous remporter l'élection présidentielle», a-t-il affirmé.

Pour Rupert Murdoch, «l'ennemi», c'est l'ancienne sénatrice de l'État de New York, qui se présente au «super mardi» forte de sa nette victoire à la primaire démocrate de Caroline du Sud, samedi.

Huit ans après avoir été sévèrement battue par Barack Obama dans ce même État, Hillary Clinton a emporté 73,5 % des voix contre 26 % à Bernie Sanders, grâce à l'électorat noir.

Vainqueur de trois des quatre premières primaires, Hillary Clinton est en tête des sondages dans la plupart des 11 États qui se prononceront mardi aux primaires démocrates.

Un appui de Jean-Marie Le Pen

L'ancien chef de l'extrême droite française Jean-Marie Le Pen a apporté son soutien à Donald Trump dans la course à l'investiture républicaine. «Si j'étais Américain, je voterais Donald Trump... Mais que Dieu le protège!» a tweeté samedi soir le cofondateur du parti Front national (FN), 87 ans, sans donner plus d'arguments. Le magnat de l'immobilier, favori des primaires républicaines, a tenu plusieurs propos litigieux sur l'immigration ou l'islam, proposant notamment la fermeture «temporaire» des frontières américaines aux musulmans. Jean-Marie Le Pen, mis à la porte du FN par sa fille Marine en raison de ses provocations répétées, a été condamné à plusieurs reprises pour des propos antisémites ou racistes. 

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