David Cameron et l'UE ne s'entendent toujours pas

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Le premier ministre britannique David Cameron

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Raf Casert, Jill Lawless
Associated Press
Bruxelles

Le premier ministre britannique David Cameron a forcé vendredi la prolongation d'un sommet avec d'autres leaders de l'Union européenne, au terme de deux jours de discussions parfois tendues sur l'étendue des pouvoirs de l'UE.

Le sommet qui s'est ouvert jeudi est un point tournant dans l'histoire du bloc de 28 pays et une étape cruciale en vue du référendum que Londres pourrait organiser dès cet été concernant l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE.

L'UE est fière de ses décennies d'intégration de nations parfois anciennement ennemies. Mais au sommet de Bruxelles, M. Cameron et les autres leaders européens ont campé des positions intransigeantes - notamment pour démontrer à leurs électeurs nationaux qu'ils défendent farouchement leurs intérêts.

M. Cameron a déclaré tôt vendredi, après avoir dormi seulement trois heures, que des progrès ont été réalisés, mais qu'aucune entente n'a encore été conclue.

Les discussions se poursuivaient vendredi soir et un important dirigeant européen a prévenu, sous le couvert de l'anonymat, qu'il s'agit d'un «sommet de la dernière chance» qui se poursuivra «aussi longtemps qu'il le faut».

M. Cameron a discuté avec le président de l'Union européenne, Donald Tusk, et ses homologues italien Matteo Renzi et polonais Beata Szydlo de questions comme les prestations d'aide sociale et la gouvernance financière.

M. Tusk a dit qu'il est prêt à prolonger le sommet toute la fin de semaine si cela est nécessaire. La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite a prévenu que le délai avant d'en venir à une entente dépendra du niveau de «drame» dont chaque leader pense avoir besoin, mais qu'ultimement la décision sera celle du peuple britannique.

Les négociations achoppent pour le moment sur un détail en apparence mineur: une suspension ou une réduction des prestations d'aide sociale versées à des travailleurs arrivés d'autres pays européens.

Le Royaume-Uni et les huit autres pays qui n'utilisent pas la monnaie commune, l'euro, jouissent aussi de protections qui pourraient leur conférer des avantages économiques injustes, aux yeux des autres leaders européens.

La France s'inquiète que l'octroi de concessions trop généreuses à Londres n'incite d'autres pays à réclamer eux aussi des modifications à leur avantage.

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